Les kosmalski pecheurs

01 mai 2017

Une truite arc en ciel de 33 cm sur le Crembreux au niveau du no kill de Marquise (62)

Je teste aujourd'hui ma dernière acquisition, une canne à toc Daiwa Power Mesh Trout.

Elle est livrée dans une housse en tissus noire.

A la sortie du premier élément, j'ai la surprise de sentir les enroulement des fibres de carbone. C'est peu courant, ils sont d'habitude abondamment vernis. Ce vernis sera autant de poids en moins sur la canne.

Le blanc carbone, haut module, est de couleur noire.

Les trois brins à emmanchement inversés, sont protégés et solidifiés par des ligatures vernies.

J'y monte un de mes moulinets en taille 1000. Le porte moulinet noir est une nouveauté Daiwa. Il est composé de deux bagues enveloppantes vissables. Il peut être fixé à n'importe quel endroit de la poignée en maintenant parfaitement ce dernier. Je ne connaissais pas ce système et j'ai été bluffé par son efficacité ainsi que par son agréable prise en main ! Quand je pêche au toc, j'aime bien avoir le moulinet près du talon. Cette Power Mesh est alors parfaitement équilibré par mon index sous la poignée en liège ! Cette poignée en liège est fine (seulement 2,4 cm). C'est peu pour une canne de cette longueur (3,90 m). Sa prise en main est très agréable. Le haut de la poignée est en liège reconstitué, plus résistant. Il est ajusté par une bague en aluminium verte métallisée, claire. Le culot est également en liège reconstitué. Sa plus grande résistance me permet de poser la canne au sol sans risque pour celle-ci. L'extrémité est dévissable. Elle doit pouvoir être changée. J'ai aussi pensé à une masselotte d'équilibrage mais son poids est négligeable. … Un fin liseret aluminium vert métallisé est du plus bel effet !

Au toc dans les ruisseaux, je pêche avec un fin mono filament de quatorze centièmes, couleur corail afin qu'il soit bien visible. Je passe maintenant ce fil dans les anneaux. Les deux premiers sont des résistants anneaux tri-pattes. Les suivants sont également sur-élevés mais mono patte. Je note là-encore la volonté de gagner du poids. Ses anneaux sur-élevés éviterons, les jours de pluie, que la ligne adhère à la canne. Chaque ligature est correctement vernie. Trois tours de soie métallisées verte, ré-haussent là encore, élégamment, la tonalité verte de cette Power Mesh.

Je commence mon test dans le no kill du Crembreux à Marquise (62). J'y connais une chute d'eau en aval d'une vanne. Je noue un mètre de quatorze centièmes en nylon transparent et fixe un hameçon tige longue numéro douze. En ce début mai, l'eau est basse et claire malgré la pluie qui tombe doucement. Dix centimètres plus haut, je pince un plomb moyen. Sur la potence du nœud, je fixe une mouche sèche bien visible. Cette dernière me servira d'indicateur de touche et de profondeur. Quand elle est plus souvent prise que l’appât, c'est qu'il est temps de passer à la pêche à la mouche. Je sort ma boite à ver, en saisis un de taille moyenne que j'enfile naturellement le long de l'hameçon. Pour cette opération, la tige longue permet à la fois de mieux tenir l'hameçon et, de l'autre main de tenter de maîtriser le vers qui gesticule une fois qu'il a été piqué. Je poursuit l’effilement du vers, le long du fil, sur quelques millimètres au-dessus de l'hameçon. La palette joue alors le rôle de l'ardillon en empêchant le vers de descendre trop rapidement. J'utilise souvent les vers de terre qui sont des appâts naturels. Je les ramasse sous les grosses pierres. Les salmonidés les connaissent bien et les prennent tout au long de la saison.

En face de moi, une bergeronnette des ruisseaux hoche de la queue. J'aime beaucoup ce petit oiseau panachée de gris et de jaune. Sa couleur lui permet de se fondre dans les galets. Elle aussi cherche les mouches. Elle est tout le temps en mouvement, sautille, tourne, vole. Ce que j'adore cette nature sauvage !

En la regardant, je m'approche doucement afin de me caler discrètement derrière un arbre. De là, je pourrai faire évoluer ma ligne sans laisser ma silhouette trahir ma présence. Je commence juste devant moi, les racines de l'arbre derrière lequel je suis adossé font un bon poste. Rien sur les deux premiers passages. D'un mouvement de bascule, je lance ma ligne plus loin, au pied du courant principal de la chute. Les anneaux sur-élevés, malgré la pluie, jouent parfaitement leur rôle. Le fil ne « colle » pas à la canne. Je laisse couler une seconde avant de reprendre contact. La grande longueur de la canne me permet alors d'accompagner la dérive de l'ensemble. L'appât suit la retourne pour revenir au pied de la chute. Je peux alors voir le nylon fluo se décaler vers mes pieds. C'est a ce moment que je ressent nettement les fameux « toc toc » dans la canne. Je rend la main deux secondes avant de ferrer. Pendu ! Yes, troisième coulée et c'est gagné ! Elle ne se laisse pas faire. Dans cette eau claire, je peux voir que c'est un beau poisson brillant de plus de trente centimètres. Elle me fait plusieurs départs endiablés. Ce doit être une arc en ciel de remise. Les arcs en ciel ont l'avantage, à taille égale des farios, d'être plus combatives. L'action de pointe, couplé à un fin nylon rend l'ensemble parfaitement adapté à ce beau combat. Je contre chacun de ses départs en basculant la canne de droite à gauche afin d'écourter la bataille pour la relâcher ensuite dans de bonnes conditions.

Je suis ravi, j'en profite pour faire de nombreuses photos avant de la laisser repartir.

Au revoir ma belle. Peut-être à une prochaine !

C'est un premier test concluant en ruisseau.

L'anneau accroche-leurre articulé me permet de permet de ranger ma ligne.

Je peux rentrer, heureux !

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25 avril 2017

Une truite de 19 cm sur le Crembreux au niveau du no kill de Marquise (62)

Je viens de me voir offrir une nouvelle canne à mouche. Une Daiwa, Wilderness de neuf pieds (2,74 m) en quatre brins.

Je décide d'en commencer le test sur un parcours que je connais comme ma poche, le no kill du Crembreux à Marquise (Pas de Calais).

Arrivé sur place, je la sort de sa housse en tissus noir. Elle était bien protégée par un tube de transport rigide.

Je sort chaque élément. Le blanc carbone haut module est de couleur noire, vernis brillant. Le nom et les caractéristiques de la canne sont élégamment inscrites sur un fond cuivré.

Les quatre brins à emmanchement inversés, sont protégés par une goutte de vernis empêchant l'entrée des impuretés.

J'y monte un de mes moulinets, le Fulgor numéro un. Le porte moulinet gris anthracite est joliment usiné. Les deux bagues de vissage vers le haut l'ont efficacement serré. Cerise sur le gâteau, la canne est parfaitement équilibré par mon index sous la poignée en liège !

Je passe ensuite mon bas et ligne ainsi que ma soie naturelle de cinq dans les anneaux. Les deux premiers anneaux sont deux solides anneaux SeaGuide SiC. Ils sont ensuite suivit de sept anneaux serpentiformes régulièrement répartis. Ces anneaux sont robustes, correctement fixés et abondamment vernis.

Aujourd'hui, j'ai droit a des éclaircies.

Je commence à fouetter. La soie coulisse parfaitement et me permet de déposer aisément mes deux mouches à quelques mètres. Ce ruisseau est parsemé de plusieurs blocs. Les neuf pieds me permettent de soustraire la soie à l'aspiration du courant qui s'accélère en de fin de poste. Une truite gobe ma mouche sèche devant le bloc mais, malgré un ferrage, je la manque. Ce qu'elle sont rapides dans les ruisseaux ! Je relance plusieurs fois mais elle ne remontera plus. J'en avais oublié que j'étais en test de canne. Cette Wilderness sait se faire oublier.

Plus en amont, le poste est plus dégagé. Je peux donc en deux faux lancers sortir dix mètres de ligne. Là encore, ils partent facilement grâce à l'action de pointe. Un arbre en surplomb m'oblige a faire plusieurs tentatives pour passer dans la bonne veine. Arrêt de la mouche sèche. Je ferre, pendu ! Je peux rapidement ramener une jolie petite fario sauvage.

Je suis ravi, j'en profite pour faire de nombreuses photos avant de la relâcher.

C'est un test concluant en ruisseau. L'anneau accroche-leurre me permet de permet de ranger ma noyée avant de reprendre la voiture pour aller la tester sur la Slack, un petit fleuve côtier de la Cote d'Opale.

Le vent, faible à l’abri de la petite vallée encaissée du petit ruisseau, est plus sensible dans le marrai.

Ici pas d'arbre pour arrêter le vent omniprésent en bord de mer.

Je m'assoie dans l'herbe, au bord de la rivière pour changer mon bas de ligne. Je ne laisse que trois brins. Le quarante centième fixé à la soie, un bon mètre de trente centième et un dernier bon mètre de vingt-cinq centième. Pour la pêche en noyée il faut du solide pour parer aux touches en coup de fusil ! Je laisse dix centimètres sur la potence afin de fixer une deuxième mouche. J'y noue une noyée couleur lie de vin monté sur un hameçon de douze grâce à un nœud Rapala. Ce nœud permet aux mouches d'évoluer librement dans l'eau. En pointe, j'accroche une Black Dose. C'est de mes mouches favorites qui m'a déjà valu de très belles farios.

Cette fois encore, les neuf pieds de cette Wilderness me permettent de lancer facilement mon train de deux mouches noyées sans emmêler malgré ce vent toujours présent. Dans ce marrai, les berges sont hautes. Cette pêche en surplomb, nécessite des lancers beaucoup plus long, à plus de vingt mètres afin se soustraire de la vue des salmonidés. J'utilise donc cette Wilderness pour propulser en simple et double traction mes mouches à travers le vent. Elle s'acquière de cette tache sans sourciller.

Je lance sur le haut du radier. Je commence sur la fin du poste au cas où une truite y serait postée. Rien. J'avance de cinq mètres et lance vers le milieu du poste. Mes mouches s'alignent et commencent à couler. Je tricote la soie avec les mains pour maintenir le contact entre les mouches et ma nouvelle canne. Cela permet une récupération douce et régulière. Toujours rien. J'avance encore de cinq mètres pour lancer sur le plus profond du poste. Toujours rien.

J'en profite pour tester différentes mouches. Elle atteint sa limite quand je lui fixe une numéro quatre sur hameçon double.

Deux cygnes descendent en fouillant le ruisseau. Ce qu'ils sont gracieux dans leurs évolutions, ils avancent alors que nous ne les voyons pas bouger. Même l'eau n'en pas perturbée. Leur blanc plumage immaculé tranche parmi cette verte nature. Les cygnes ne dérangent pas les poissons. J'en ai déjà pris plusieurs juste après leur passage.

Pas de touche aujourd'hui pendant cette heure de pêche. …

 

Je suis ravi, cette Wilderness de neuf pied pour soie de cinq est une très bonne canne. Sa polyvalence me sera utile lors de mes déplacements.

C'est de plus un excellent rapport qualité / prix !

 

Il est dix sept heure, je décide de rentrer, heureux !

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17 mars 2017

Quatre truites entre de 14 et 33 cm sur le Crembreux au niveau du no kill de Marquise (62)

Julien m'avait sollicité pour une initiation à la pêche au toc.

Le no kill, nouvellement mis en place à Marquise, serait le terrain de jeu idéal.

Nous nous sommes donné rendez-vous sur parking, non loin du bas du parcours. Je commence par lui expliquer l'origine de cette technique, qui vient simplement du ressenti du « toc-toc » sur la canne, par la truite qui prend l'appât.

Une fois au bord de l'eau nous montons la canne. Une grande canne anglaise de quatre mètres vingt munie de nombreux anneaux. Cet ensemble permet au fin corps de ligne de rester solidaire de la canne notamment lors du passage entre les branches des arbres situés au bord de l'eau. En cas de pluie, tous ses anneaux évitent à la ligne mouillée, de se coller au blank de la canne.

Nous fixons un hameçon numéro dix, renversé qui est parfaitement adapté à la taille des vers de terre amené par Julien.

Je lui explique les différentes possibilités de fixation des plombs. Ici je lui conseille un placement à environ vingt centimètres de l'hameçon. Cela correspond au débattement possible et donc du bon contrôle de la ligne sur ce ruisseau.

Je lui explique aussi le « piquage » du vers, pars le haut puis il suffit de l'enfiler sur la longueur de l'hameçon pour parfaitement masquer celui-ci.

Après ces minutes de préparation, c'est partis pour l'action de pêche. Je lui montre la tenue de la canne et la position des mains. Je lui explique le « travail » de la main gauche qui avale ou au contraire « donne du mou » de façon à ce que l'appât évolue à raz du fond ou au pieds des obstacles visés.

Je lui passe la canne afin qu'il « attaque » le premier poste. Après les premiers balbutiement, il a rapidement une première touche. Il la manque. Il rate aussi la suivante mais tient la troisième. C'est une magnifique truite fario sauvage d'environ dix sept centimètres.

Nous admirons sa robe superbe. Nous faisons de nombreuses photos avant de la relâcher.

Nous avons pris soin de nous mouiller les mains avant de la manipuler pour ne pas altérer son mucus. L'hameçon étant sans ardillon sur le no kill, nous pouvons facilement la décrocher pour la remettre à l'eau.

Julien est plus enchanté que moi de cette première prise si rapide !

Il accroche sur l'arbre en surplomb du poste suivant. Je vais le décrocher.

Rien sur le poste plus en amont qui est pourtant prometteur. Il est cependant encombré de nombreuses branches. La truite doit être sous l'amas de bois mais nous n'y risquons pas l'hameçon.

En lui montrant comment pêcher sous l'arbre du poste au dessus j'y laisse le montage au troisième lancé. …

Je fais le tour pour aller décrocher. Le vers à fait les frais des tentatives de décrochage. Julien maîtrise maintenant parfaitement leur fixation.

Nous continuons de progresser.

Je tend la canne à julien qui pêche maintenant bien. En fin de dérive, je vois alors la mouche orange placée en indicateur remonter le courant en travers. J'en avertis Julien mais il la rate. Je lui explique qu'il faut plus appuyer le ferrage. Il relance. La ligne suit le courant. Nouvel arrêt. Cette fois julien sent la touche mais ferre encore trop timidement et nous pouvons voir un beau flanc brillant se retourner. Je renouvelle mes conseils. Rendre la main à la touche une ou deux secondes et ferrer sèchement. Nouveau passage. Nous sommes fébriles. Va-t-elle prendre à nouveau ? Le fil est bien tendu, elle prend, il attend puis ferre. Pendu ! C'est une belle arc en ciel de plus de trente centimètres. Il lui faut plusieurs minutes pour calmer ses nombreux rush. Il l'épuise avant de pourvoir faire les premières images.

Je fais un peu d'anatomie, notamment sur sa belle ligne aux couleurs de l'arc en ciel. L'hameçon étant au fond de la gorge, nous coupons le fils. Elle repart sans demander son reste.

Julien me laisse la canne. J'en profite pour lui montrer le mouvement de balancier sous la canne. J'en manque une a mon tour dans le petit radier. Elle ne remordra pas.

Je rend la canne à Julien pour le pool suivant. Il est plus profond. Rien sur le radier de fin où je fais pourtant toujours une petite à la mouche lors de la belle saison. Julien fait plusieurs passages sur le milieu du courant. Touche, il attend une seconde puis ferre. Bingo, il ramène une autre belle sauvage de moins de vingt centimètres !

Nous la remettons à l'eau après quelques rapides photos.

En lui montrant comment lancer plus loin et comment maintenir sa canne pour une dérive à longue distance, je fini par accrocher dans l'aulne. Je vais décrocher.

Je lui explique qu'il y en a une belle de plus de trente dans les racines.

C'est alors le moment de luis monter comment passer sa ligne à travers les branches pour tenter à travers la ripisilve touffue. Je réduis la bannière à ras de l'indicateur puis avance doucement en faisant attention à ce que chaque branche n'accroche pas la ligne. Je laisse ensuite descendre le montage dans le courant devant les racines. Je reprend contact. Touche, ferrage. Pendu. C'est bien une belle de plus de trente. Je la laisse se débattre, la tête hors de l'eau. Une fois calmée, je pose alors la canne sur la berge et descend pour aller la décrocher.

C'est une parfaite démonstration.

Julien fais plusieurs images.

Je peux la décrocher pour la laisser repartir.

J'explique à Julien la supériorité des cannes à fils intérieur dans ce cas là.

C'est à lui de tenter le prochain poste encombré. Il peux se confronter à la difficulté du maniement des grandes cannes dans un si petit espace. Pas de touche.

Je tente le poste au dessus mais je n'aurais pas de touche non plus.

Il essaie le suivant qui a a peu près la même configuration mais il accroche. Je vais décrocher et nous tentons le dernier poste. Du haut de la berge en surplomb, nous pouvons voir une belle dévaler. Elle nous aura vu avant que nous puissions la tenter. Je peux ainsi mettre en application l'explication du conne de vision des truites cité plus tôt.

C'est la fin du parcours. Nous retournons à la voiture, heureux de cette initiation réussie de pêche au toc.

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16 février 2017

Trois chevaines de 18 à 34 cm sur la Vézère au niveau de Terrasson Lavilledieu (24)

Je commencé le premier jour par aller pêcher en noyée aval. Je pris la canne, récemment achetée à Jean, de onze pieds. J'ai rapidement une première touche et je peux ramener un petit chevaine de vingt et un centimètres. Je suis ravi. Je fais plusieurs images avant de le remettre à l'eau.

Je lance à nouveau mais j'accroche dans une des branches du marronnier en surplomb.

Je me recule des berges pour aller décrocher.

Je change de poste pour tenter plus en amont pour un poste moins encombré.

Cela va mieux, je peux facilement poser mon train de deux mouches sur ce bras de rivière qui doit mesurer cinq à sept mètres. Rien sur cette dérive.

J'ai monté une noyée classique. Elle est réalisée sur un hameçon à gammare numéro quatorze. Ces hameçons ont le double avantage d'être plus forts de fer, donc plus lourds et courbés. Ils imitent donc à la perfection une larve ronde. Je l'ai confectionné avec une soie grise que j'ai cerclé d'un fin fil de cuivre. J'ai fixé en tête un petit toupet de cul de canard qui est très mobile dans ce courant lent.

J'ai accroché en potence, environ cinquante centimètres plus haut, une mouche sèche. N'en ayant pas vu sur l'eau, je noue une araignée classique claire, que je graisse.

Je peigne le poste en avançant d'un pas à chaque dérive. Nouvelle touche que je manque. Je pose à nouveau ma soie de trois, trois quart vers l'aval. Nouvelle touche et cette fois la résistance est plus marquée. Je peux immortaliser un autre chevaine de trente et un centimètres.

Ça fonctionne bien et je suis content.

Remise à l'eau après la photo.

Je continue ma pêche mais j'accroche sur l'arbre de la fin du pool. Je tente de décrocher mais mon douze centième casse et j'y pers mes deux mouches.

Je m'assoie pour refaire le montage. La mouche sèche n'ayant pas de succès, j'essaie une émergente en oreille de lièvre et aile en chevreuil.

Je monte encore plus en amont et fait une nouvelle dérive. Rien.

Je prend ensuite un troisième chevaine de vingt quatre centimètres.

Je fais une autre série de photo.

Mon « heure » de pêche arrive à sa fin.

Je rentre, ravi de ce premier contact avec la rivière. Je suis enchanté d'avoir réussi en noyée aval, une technique que j'aime bien et qui est très adapté à la pêche à la mouche en début de saison.

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06 janvier 2017

Deux brochets de 67 et 46 cm dans les marais de Calais (62)

Après mes cours du matin, un passage chez le garagiste, je retourne dans les marais de Calais.

Cette fois les températures ont remonté. Il fait sept degrés.

Je commence sous le pont où j'ai manqué de nombreuses fois un brochet d'environ soixante centimètres. Je commence en amont à la mouche mais il ne réagit pas.

Je fais le tour et passe au poisson nageur. Rien !

Je change pour un articulé plus gros de onze centimètres. Toujours rien !

Je fixe une cuiller numéro cinq et lance en amont de son poste. Je ramène, fébrile. Tape, ferrage, manqué ! M ! … Cet hiver, celui-là, cela doit faire six fois que je le manque !

C'est donc la cuiller qui fonctionne aujourd'hui.

Je descend plus en aval pour faire le parcours aval.

Nouvelle tape mais lui non plus ne se pique pas. Ils sont décidément tatillons. Cela va être difficile. Il ne montera pas non plus sur d'autres leurres.

Aujourd'hui le vent est faible et ne gêne pas les lancers. Je continue d'envoyer ma cuiller vers l'amont. J'ai un autre arrêt mais je ne peux dire avec certitude si c'est une touche ou un obstacle. La rivière est pourtant propre. J'insiste mais rien.

En rejoignant la voiture, j'ai droit à une éclaircie. Le soleil pointe timidement son nez. La prairie humide est alors éclairée d'une pâle lumière.

J'en profite pour lire mon thermomètre. Il affiche sept degrés. C'est peu mais bien plus que les moins un de la dernière sortie. Les brochets vont peut-être profiter de ce redoux.

Cela me motive. Je gare la voiture, prend mon long lancer léger et le monte en avançant vers le pont. Je descend prudemment afin d'être au même niveau que l'eau. Je lance vers le milieu du pool. Je mouline lentement, concentré sur la future touche. Rien, le petit, relâché lors de la dernière sortie n'est pas là. Je jette plus en amont où Céline avait touché le plus beau. Je récupère, bim ! Belle cartouche ! Je répond pas un ferrage énergique. C'est déjà lourd et il appuie de tout son poids. Vu la la défense, il fait plus de soixante ! Ma grande canne permet de contrer facilement chacun de ses départs. Il suffit qu'il n'aille pas dans les ronces à droite ou a gauche. Il me rassure en préfèrant rester dans le profond du poste. Il s'y fatigue. Le frein crisse à chacun de ses nouveaux départs qui sont de moins en moins puissant. Je réussi à le ramener à les pieds. Victoire !

Je descend dans la rivière pour aller le chercher. Et faire les premières photos.

Je le mesure : soixante sept centimètres. Quel bonheur !

Je suis enchanté.

Ma cuiller numéro cinq allégée à fonctionné à merveille. Elle est parfaitement adapté à cette petite rivière ou le fond à du mal à dépasser le mettre.

Avant de décrocher la cuiller piquée au bord des lèvres, je tente maintenant un selfie.

C'est fait, je peux maintenant lui dire adieu.

Quel bonheur, je descend plus bas sur le parcours.

Je tente le virage où j'ai relâché le gros de soixante dix huit. Rien. Je jette sur le virage plus en amont sous les saules. Touche. Je ferre et peux rapidement sentir que c'est beaucoup plus petit. Il doit mesurer moins de cinquante centimètres. Je met fin rapidement à sa défense nerveuse afin de le relâcher rapidement.

Quarante six centimètres.

Au revoir petit ! Prend garde à toi.

Il avait une cicatrice en pointe sur la tête. Il avait donc déjà évité une attaque d'oiseau.

Je continu de descendre plus vers l'aval.

Rien.

Je surprend le martin pêcheur qui file vers l'amont. Ce que cette « flèche bleu électrique » est rapide !

Je monte vers le virage plus en amont. Rien non plus.

Il est dix sept heure quinze, le froid retombe sur le marais.

J'ai pris deux brochets, je suis comblé.

Je décide de rentrer.

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Un brochet de 56 cm pour Céline dans les marais de Calais (62)

Cela faisait plusieurs mois que Céline m'avait sollicité pour une partie de pêche.

Je lui ai proposé une sortie au brochet dans les marais de Calais.

Je lui donne rendez-vous au pont. Étant en avance je vais tenter sous un autre pont ou j'en ai déjà raté un plusieurs fois.

Je commence au poisson nageur neuf centimètres. Rien devant. J'avance afin de lancer sous le pont. Rien sur la fin du pont. Je lance loin sous le pont, ramène lentement. Rien à gauche. Je le sais à gauche. Je lance à gauche. Touche au bout de quelques tours de manivelle mais je ferre dans le vide ! Hargh ! Encore raté. Décidément, il est très éduqué celui-là !

Le temps est gris et les températures très basse. Je regarde mon thermomètre : moins un degré ! La pêche va être difficile.

J'ai un message de Céline me prévenant de son arrivée. Je rejoins la voiture pour aller sur le pont plus en amont.

Je gare ma voiture derrière la sienne.

Je commence par lui demander ses souhaits. Elle me dit ne rien savoir et vouloir tout apprendre.

Je commence par une revue de matériel. De la canne à mouche en passant par les lancers, ultra-léger, léger puis lourd. J'ai aussi dans ma voiture ma canne casting.

Nous passons aussi rapidement en revue les boites de leurres. Je lui explique rapidement la différence en justifiant mes choix du jour.

Nous nous dirigeons vers le pont où je connais au moins un brochet pour l'avoir déjà relâché.

Je lui choisis le lancer ultra-léger qui sera plus confortable et parfaitement adapté au petit Rapala articulé. Je lui montre la gestuelle du lancer et lui passe la canne. Elle apprend vite. A la quatrième tentative, son leurre pêche.

Viennent ensuite les explications sur la vitesse de récupération.

Il faut maintenant lancer plus loin pour avoir des chances de toucher un brochet. Ce n'est pas facile car il y a des ronces de part et d'autre de la berge. Plus à droite, plus à gauche. Elle y parvient et c'est la touche au cinquième jet. Je la bombarde de conseil afin d'assurer la prise ! L'anti retour est bien enclenché, le frein bien réglé. Le brochet se débat vigouresement mais il est bien piqué à la comisures des lèvres par le triple médian. Il suffit alors de mouliner pour le faire venir à nos pieds.

C'est fait au bout de quelques minutes.

VICTOIRE !

Je fais plusieurs images en répondant à ses questions sur la morphologie et les couleurs.

Nous prenons le temps de l'admirer. Je fais encore des photos, cette fois avec le leurre coloré ce qui met du contraste dans les images. Je lui explique comment le tenir afin de monter l'arrière plan avec la rivière.

Nous sommes ravis.

Je réponds à toutes ses questions qui fusent.

Je lui explique maintenant comment tenir le carnassier pour faire des photos de tout à la fois, notamment avec la pêcheuse. Je me rend compte que c'est l'une des première fois que je suis avec une pêcheuse au bord de l'eau.

Presque parfaite, le bonnet assure la touche de couleur et le sourire en dis long sur le bonheur du moment !

Je m’aperçois que Gilbert (mon guide de pêche Canadien) avait raison : c'est encore plus fort en émotion de faire réussir les autres !

Viens le temps de la remise à l'eau.

Elle fait preuve d'une douceur en le caressant qui me touche. …

Je la félicite chaleureusement !

Je lui explique que sur les bons postes il y a parfois plusieurs poissons. Il faut donc tenter encore.

Elle ne parviens pas à maîtriser les lancer droits. Je lui lance son leurre. Je lui rend ensuite la canne. Au deuxième essaie elle a nouvelle touche. Je peux alors voir un beau brochet de près de soixante dix centimètres faire volte face et se décrocher. Elle n'a pas ferré et bien sur, le vieux roublard en en profiter pour le faire la male ! Je lui explique notre erreur et lui apprend a ferrer.

Nous tentons d'autres lancers puis d'autres leurres mais il ne remontera pas. Je parviendrais seulement à mettre une cuiller dans les ronces.

Nous partons tenter notre chance plus en aval.

Cette marche nous réchauffe. Je continue à lui expliquer le biotope du marais.

A la faveur d'un rayon de soleil, je prend d'autre photos.

Rien plus bas.

Ici la rivière et plus dégagée et je peux pêcher à la mouche. Je lui montre les rudiments et les différences.

Nous continuons de monter et pêchant les postes que je sais occupés. Rien.

Je lui fais monter une cuiller en lui expliquant les différences.

C'est plus complexe à gérer car la cuiller coule. Le poisson nageur flottant, lui laissait le temps de gérer le rabat du pick-up et la mise en position de la canne pour la récupération. Elle ramène ainsi trop d'herbe mais aime bien sentir les vibrations de la cuiller dans la canne.

Je lui en dit plus sur ce leurre, puis change son Alia numéro deux pour une cinq plus adaptée à la pêche de ses gros carnassiers. Elle vibre beaucoup, ce qui lui plaît d'autant plus. C'est par contre toujours aussi difficile à gérer. Il faut maintenant pêcher canne haute.

Je continue de répondre à ses nombreuses questions et à lui expliquer les différentes techniques de pêche du brochet ainsi que les différents leurres.

La cuiller ne donne rien sur les deux pool suivants. Je la fait changer pour le petit poisson nageur.

Sans lancer, en bougeant moins, j'ai pour ma part de plus en plus froid. Il y a maintenant un rideau de nuage sur le pâle soleil. Il est seize heure vingt, j'ai de plus en plus froid.

Nous avons fait tous les postes que je savais occupé, nous décidons de rentrer.

Nous rejoignons la voiture. Je suis frigorifié mais profondément heureux !

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20 décembre 2016

Dix poissons en une heure au leurre souple sur la Vézère au Niveau de Terrasson Lavilledieu (24)

Me voilà de retour sur la Vézère au Niveau de Terrasson Lavilledieu en Dordogne. Cette rivière chargée d'histoire et de préhistoire a été le berceau de l'homme de Neandertal. Je pense régulièrement à nos ancêtres qui y pêchent depuis des dizaines de milliers d'années.

Lors de mes précédentes vacances, j'ai été bredouille lors de mes quatre sorties d'une heure. J'étais partis chercher les perches à l'ultra-léger et je n'ai pas réussi à les trouver ni à la cuiller, ni aux poissons nageurs. Les quelques essais aux leurres souples n'avaient rien donné.

Je souhaitais cette fois, mettre à profit mes précédentes victoires en finesse à la perche grâce à mon ami Julien.

Je prend donc mon ultra léger, mes boites de leurre et je part sur le petit bras de rivière qui passe juste devant chez moi. Mes lunettes polarisantes me permettent de voir de nombreux chevaines. Je monte un leurre souple de cinq centimètres directement sur la fine tresse de six centièmes. Après plusieurs lancés sous le pont, je peux prendre un beau chevaine de trente deux centimètres.

Enchanté de cette rapide prise, je fais plusieurs photos avant de le remettre à l'eau.

Je lance en aval du pont. J'y ai repéré plusieurs grosses pierres.

Je peux regarder mes animations. C'est très formateur. Touche, ferrage. Bingo ! C'est une petite perche de seize centimètres. Je tente une photo.

J'expédie mon micro-shad au même endroit et peux voir qu'une autre, plus belle le suit. Les animations saccadées les attirent mais elle peine à l'engamer. J'arrête les animations. Je laisse descendre et elle prend. Yes ! Cette fois je peux faire des photos coté ville. C'est du pur street fishing !

 

Rien de plus, je tente plus en amont du pont, sous les branches basses. Rien au premier passage. J'accroche dans les branches au suivant. Petits balanciers pour décrocher. Ces petits leurres équipés d'un hameçon simple se décrochent facilement. Il me faudra plusieurs passages pour avoir une nouvelle touche. Cela se défend plus franchement avant de mollir. C'est un autre chevaine.

Ce que cette pêche fine est marrante !

Nouvelle série d'image avant de lui rendre sa liberté.

Une fois un chevaine pris, les autres sont en alerte et ne mordent plus. Je dois donc avancer.

Je découvre comme cela le petit bras de rivière. Il est fait d'une succession de petits radiers et de postes plus profonds. Pas d'autre perche au pied des souches des immenses marronniers.

La bordure est recouverte des feuilles de cet automne, c'est très glissant. Je me retrouve comme cela une botte à l'eau. Heureusement que ce n'est pas très profond.

Nouvelle touche plus en amont sur un radier. C'est un autre chevaine de trente centimètres qui prend la pause.

Je le relâche avant de poursuivre.

Un martin pêcheur qui était caché dans des bambous, file droit après avoir poussé son gris strident.

Ce bleu électrique est magnifique !

Lors de mes animations sous les bambous, je perds de vue mon shad Berkley. Je ferre, pendu ! Cette fois, c'est plus conséquent. Et je peux mettre au sec un plus beau chevaine de quarante et un centimètres.

Je suis ravi de cette pêche en finesse. Elle est vraiment bien adapté à ce petit cours d'eau.

Je continue de remonter. Je peux alors voir un banc de plusieurs millions de poissons blancs. Je lance espérant que des carnassiers seraient en attente dessous mais je ne réussi qu'à ferrer un pauvre gardon. Dépassant le banc qui s'étire sur plusieurs centaines de mètres, je poursuis plus en amont. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu autant de poissons réunis en banc aussi compact. Impressionnant !

Je touche au autre chevaine de trente trois centimètres. Je tente une image façon nature morte.

Les nuages se dissipent. Le soleil fait quelques timides apparitions.

Le micro-shad de cinq centimètres fonctionne très bien, je suis à huit poissons en quarante cinq minutes. Je décide d'essayer un One Up, également de cinq centimètres, gris.

Il fait mouche sur le poste suivant !

Je profite de ses nouvelles couleurs pour faire une belle photo.

Je prendrai un dixième poisson pendant l'heure que je m'étais accordée.

Lui aussi je le relâche.

Je rentre enchanté !

J'ai réussi à transposer la pêche en finesse sur un cours d'eau inconnu. Cela faisait des années que je cherchais à maîtriser cette technique.

Dans les jours suivants, je parviendrais sur six sorties à ne jamais rentrer bredouille.

C'est une belle revanche sur les vacances précédentes. ...

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16 décembre 2016

Un brochet de 57 cm à la cuiller sans les marrais de Calais (62)

Nous avions rendez-vous avec Julien pour une partie de pêche commune dans les marrais de Calais.

J'arrive en avance et commence par mon parcours favoris.

Je commence comme à mon habitude sous le pont. La cuiller est encore sur ma grande canne. Je commence en face de moi à la sortie du pont. Rien. Je descend d'un mètre, lance en amont sous le pont. Rien. Je lance plus en amont sous le pont. Je suis encore en surplomb et peux voir un brochet de plus de soixante centimètres venir prendre ma cuiller. Je ferre mais la cuiller ressort sans que je ne sente rien. Je suis époustouflé. Si je n'avais rien vu, je n'aurais rien sentis ! Cela en dis long sur le nombre de brochet que nous devons rater !

Je relance, il monte à nouveau, suit le leurre métallique sur un bon mètre mais se détourne. Il ne remontera plus. ...

Je descend plus en aval pour tenter le bas du parcours. Je reçois un message de Julien. Rendez-vous plus en amont sur le pont.

En remontant, je tente une nouvelle fois le brochet manqué mais il ne remontera pas.

Je remonte dans la voiture pour rejoindre le pont plus en amont.

J'ai pris un soixante neuf centimètres lors de ma dernière sortie. Je lance vers l'amont entre les ronces tombant du mur de gauche et celles de la rive de droite. Je ramène canne haute ma cuillère. Touche sur le bas du poste. J'appuie le ferrage et commence le combat. Il ne me fait que trois départs avant que je n'aperçois la voiture de Julien. Quelques secondes après, il m’appelle. Je fini le combat d'une main et lui indique que je tiens un brochet. Il arrive juste quand je l'échoue. Il peut faire plusieurs images.

Il accuse cinquante sept centimètres.

Ravi, je demande à Julien de filmer aussi la remise à l'eau.

Je l'emmène ensuite découvrir ce parcours mais nous n'aurons pas d'autres touche.

Nous irons essayer une autre petite rivière sans plus de succès.

Nous terminerons par un lac mais rien a faire aujourd'hui. Les brochets étaient difficiles et seule une bonne connaissance des postes permettait de tirer son épingle du jeu.

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13 décembre 2016

Trois brochets de 50, 69 et 78 cm à la cuiller dans les marrais de Calais (62)

Après ma matinée de cours et la réunion je me vais passer le reste de l'après midi dans les marrais de Calais.

Le temps est gris mais il ne menace pas de pleuvoir. J'enfile ma polaire et vais rejoindre mon parcours habituel.

Rien sous le pont à la mouche. Je tente au poisson nageur articulé mais rien non plus. Il ne répond pas. Je descend sur le bas du parcours. Rien au poisson nageur. J'en ai relâché plusieurs. C'est que le poisson nageur n'est pas le leurre du jour. Je change pour une cuiller qui m'a permis d'en prendre un lors de ma précédente sortie.

Tape plus en amont, je vois un beau remous mais je le rate !

Flûte, je relance, il monte à nouveau, ferrage, pendu ! Yes ! C'est une petite défense. Je peux rapidement attraper un petit brochet de cinquante centimètres.

Je fais quelques images avant qu'il retombe à l'eau après une énième cabriole. ...

Cela fait une remise à l'eau naturelle. ...

Je suis ravi. Rien de plus en amont.

Je reprend la voiture pour aller tenter les postes plus en amont.

Je commence au pont. Je tente sous le pont, rien. Je jette au dessus, lève la canne afin que la cuiller passe près de la surface. La rivière n'est pas très profonde et les brochets ont les yeux sur le dessus de la tête. Petite tape et gros remous. C'est encore un refus ! M. …

Je relance, le « doigt sur la gâchette ». Il remonte, je ferre. Bingo ! Cette défense est plus correcte. Je le bride afin qu'il ne reparte pas vers le buisson de ronce en amont sur la rive droite. Il me fait plusieurs départs que le frein de mon moulinet contre aisément. C'est un beau poisson de plus de soixante centimètres. Je tente une première série d'image.

Je sort mon mètre : soixante neuf centimètres. Génial !

Je fais d'autres images.

Je dois sortir ma pince pour décrocher la cuiller que cette fois il a engamée.

Adieu mon beau.

Ils sont plutôt actifs, je décide de rejoindre un autre poste où j'ai eu une tape suivit d'un très beau remous.

Je lance, ramène lentement, canne haute. Touche, ferrage. C'est une lourde défense qui s'abrège au bout d'une seconde. M. ! J'enrage ! Je m'y attendais et je le rate ! C'était en plus lourd et puissant ! Quel nul ! Je suis vert !

J'hésite entre changer de leurre et relancer. Je me décide à relancer. Je ramène, il remonte en me faisant une lourde touche. J’appuie le ferrage et le combat commence. Il me gratifie de plusieurs coups de tête lourds. Il part plusieurs fois. Ma grande canne encaisse facilement ses humeurs. Le frein crisse gaîment. Elle fatigue au bouts de quelques minutes. Et je peut l'échouer.

Je lance alors mon cri de guerre ! Je pose mon sac et le mesure : soixante dix-huit centimètres ! Quel pied !

La cuiller n'est piquée que sur le bord des lèvres par un gros bout de peau. Heureusement que le combat n'as pas duré.

Son ventre est plus gros qu'à l'habitude. Ce doit être une belle femelle. Je décide de la relâcher rapidement.

Je sors mon portable pour faire des photos. J'admire sa magnifique robe verte et bronze.

 

Celle ci est bien, je la remet dans l'eau en filmant.

Au-revoir ma grande, fait-nous de beaux bébés et fait-moi a nouveau plaisir en mordant à nouveau sur ma ligne. …

C'est le plus beau brochet que j'ai pris dans cette petite rivière.

Je suis enchanté !

Il est 16h45, un coup de fil me fait descendre de mon petit nuage. Je répond en rejoignant la voiture et je rentre, comblé !

 

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03 décembre 2016

Un brochet de 57 cm à la cuiller en Hollande

Après notre précédente bredouille en hollande, nous étions décidé à tenter d'autres lieux et d'autres leurres.

Je me lève à quatre heure. Je déjeune, fait un brin de toilette et prend la voiture pour passer prendre Julien.

Nous chargeons son matériel et continuons la route.

Nous avons deux heures trente de route. Cela nous laisse le temps d'échanger sur nos dernières sorties de pêche. C'est toujours aussi difficile mais nous avons droit à un redoux. C'est bon signe.

La route est fluide, nous traversons le nord de la France puis la Belgique.

Première halte après la frontière de la Hollande et première surprise, c'est gelé. …

Nous arrivons à hauteur de Rotterdam avec le levé du jour. Les inquiétudes se confirment, les polders sont tous blancs. Les wateringues sont glacés.

Flûte, cela va être compliqué. …

Nous stationnons la voiture dans une petite ville repérée sur la carte au bord d'un polder.

Le froid nous saisis. Nous sortons nos cannes, préparons nos leurres et nous nous habillons chaudement.

Le polder n'est pas très profond. Nous cherchons plus à l'extérieur de la ville. Nous passons un pré en lançant nos leurres. Je commence au big bait Dexter Jerk en casting. Julien prospecte aux leurres souples.

Rien sous le saule pleureur. Rien à l'intersection entre deux wateringues.

Nous assistons à un magnifique levé de soleil d'hiver. Nous en profitons pour faire une photo.

Nous faisons une boucle dans le pré en tentant les postes marqués comme les intersections, sous les rares arbres mais toujours rien.

Nous arrivons à une intersection très prometteuse. Il y a des arbres en surplomb et un petit pont fait d'une grosse buse métallique. Nous lançons fébrilement mais pas de touche.

C'est très difficile. Un ou plusieurs brochets vivent dans ce poste mais ils ne bougent pas. …

Mon thermomètre indique zéro degré. Je le plonge dans l'eau : quatre degré ! Quand la température de l'eau est inférieure à sept degré, les poisson ne mangent plus. Leur métabolisme ne se fait plus. Ils restent en léthargie.

Il faut donc jouer sur l'agressivité. Je monte un poisson nageur Illex Freddy Cat Walk de 170 mm vert, jaune et rouge.

Lui non plus ne décide personne sur les postes suivants.

Nous faisons le point et échangeons nos points de vue. Notre option campagne n'est pas la bonne.

Après notre précédente bredouille, nos neuf refus et décroches, nous nous étions dit qu'en campagne, vu la densité du réseau hydrographique, les brochets y seraient moins sollicités.

C'était sans compter avec le gel qui paralyse la vie aquatique.

Nous sommes en bordure d'une ferme. Elle est entourée d'un très grand pré drainé par des wateringues. Ces derniers aboutissent dans un petit canal. Chaque intersection est un bon poste. Il y a de plus quelques arbres et des petits ponts qui forment d'excellents repaires à carnassier.

Avant de repartir, nous décidons de les tenter.

Nous marchons pour remonter le pré. Cette progression nous réchauffe.

Je monte un gros spinnerbait pour tenter encore plus bruyant.

Toujours rien après avoir tenté une bonne dizaine de postes chacun.

Nous rejoignons la voiture pour aller essayer le long d'un plus grand canal bordé des grands arbres aperçus en venant.

Nous stationnons près d'un grand pont. Je change de canne afin de passer à une autres série de leurre. Je prend ma grande canne à brochet.

Le canal est gelé mais le dessous du pont est libre de glace. Je commence au poisson nageur. Mauvais choix, je l'éclate contre une des piles du pont. Je savais ça et ne n'ai pas pris la peine de changer. Je m'étais déjà fais la remarque de changer pour un leurre métallique ou souple. Quel nul !

Pas de touche, pour Julien non plus qui essai plusieurs types de leurres souples.

Coté sud, un bras du canal n'est pas pris par les glaces.

Nous décidons d'essayer. Le soleil commence à réchauffer l'atmosphère et le givre commence à fondre.

La lumière est magnifique, je fais une autre image avec les moulins Hollandais.

 

Je change encore de leurre pour une ondulante et peigne sous les arbres, au soleil.

Tape à proximité une branche cassée et tombée dans l'eau ! Flûte, il ne c'est pas piqué. Je relance frénétiquement mais il ne remontera pas. Julien tente à son tour mais il c'est calé. Je prend le temps de nouer un autre leurre mais il ne veut rien savoir.

Nous n'en touchons déjà pas beaucoup et si en plus on les rate ! ….

Cela nous booste quand même et ratissons la zone prometteuse. Trente minutes plus tard, l'euphorie retombe.

Le coin était pourtant très joli.

Nous accrochons plusieurs fois dans les branches. Nous en profitons pour échanger sur les techniques de décrochage.

Je passe au poisson nageur articulé de onze centimètres. Julien monte aussi d'autres leurres mais rien n'y fait.

Il est midi et nous faisons une pause déjeuner. Nous en profitons pour faire le point. Toujours rien dans cette zone semis-habitée. J'ai eu une tape dans une zone mieux exposée. Je continue de penser que la température y est pour quelque chose. On décide de terminer la pêche de ce bras avec d'autres leurres puis de retourner en ville.

Nous reprenons la voiture et rejoignons une petite ville repérée sur la carte. Nous ne sommes pas emballé. La tentation de rejoindre les postes connus lors de notre précédente sortie est la plus forte.

Nous retournons dans la banlieue de Rotterdam.

Les petit canaux ne sont pas gelés. Il est quatorze heure, le pale soleil continue de faire remonter les températures. C'est le meilleur moment de la journée.

Nous savons les prochains postes occupés, il nous faut tout tenter. Rien au leurre souple qui avait valu les refus lors de notre précédente sortie pour Julien. Rien au Biwaa pour moi.

Nous changeons de leurre. Julien monte une cuiller Mepps n° 5 qui lui a rapporté beaucoup de brochets.

Je monte une ondulante qui me réussi plutôt bien en ce moment. Rien sur le poste où j'avais raté le petit brochet. Remous sous un gros saule pleureur pour Julien. Il relance et au quatrième lancé, c'est la touche ! Le combat est compliqué dans un si petit espace. Son frein est bien réglé, le poisson est bien piqué et il réussi à l'attraper.

Un grand bonheur nous envahi, enfin un premier brochet hollandais ensemble !

Nous faisons une grande série de photo.

Nous le mesurons : soixante huit centimètres. C'est un beau poisson. Un poisson moyen pour la Hollande. Je suis très déçu que Julien ne parvienne pas à son record personnel de soixante dix centimètre.

Nous remettons à l'eau. La remise à l'eau des brochets est obligatoire en Hollande. Cela en explique pourquoi il y en a autan !

Nous sommes enchantés !

Devant cette victoire, je passe aussi à la cuiller tournante.

Pas d'autre touche ni refus sur le reste du parcours.

Il est quinze heure trente, il nous reste encore une heure trente. Nous consultons Google Maps pour trouver un autre terrain de chasse.

Dès que nous sommes à l'ombre, la température chute. Celle de l'eau baisse moins vite, il nous faut profiter de ces derniers moments pour mettre a profit nos précédentes expériences.

Nous lançons frénétiquement nos cuillers. L'eau recommence à geler à l'ombre.

Le parcours suivant est accessible des deux côtés. Julien part à droite, je prend à gauche. Un coup le long de la berge en avançant, un coup en travers plus au large. Il nous faut battre du terrain pour trouver des brochets actifs.

Ma berge n'est ensuite plus facilement pêchable. Il y a de nombreux arbustes. Je lance de façon à ce que ma cuiller puisse longer la palplanche. Mes lunettes polarisantes me permettent de la suivre du regard dans ses eaux couleurs thé. Une fois à mes pieds, j'arrête de mouliner quand la bannière atteint la longueur de la canne et je fini le coup en reculant la canne. J'ai alors le bonheur de voir un brochet jaillir du fond et prendre ma cuiller. J'ai la lucidité de ne pas ferrer pour lui arracher la cuiller de la gueule ma t'attendre le poids sur la canne pour appuyer le ferrage.

J'avance alors le long de la berge pour sortir de la végétation et conserver le contact. Il en profite pour gagner le large. Je le laisse faire car les combats à courte distance sont plus risqués. Un angle fermé entre le poisson et la canne sont plus traumatique pour le fil. Il vaut mieux qu'il soit ouvert car on peux encore baisser la canne en cas de départ violent.

Julien court pour me rejoindre.

Il se fatigue et je peux m’asseoir sur la berge afin d'être à sa hauteur et l’attraper.

Victoire ! Je laisse échapper mon cri de guerre.

Nous faisons une série de photo de ce succès commun.

Je le mesure : cinquante sept centimétres. Il est nettement plus petit que celui de julien mais plutôt gros et enragé. Il ouvre la bouche tout le temps et se débat sans arrêt. Nous devons faire une grande série d'image pour en avoir une correcte.

Sa robe est très foncée comparée aux brochets de mon marrai.

Vient ensuite le temps de sa remise à l'eau. Au revoir petit !

Le bonheur est complet ; nous avons pris un poisson chacun. Il nous reste trente minutes avant l'arrivée de la nuit.

La pression retombe. Autre tape pour moi mais il ne se pique pas. Je relance, il me fait encore un beau remous mais ne touche pas le leurre. Ils connaissent la musique et c'est encore un beau refus. J'ai beau changer de leurre mais il ne remonte plus.

Touche aussi pour Julien. Sa canne est bien pliée. Je cours à mon tour pour le rejoindre sur l'autre berge. Arrivé à sa hauteur, il m'annonce que c'est une belle brème qui est ferrée. Flûte, il a cru à un très beau brochet ! Elle se décrochera plusieurs minutes après.

Il est maintenant dix-sept heure. La nuit tombe vite et le froid se fait maintenant sentir.

Il est temps de rejoindre la voiture.

Nous rangeons les cannes et les sacs. Nous enlevons une partie de nos chauds vêtements de pêche afin d'être plus à l'aise et rentrons.

Nous avalons les trois heures de route, ravis de cette petite victoire en discutant.

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