Les kosmalski pecheurs

29 octobre 2017

Deux perches de trente et un et vingt six centimètres sur le lac de la Valette en Corrèze (23)

Bruno m'a invité à pêcher le carnassier en float tube sur ses terres dans cette Corrèze sauvage.

Nous avons rendez-vous sur le lac de la Valette à Marcillac la Croisille. Le nom à lui seul laisse rêveur !

Je pars après sept heures. La voiture clignote en n'indiquant que trois degrés. La température vient de chuter de sept degrés depuis hier. L'automne, les poissons n'apprécient pas beaucoup les baisses rapides de températures.

Aujourd'hui le temps est gris. C'est un atout pour pêcher le sandre qui est lucifuge. Ses yeux lui permettent de voir dans la pénombre ainsi que dans l'obscurité. Il devrait donc être plus actif, ayant un atout supplémentaire par rapport sur ses proies.

J'arrive comme prévu à huit heure trente, Bruno est déjà là.

En descendant de la voiture, je suis saisi par le froid. L'étreinte des retrouvailles est chaleureuse.

Nous échangeons rapidement sur les options du jour. Devant ma confiance, il m'emmène sur une mise à l'eau d'un des bras du barrage. L'eau est claire.

Nous sortons notre matériel en échangeant sur les scenarii.

N'étant jamais venu sur ce vaste plan d'eau, je prend de nombreuses boites de leurre. Je prend trois cannes. Un ultra léger, un lancer léger et une canne casting médium. Elles me permettrons de faire face à toutes les situations. Nous enfilons nos waders. Je range tout cela dans le float tube et je le porte difficilement au bord de l'eau.

Bruno m'indique avoir pris des perches sur cette anse minérale. Les bateaux partent depuis la longue mise à l'eau de béton m'explique-t-il mais les pêcheurs filent en négligeant cet arrondi de cote.

Je pend donc le temps de passer mon leurre souple de sept centimètres monté sur une tête plombée de dix grammes le long des pilotis de bois marquant la piste. Rien. Rien non plus le long de la bordure. Je m'assoie sur le siège du float et enfile mes palmes. Je peux alors m'éloigner et continuer de pêcher la vingtaine de mètre de la bordure. J'attends Bruno qui fini de se préparer et de se mettre à l'eau.

C'est parti pour une journée de pêche.

Bruno tente au lancer léger avec un petit leurre souple de cinq centimètres.

Je peux suivre la topologie du fond à l'aide de mon sondeur. C'est une pente douce, qui se prolonge depuis la forêt.

Rien pendant la première demie heure. Rien non plus pour Bruno.

Je sent que mon leurre touche quelque chose. Cette Daiwa STEEZ AGS est très résonante. Lors de la récupération, je sent la tension provoqué par son action. Quand mon leurre touche quelque chose, sa nage est perturbée. Ma tresse me renvoie cette précieuse information. Depuis le début, je lance vers le large à vingt ou trente mètres. Dès que le leurre à touché l'eau, je laisse le pick up ouvert de façon à ce que mon leurre coule verticalement. Quand les spires ne se dévident plus, c'est que j'ai touché le fond. Avant la récupération, j'effectue un ferrage qui permet de décoller mon shad. En récupérant plus ou moins lentement, je peux faire décrire à mon leurre une courbe qui s'approche de la courbe du fond. Si j'ai touché c'est donc qu'il y a un obstacle ou une déclivité du fond. Dans tous les cas, c'est une bonne chose pour les carnassiers qui les utilisent pour ce cacher. Je relance au même endroit. Je laisse le pick up ouvert. Une fois que la tresse s'arrête de filer, je récupère. Cette fois un peu plus rapidement de façon à passer au juste au dessus de ce bon coin. Touche ! J'appuie le ferrage. Ça résiste, c'est nerveux, pas de lourd coup de tête, ce doit être une belle perche. Je ramène sans la brusquer pour éviter de déchirer sa mâchoire fragile. Elle tient le fond, elle dépasse donc plus de trente centimètres. J'avertis Bruno. Les deux mètres de ma canne contrent aisément ses départs. Il me suffit de l'orienter à droite ou à gauche en fonction de son humeur. Elle arrive maintenant en surface. C'est bien une belle perche de plus de trente centimètres. Je suis enchanté. Je passe mon pouce dans sa bouche avant de la brandir victorieusement !

 

17 10 29 Valette (2)

 

Pendant que Bruno me rejoins, je la mesure. Trente et un centimètres. C'est une belle perche, je fais d'autres images.

Je demande à Bruno de me faire des photos d'ensemble.

 

17 10 29 Valette (7)

 

Merci à toi Bruno pour cette image parfaite !

Une fois ces images réalisées, je peigne à nouveau le poste. Le sondeur m'indique une déclivité importante avant une longue plage. Elle était posté contre cette arrête.

Pas d'autre touche. Comme souvent pour les beaux sujets, elle était seule.

Je rejoins la plage pour faire d'autres photos, notamment avec le moulinet Daiwa MX 2004, nouvellement acquis. Je suis enchanté par sa rotation fluide et douce que procure les roulements Mag Sealed. Étant précédemment un fidèle de Shimano, je ne connaissait pas cette technologie. Après m'être renseigné, j'ai pu apprendre que cette haute technologie, issue de l’aérospatiale, consiste à emprisonner de l'huile aimanté dans les roulements. Elle assure ainsi une protection à très long terme de la mécanique interne. Cela améliore la rotation de l'ensemble. J'en suis enchanté. Je les ai mis plusieurs fois à l'eau pour faire des photos et ils ont ensuite tourné normalement.

 

17 10 29 Valette (3)

 

J'en fais une autre avec le leurre souple qui a permis la prise, un Daiwa Dukfin shad de sept

centimètres couleur Kibinago.

 

17 10 29 Valette (5)

 

Je tente une en paysage avec la mise à l'eau. On devine le float de Bruno.

 

17 10 29 Valette (4)

 

Nous essayons ensuite un selfie du binôme.

 

17 10 29 Valette (8)

 

Nous continuons de prospecter la longue plage. Des carpes y trahissent leur présence en sautant bruyamment. Elles utilisent ses sauts hors de l'eau pour se débarrasser de leurs parasites.

Pas de touche. Bruno tente plusieurs leurres. J'insiste près d'un ponton où Bruno à pu en faire plusieurs belles cet été. Rien.

Des corbeaux coassent au dessus de nos têtes.

Je commence à avoir froid, je n'ai pas pris ma veste pensant que la température progresserait mais ce n'est pas le cas. Le lac est calme, il n'y a ni vent fort, ni courant qui m'oblige à palmer et je ne parviens pas à me réchauffer. Il est onze heure trente, nous décidons de retourner à la voiture pour que je puisse récupérer ma veste puis d'aller manger en espérant que tout cela me réchauffe.

C'est le cas. Nous traversons pour aller tenter plusieurs arbres noyés repérés sur la berge d'en face.

Pendant la traversée, je fais un sandwich avec le patté de volaille fait par mon beau père. L'odeur qu'il dégage excite les papilles de Bruno qui la sent depuis son flot tube ! Bruno quand à lui, a amené deux baguettes. Malheureusement, le sac dans lequel il les avait mise dans le float tube n'est pas étanche. Chaque baguette est amputé de moité. Je jette l'autre moitié dans le lac. Les carpes que nous avons vu sauter ce matin s'en régalerons. Quelques minutes plus tard, ce n'est pas les carpes qui viendrons manger le pain mais les corbeaux ! Ce qu'ils sont opportunistes !

Sur l'autre quart de baguette j'étale du fromage frais acheté sur le marché quelques jours plus tôt. J'ai aussi apporté un Banyuls de treize ans d'âge ! Ces produits du terroir, dégustés au beau milieu d'un lac sont un autre grand moment de bonheur !

Bruno me prend en flagrant délit ! …

17 10 29 Valette (9)

Pendant que Bruno mange à son tour sur la berge, je tente la berge que nous avons atteins. Elle est plus escarpée. N'ayant plus eu de touche au leurre souple, je tente une cuiller, plus bruyante et plus agressive.

Je lance d'abord le long de la berge où je passe avec ma canne casting et un gros poisson nageur.

Je change de canne pour tenter ensuite plus au large. Même méthode. Ma STEEZ me permet de ressentir la rotation de la cuiller. C'est un vrai régal. J'avance doucement en peignant une fois contre la berge au gros poisson nageur, puis cette même longueur, vers le large à la cuiller.

Je cherche la bonne vitesse de récupération. Si je ramène trop lentement, la rotation de la cuiller s'arrête quand elle touche les pierres du fond. Si je vais trop vite, je passerai plus haut dans la colonne d'eau.

Touche ! J'appuie le ferrage ! Pendu ! C'est également nerveux mais tire moins. Ce doit être une perche plus petite. Elle tient quand même le fond. Je la ramène sans violence mais sans laisser de mou dans la ligne. Elle se débat en arrivant en surface. Je reste vigilant car c'est un moment délicat. La bannière est courte ce qui annihile son élasticité. La ligne forme souvent un angle droit et c'est alors le frein qui doit contrer un éventuel départ. Cette zébrée, qui doit faire un peu plus de vingt cinq centimètres, n'est pas assez puissante pour me dévider la tresse de mon moulinet. Je l'attrape dès qu'elle s'approche du float tube. YES, deuxième poisson ! ...

 

17 10 29 Valette (11)

 

Je fais des images de la belle.

Je la met dans le vivier flottant afin qu'elle n'apeure pas ses éventuelles congénères. Cela me permettra de faire d'éventuelles images avec les prises de Bruno.

Je peigne à nouveau le poste pour en déloger une autre. Rien. Rien non plus, plus à droite ou à gauche. Toujours rien dans l'arbre noyé tout proche.

Je rejoins Bruno qui pêche du bord en m'attendant.

Je lui montre ma deuxième prise en lui détaillant sa capture.

A la demande de Bruno, nous passons un peu de temps au lancer avec mon ensemble Bait casting. Je lui explique comment tenir la canne en englobant le moulinet pour une meilleure tenue. La chose la plus importante pour moi est de laisser le pouce sur la bobine pour contrôler la sortie de la ligne afin que la bobine ne s'emballe pas. Bruno me demande aussi comment régler le frein centrifuge. Il suffit de tendre la canne vers le ciel avec le leurre au niveau du scion. Desserrer ensuite le frein jusqu’à temps que le leurre descende.

Nous faisons ensuite un point technique. La pêche est difficile. Nous convenons de pêcher la bordure où sont couchés plusieurs arbres noyés. Ce sont des postes évidents.

Je continue de tenter les brochets avec ma canne casting mais je ne réussirais pas à faire bouger de gros brochet.

Bruno a mis en service son tout nouveau sondeur. Un Beeper. La définition est bien supérieure à mon ancien Fishin Buddy. Après un peu de temps consacré à sa découverte et à ses réglages, il est euphorique à la vue de tous les poissons qui apparaissent à proximité des arbres noyés. Nous savons depuis longtemps que que les poissons stationnent près des obstacles mais c'est vrai que c'est une motivation supplémentaire. Ces poissons sont peut-être des blancs mais les carnassiers sont souvent à leur proximité immédiate.

Je monte un chatterbait pour tenter l'aplomb des branches. Rien non plus.

Bruno change pour un lipless qui nage à merveille parmi ses bois immergés.

Touche pour Bruno. Je vois son lancer courbé. Il mouline énergiquement avant que son scion ne se redresse. Raté ! Dommage. ...

Ayant sorti mon appareil, je prend le temps de faire une image.

 

17 10 29 Valette (1)

 

Il est 16h30. Avec le changement d'horaire, il va faire nuit à 17h45. Nous décidons d'arrêter dans un quart d'heure afin de prendre le temps de rentrer et de ranger avant la nuit.

Nous n'aurons pas d'autre touche.

Je range mes leurres ainsi que mes cannes pendant la traversée.

Arrivé aux voitures, nous remontons notre matériel.

Je remercie Bruno pour la découverte de ce beau lac sauvage.

Le crachin tombe, je pousse le chauffage de la voiture et rentre, fourbu mais heureux de ce magnifique moment de partage.

Posté par kosmalski à 05:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]


27 septembre 2017

Une truite de mer de soixante quatre centimètres sur mon fleuve favori dans le marrai

19 septembre 2017 : une truite de mer de soixante quatre centimètres sur la Slack dans le marrai de Beuvrequen (62)

Lors de ma dernière sortie, j'ai pu manquer une truite de mer d'environ soixante centimètres. Elle était posté à proximité d'une motte de terre qui c'était écroulé de la berge quelques semaines plus tôt. Pensant avoir touché le bloc, j'ai ferré en retard. J'ai eu le temps de la voir monter avant qu'elle ne se décroche.

Plus en amont, j'ai aussi eu trois refus de la même truite de mer sur mon poisson nageur. Elle l'a suivi trois fois sans jamais le prendre. J'ai eu beau changer de leurre, rien à faire. C'était un poisson de couleur gris bleu donc fraîchement remonté.

Ces contacts avec ces grands migrateurs sont frustrant mais ils permettent d'échantillonner le parcours afin d'être plus efficace lors de sorties futures.

Aujourd'hui, le temps est gris. C'est de bon augure pour ce poisson qui n'aime pas la lumière. Je prend mon fouet, mon lancer et mon sac dans lequel j'ai toutes mes boîtes ainsi que le matériel nécessaire. Je descend mon petit fleuve favori. Les pluies de ses derniers jours laissent encore une couleur légèrement piquée. Çà aussi c'est bon pour la pêche des truites de mer. Cela contribue à les masquer de leur entourage.

Je rejoins le plus beau pool. Je pose mon lancer et commence à la mouche. Ce poste est bien dégagé. Ma soie de huit peut percer le faible vent (pour notre bord de mer) soufflant à trente kilomètres par heure. Mes deux mouches se posent sur le radier de fin du pool. Je tricote en les laissant s'immerger puis anime plus rapidement. J'avance ensuite de quelques pas avant de tenter de nouveau plus en amont. Je peigne comme cela pendant plusieurs minutes. Rien à la mouche. C'est un très beau poste. Je le sais occupé pour avoir vu précédemment marsouiner. Je pose ma canne à mouche pour tenter au leurre. Rien non plus.

Je reprend mon matériel et descend vers le bas du parcours.

Le dernier virage est aussi excellent. Il fait également partis des plus profonds. Il est de plus orienté dans le sens du vent. Rien à la mouche, rien non plus au leurre.

C'est sur celui immédiatement en amont que j'ai manqué la belle la semaine dernière. Je décide de le tenter d'abord à la mouche. Une truite de mer y était présente. Préférant la mouche, je commence avec mon fouet. Je sors dix à quinze mètres de soie et en trois ou quatre faux lancers, j'envoie le tout sur le milieu du poste. Le vent est cette fois de travers, mon train de deux mouches se retrouve contre la berge de gauche. J'anime de suite pour ne pas laisser trop couler mes imitations. Je relance avec un lancer horizontal, terminé d'une double traction en retenant le posé final de façon à ce que ma soie perce le vent pour se poser plus à droite. Parfait, me voilà dans la veine principale. Je tricote une dizaine de fois avant d'animer plus franchement avec des petites tirées d'une vingtaine de centimètres. Je fais ensuite une pause d'une ou deux secondes avant de reprendre mes animations. Arrêt de la soie. Cette fois, je ferre amplement. Pendu ! Yes ! Je lève la canne pour assurer la tension en récupérant la soie grâce à mon moulinet automatique. Elle me donne de violents coups de tête. C'est donc un poisson de plus de soixante centimètres. A cette taille ils ont peut de prédateur et sont sûr de leur coup. Mon bas de ligne en trente centième résiste. Elle remonte vers le haut du poste en faisant crisser le frein. Ce que j'aime ce chant ! Les dix pieds de ma Tactical me permettent de la déséquilibrer afin quelle reste dans le pool. Ce premier départ confirme le bon réglage du frein. Elle m'en fera plusieurs autres avant de descendre du pool. Je la suis canne haute afin d'éviter les hautes herbes. Vive les grande cannes ! Je ne fais rien pour l'en empêcher car je ne pouvais pas l'échouer a cause des berges hautes. Je m'aperçois qu'elle a pris la mouche en potence. Je baisse alors le réglage du frein. La potence est très courte et donc moins élastique. Elle sonde maintenant plusieurs fois avant de « blanchir ». Je profite de ce moment où elle passe sur les flancs pour descendre au bord de l'eau. Je peux alors l'échouer sur les myosotis. VICTOIRE !

Je fais les premières photos.

Sa robe brillante ponctuée de gros points noirs commence à brunir. Cela indique qu'elle est dans la rivière depuis plusieurs semaines.

Mon mètre indique soixante quatre centimètres. C'est soixante quatre centimètres de bonheur !

Cette fois elle a craqué pour une Magog Smelt monté en potence. C'est la première fois que je prend un grand migrateur sur cette mouche montée sur un hameçon simple de huit.

Je ne me lasse pas d'admirer cette beauté de la nature. Quelques chardons viennent égayer mes images.

Un bec commence à ce former sur la pointe de la mâchoire inférieure. C'est une caractéristique des mâles.

Je place ma boîte à mouche dans le cadre pour tenter une nature morte.

Je tente maintenant un selfie.

J'en réussi une après plusieurs tentatives ! C'est long car je la replace dans l'eau après chaque photo afin de pouvoir la relâcher dans les meilleures conditions.

Je fais un prélèvement d'écaille pour assurer le suivit scientifique. Je pourrais ainsi savoir son age et ses allers/retours depuis la rivière vers la mer.

Vient maintenant le temps de sa remise à l'eau.

Au revoir mon grand, fais moi de beaux bébés. …

Tellement heureux de la prise de cette belle truite de mer à la mouche que je décide de ne plus pêcher les autres postes qu'à la mouche.

Le balbuzard pêcheur continue ses tours dans le marrai.

J'ai le plaisir de le voir régulièrement. Un couple c'est installé depuis plusieurs années dans cet espace sauvage.

Je n'aurais pas d'autres touches.

Je rentre profondément comblé par cette fantastique prise à la mouche !

Posté par kosmalski à 06:23 - Commentaires [2] - Permalien [#]

02 août 2017

Un brochet de quatre vingt quatre centimètres sur la Vézère en amont du pont vieux de Terrasson (24)

Nouvelle belle journée qui s'annonce.

Je remet mon float tube à l'eau avec l'ensemble de mon matériel.

J'ai pris de très belles perches lors des dernières sorties, dont une autre hier de quarante centimètres au crankbait sur le long radier en amont du pont vieux.

Toujours pas de nouvelle des silures, ni des sandres. Pas non plus de brochets bien que j'ai pu repérer de beaux postes prometteurs.

Une fois installé, j'enfile mes palmes. Je peux alors aller rejoindre la rivière principale en finissant mon installation et en montant mes cannes.

Cette fois je fixe une petite cuiller numéro deux sur mon ultra-léger.

Sur le lancer léger, j'accroche un leurre souple. Je pourrais ainsi tenter différents postes avec différents leurres de différentes tailles.

Me voilà en vue du pont vieux. Rien cette fois dans la grande branche noyée en aval de la première arche. La grosse perche n'y est plus ou ne veut pas mordre. …

Pas de chevaine non plus sous l'arche ou alors ils n'aiment pas ma cuiller.

Je lance en amont de l’embâcle de la première arche. Je ramène canne haute pour faire un premier passage sans risque d'accrocher. Rien. Je fait un deuxième passage, canne basse, prêt à ferrer. Rien non plus. Je tente un troisième lancer, plus près de la pile de pont, à raz des branches. Arrêt, ferrage, accroché ! Flûte. Je donne des petits coups de canne à gauche pour tenter de décrocher. Ça résiste. Je tente en basculant à droite, Trlrlrlrlr ! J'ai une touche ! Je me rapproche en palmant vivement en tentant de conserver la tension dans la ligne. Je peux alors voir une perche soleil se débattre quelques centimètre sous la surface. Elle a gobée mon « bonbon », le petit streamer en potence. Je décroche la cuiller de la branche et fais des images de ce magnifique poisson !

J'adore cette diversité.

Je me souviens avoir déjà pris une perche de cette façon là.

Sachant qu'il est interdit de la relâcher, je la met dans ma bourriche. Je la mettrais dans mon bidon d'eau de pluie. Elle y mangera toutes les larves de moustiques. …

Je remonte le radier en lançant ma cuiller sur le couloir, le long des maisons.

Rien à la petite cuiller mais j'ai le sentiment qu 'elle ne pêche pas assez profond.

Je change pour un crankbait. Il est plus stable dès que c'est plus profond. J'aime bien ressentir ces vibrations dans la canne.

Des nuages se forment et masquent le beau soleil.

Touche sous le petit saule ! C'est nerveux et tire de suite. Ce doit être un chevaine de taille raisonnable. Je le bride et au bout de quelques secondes je peux lui tirer le portrait.

Je le mesure : quarante trois centimètres, c'est cool ! Lui, je le remet à l'eau. …

Je continue de palmer pour remonter. Je suis dans la veine principale. Il me faut palmer sans arrêt. C'est du sport ! Je lance vers la berge et ramène doucement afin que le poisson nageur évolue entre deux eaux.

Le nuage est passé et le soleil baigne à nouveau la rivière qui retrouve ses couleurs éclatantes. ...

Nouvelle touche ! J'appuie le ferrage mais cela vient vite. Je continue de sentir les vibrations du poisson nageur. Ce poisson là a aussi a du prendre le bonbon.

Je fais aussi une photo avant de le remettre à l'eau.

Me voici en vue de l'arbre tombé. Plusieurs branches y sont accrochées. Cela forme un beau poste qui avance de plusieurs mètres vers le large. Je suis posté à deux longueurs de canne de la pointe. Je lance vers la berge de façon à passer près des branches. Arrêt, ferrage, accroché ! Me… Je tente de décrocher mais ça résiste. Ne voulant pas gâcher le poste en allant décrocher, je pose ma canne sur le râtelier et prend l'autre. Je décroche le leurre souple de l'accroche leurre et lance vers l'embâcle. Je ramène canne haute pour, cette fois, ne pas accrocher. Nouvel arrêt, ferrage ! Après une demie seconde d'attente, ça démarre violemment ! Cette fois, ce n'est pas une branche ! Je penche ma canne vers le large afin de l'encourager a venir vers moi, vers le large. Cela fonctionne. Pas de vibration, c'est lourd et il remonte le courant. Serait-ce le silure espéré ? Je palme pour rester dans l'axe, il déséquilibre le float-tube. Je ressent de lourds coups de tête. Serait-ce un brochet ? Je continue de palmer pour être dans la veine principale, loin des branches. J'ai de la chance, il n'a pas cherché à y retourner. Le combat se poursuit à bonne distance. Cela fait maintenant plus de deux minutes que je le tiens et je n'ai toujours pas la moindre idée de mon adversaire. Il fait une accélération et viens crever la surface. C'est un très beau brochet qui dépasse les soixante dix centimètres. Un instant tenté de desserrer le frein, je me ravise afin de pouvoir éventuellement l'empécher de rejoindre les branches. Je mouline vivement chaque fois qu'il me le permet afin de garder le contact. Ma tresse de huit centièmes et tendue comme une corde de guitare et fend l'onde chaque fois qu'il repart. C'est le jeu du chat et de la souris. Le frein crisse à chaque nouveau départ. Cela fait maintenant plusieurs minutes que nous lutons, il est toujours aussi puissant. Il doit donc mesurer plus de quatre vingt centimètres. Pendant cette lutte, le courant nous fait dériver vers les maisons. Je m’aperçois que carpiste est au balcon. Il regarde le combat depuis le début. Nous avions déjà échangé quelques mots lors des sorties précédentes. Je lui avait même rendu un gros plomb carpe, remonté par un de mes leurres. Un fil de gros dimètre était pris dans un des triples. Habitué des grosses défenses et des lieux, il m'indique un arbre noyé plus en aval. Je tente donc de rester à son niveau. Ses tentatives se font maintenant moins puissantes, je parviens à le voir une deuxième fois lors d'un passage près du boudin. Il fait effectivement plus de quatre vingt. Le combat se passe maintenant à courte distance. La tresse n'étant pas très élastique, je lève la canne afin que son nerf puisse encaisser les futurs coups de tête. C'est le moment de desserrer le frein pour ne pas casser. Sa caudale est large, elle frappe la surface en éclaboussant. Je le laisse faire plusieurs tours jusqu’à temps qu'il s'allonge sur la surface. Il tente de passer sous le float tube. Je le déséquilibre en basculant la canne vers le coté opposé. Il refait un tour avant de remonter, épuisé. Je passe ma main sous sa tête et tente d'introduire mon index et mon majeur dans chacune de ses ouïes. Il se dégage. Je lui fait refaire un tour. J'y parviens à la deuxième tentative.

Victoire ! …

Je le laisse dans l'eau pour faire une première image.

Ce que je suis content ! Je tente de le mesurer mais il se débat encore violemment. Ne souhaitant pas le blesser pour le relâcher en bonne forme, je demande au carpiste s'il accepte que j'accoste chez lui pour me prendre en photo et le manipuler. Il ne se fait pas prier et descend immédiatement.

Je lui demande de prendre mon mètre ruban dans ma poche du haut pendant que je continue de le maintenir dans l'eau. Il le mesure à quatre vingt quatre centimètres ! Je suis enchanté.

Un autre nuage couvre le ciel. Je décide de le placer dans la bourriche pour pouvoir faire des photos une fois que le soleil aura réapparu.

Je remercie chaleureusement le carpiste.

Je me laisse dériver dans le courant pour rentrer.

Le martin pêcheur n'est pas sur sa branche de pêche.

N'ayant pas eu de touche dans le « couloir » au pied des maisons, je tente de l'autre coté, vers la plage.

Je repense sans cesse à ce magnifique poisson.

Touche nerveuse ! La tête dans mes rêves, je la manque. Ce devait être une petite perche. …

Je continue de me laisser descendre en lançant ma petite cuiller. Arrêt. Ferrage, accroché, je n'y suis plus, je contrôle mal ma dérive, j'accroche aux branches que je ne regarde pas, je rêve à ce grand carnassier. …

Je vais décrocher puis rentre sans pêcher.

Je décroche mes leurres, les range dans leur boîte, plie puis range mes cannes.

L'horizon se dégage, je vais pouvoir faire des photos.

Je laisse la bourriche dans le Brasset et vais ranger le float tube, et les cannes.

Je demande à ma fille si elle accepterai de faire les clichés. Elle a un gros appareil, reflex numérique.

Elle accepte avec plaisir. Nous rejoignons la rivière, le soleil est bien là.

Je prend bien soin de bien passer mes doigts pour ne pas me faire mordre.

Portrait de nous deux.

Le grand poisson, le matériel, le cadre, le sourire, celle ci est splendide ! Merci à ma photographe !

Elle me demande de changer de côté afin d'augmenter le contraste. Le fond y est plus foncé, le grand carnassier et le pêcheur ressortent mieux.

Vient maintenant le temps de lui rendre la liberté. Au-revoir mon grand, revient me faire un autre grand plaisir une autre fois.

Je récupère le matériel et je rentre, profondément heureux !

 

Posté par kosmalski à 06:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 juillet 2017

Plusieurs perches dont une de quarante cinq et quarante huit centimètres sur la Vézère en amont du pont vieux de Terrasson (24)

Je prend mon float-tube, mes waders, mes deux deux cannes rangés dans la remise et je retourne à la rivière toute proche.

Une fois le portail franchi avec tout ce bazar, je n'ai qu'à traverser la route puis le parking pour accéder à la rivière.

Je pose le matériel au bord de l'eau et enfile mes waders. Il fait beau et chaud. Afin que ce soit plus agréable, je me plonge dans l'eau jusqu'aux aisselles pour faire baisser la température. Je m'assoie contre le dossier puis enfile les palmes. Je peux maintenant monter mon lancer ultra-léger. Le fond est peu important, je place un leurre souple de six centimètres. Un Dawia Duck Fin Shad, couleur « burning perch ». J'aime bien ces petits leurres souples, ils s'animent dès leur contact avec l'eau. Cette couleur est passe-partout et bénéficie d'un bon contraste en toutes circonstances. Pendant que je continue de palmer le long du Brasset pour rejoindre la rivière principale, je monte aussi un lancer léger. J'y monte spinner-bait. Je pourrais tenter les brochet dans les embâcles.

Une fois tout cela prêt, je lance le long de la végétation rivulaire. Je réfléchi à la stratégie que je vais cette fois développer. Lors des dernières sorties, j'ai pu capturer plusieurs perches correctes de vingt, vingt-cinq centimètres mais sans parvenir à trouver de bancs. J'ai aussi pris quelques chevaines de toutes tailles jusqu'à quarante trois centimètres. Je n'ai par contre pas encore eu ni sandre, ni silure ni brochet.

Pendant que je palme, j'ai une touche au troisième lancé. C'est nerveux, je peux rapidement ramener une perche de vingt-trois centimètres.

Ma bredouille est vaincue, je fais quelques images.

17 07 16 terrasson (5)

Je quitte ce bras de rivière. Le pont vieux est en vue. Ici la rivière est plus profonde. Elle approche un mettre soixante sous l'arche médiane. Je décide de monter un leurre plus conséquent pour tenter un éventuel sandre. Je sort ma boite de leurre logée dans une des larges poches. J'ai fait plusieurs montages « maison » avec une tête plombée et un triple voleur. Dans la boite j'ai un sachet de chevrotines de différents grammages. Je peux alors l'ajuster au bord de l'eau en fonction du courant et de la profondeur. Je laisse celle de sept grammes utilisée lors de la dernière sortie.

En sortie du bras, l'eau est moins profonde. Je récupère rapidement par petites saccades afin d'éviter de toucher les éventuelles branches du fond. Touche au troisième passage. Là encore, c'est petit et nerveux. Nouvelle perche de vingt-deux centimètres. Elle a gouluement engloutie mon leurre souple de neuf centimètres. J'avais mis un autre Daiwa Duck Fin Shad couleur wakasagi. L'eau était plus claire, ce coloris « plus naturel » lui a plus.

Je fais d'autres images. …

Je remonte vers le pont vieux ou j'ai repéré un arbre noyé. Je fais plusieurs passages au spinner-bait. Rien …

Bizarrement, le temps ce couvre. C'était prévu par Météo-France mais vu le beau temps du départ, je n'y croyait pas trop. …

Je change pour un leurre souple Daiwa Prorex Mermaid shad DF de 12,5 cm. Je peux insister à l'aplomb des branches.

C'est le moment d'appliquer la technique que Xavier m'a transmise : la pêche en verticale. Je laisse descendre en ouvrant le pick-up. Une fois le contact avec le fond pris, je remonte sèchement jusqu'à un mètre puis laisse redescendre tout doucement. Je recommence le manège en faisant le tour de la longue branche. Touche le long du tronc. Ferrage ! C'est lourd et les coups de tête ne sont pas nerveux. Aurais-je touché un petit silure ? Cela reste au fond et résiste. En combattant, je palme pour m'éloigner de la branche. Non, au bout de quelques secondes ça vient. Je peux voir un beau flanc. Serait-ce enfin un sandre. Le poisson replonge. A la deuxième remontée, je peux voir les zébrures. C'est une grosse perche. Je suis enchanté. Elle résiste encore. Je la joue plus calme pour assurer la capture. Elle vient près du boudin. La tresse de dix centièmes qui m'a permis un combat en direct ne peux pas amortir un dernier départ. Je desserre le frein pour éviter la casse. J'attends qu'elle ne bouge plus pour passer mon pouce dans sa bouche.

Victoire ! Mon mètre confirme sa belle taille : quarante cinq centimètres. …

Enchanté ! Je fais une série de photo.

17 07 19 terrasson (5)

J'adore le réalisme de ce leurre. Il a aussi bien plus à cette magnifique perche.

Je prend le temps de faire une autre série d'image avec le pont vieux en arrière plan.

Je tente ensuite au pied des piles du pont. Rien avec ce grand shad. Ni même au pied de la première pile où ce sont pourtant amoncelés quelques branches noyées.

Je change de canne pour prendre mon ultra-léger sur lequel est monté un leurre souple plus petit. C'est un autre Daiwa Duck Fin Shad, cette fois en taille six centimètres. Un couleur gougeon (gudgeon) est monté sur une tête plombée de trois grammes cinq. Je tente devant les branches, rien. Je palme pour rester dans la veine principale de l'arche pour descendre afin de faire un lancer qui « léchera » les branches. Touche en arrière de la pile ! J’appuie le ferrage. C'est nerveux. Je bascule la canne afin de le forcer à s'écarter des branches. Cela viens facilement au bout de quelques secondes. C'est un chevaine de vingt sept centimètres. Je fais quelques images avant de le décrocher et le remettre à l'eau.

Pendant que je fais des images, le soleil commence à revenir. J'en profite pour en faire d'autre avec le pont et le moulin en arrière plan.

Je monte ensuite sur le long radier de galet sans rien y toucher.

Le sondeur, fixé sur le boudin du float tube, m'indique un couloir plus profond au pied du moulin. Cette partie semble remonter le long des maisons. Je me place à l'extérieur du « couloir » de façon à lancer vers les maisons et « peigner » ainsi cette zone. Je palme pour remonter. Je garde un œil sur le sondeur afin de rester sur cette portion prometteuse. Rien.

Après mon passage, un barbeau saute. Avec un peu d'habitude, ils sont facile à reconnaître, on entend leur caudale battre l'air avant qu'ils ne retombent avec fracas dans l'eau. J'ai lu plusieurs fois qu'ils faisaient cela pour se débarrasser des leurs parasites.

Sur la rive gauche que je remonte, il y a un bel arbre noyé. Je vois à mon approche de nombreux petits gobages. Un banc de petits poissons blancs intercepte les larves de chironomes. Je lance vers la berge pour longer l'arbre. Rien à proximité de la surface. Arès un deuxième passage plus en profondeur, je touche une branche. Mon leurre ne s'accroche pas. J'avance pour pêcher l'autre coté. Rien non plus sur le premier passage. J'accroche cette fois sur le deuxième passage. Je palme pour aller décrocher. Le float tube est un allié précieux pour les décrochages, il suffit de venir à l'aplomb du leurre pour le libérer dans la grande majorité des cas.

Ploc ! Je tourne la tête vers l'autre vive et j'ai le bonheur de voir un martin pêcheur remonter sur une branche avec un poissonnet. Il le frappe violemment contre la branche pour l'assommer. J'ai tout le loisir de le voir le retourner avant de l'avaler. Je l'avais déjà vu passer telle la légendaire flèche bleue mais c'est la première fois que j'assiste à une pêche en direct. Je suis enchanté de cette belle nature sauvage.

Rien sous le gros saule. Cela fait pourtant un magnifique poste.

Me voici près du pont de l'Europe. Ces deux grandes piles formes deux beaux postes. Je lance à proximité mais mon leurre se coince presque de-suite. Il doit y avoir des branches en travers. Avant d'aller décrocher je prend mon ultra-léger mais j'accroche au deuxième passage. Flûte, je prend des repères pour mes prochaines sorties.

Un labrador joue sur l'autre rive. Son maître lui lance une balle avant qu'il ne saute gaiement dans l'eau pour aller la récupérer. Celle-là aussi ce sera pour une autre fois. ...

Cela fait déjà plusieurs heures que je pêche. Le soleil s'abaisse sur l'horizon. La luminosité décline. Le coup du soir va commencer. C'est souvent un excellent moment.

Je continue de remonter en palmant. La berge est de moins en moins profonde. Je peux voir un fond fait de gros galets. Je lance mon leurre vers la berge avant de ramener. Ce lipless n'est pas adapté. Je change pour reprendre mon ultra-léger. Je prend le temps de changer de leurre. Je garde un leurre souple de six centimètres mais pour améliorer le contraste, je choisis une couleur « burning perch ».

Chasse derrière moi ! Je me tourne et peux voir un petit vif de six à dix centimètres gicler. Je récupère rapidement et lance. Frénétique, je suis prêt à ferrer. Rien, je lance plus en amont. Le fond devant être d'environ un mètre, je ramène canne haute en faisant un a-coup de temps en temps. Touche en coup de fusil ! J'appuie le ferrage. Le moulinet crisse de-suite ! La tresse de six centièmes résiste. Mon petit lancer est complètement plié ! C'est lourd et je sent des gros coups de tête. Est-ce le sandre tant espéré ? Je ne parviens pas pour l'instant à le ramener et dois encore concéder du fil. Ce que j'aime la musique du frein ! Je palme pour rester face à lui en moulinant chaque fois qu'il concède du terrain. Je peux alors voir un beau flanc plutôt clair et large de plus de quarante centimètres. Ce n'est donc pas un brochet. Étant plus proche, je décide de desserrer le frein. Il en profite bien-sûr pour faire un nouveau départ. Je le contre en abaissant la canne du coté opposé. Quelques tentatives plus tard je peux alors voir de larges zébrures. C'est une autre grosse perche ! Je suis ravi mais tente de rester concentré sur le combat qui n'est pas fini. Sure de ses atouts, elle fait encore plusieurs démarrages mais ils sont de moins en moins puissants. Je peux alors l'allonger le long et l'attraper. YES ! …

Le Dawia Duck Fin Shad a encore frappé !

La toise du float tube accuse quarante huit centimètres ! Quel bonheur !

Je fais les premières images de cette grosse bossue.

J'adore leurs nageoires rouges vifs.

Je tente ensuite un selfie.

Poser la canne, tenir le poisson, être dans l'axe de la rivière et avoir la ligne d'horizon, horizontale, qui a dit que la pêche n'était pas du sport ?

Me voilà excité comme un gamin. …

Je tente encore d'autres photos mais avec toutes ses péripéties, elle retombe à l'eau. …

Désolé ma grosse pour cette remise à l'eau un peu brutale. …

Je redescend la rivière la tête dans mes rêves de grosses perches. Je verrais d'autres chasses mais ne parviendrais pas à prendre d'autre poisson.

La nuit arrive il me faut rentrer.

Quelle pêche, ce que je suis heureux !

Posté par kosmalski à 04:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 mai 2017

Une truite arc en ciel de 33 cm sur le Crembreux au niveau du no kill de Marquise (62)

Je teste aujourd'hui ma dernière acquisition, une canne à toc Daiwa Power Mesh Trout.

Elle est livrée dans une housse en tissus noire.

A la sortie du premier élément, j'ai la surprise de sentir les enroulement des fibres de carbone. C'est peu courant, ils sont d'habitude abondamment vernis. Ce vernis sera autant de poids en moins sur la canne.

Le blanc carbone, haut module, est de couleur noire.

Les trois brins à emmanchement inversés, sont protégés et solidifiés par des ligatures vernies.

J'y monte un de mes moulinets en taille 1000. Le porte moulinet noir est une nouveauté Daiwa. Il est composé de deux bagues enveloppantes vissables. Il peut être fixé à n'importe quel endroit de la poignée en maintenant parfaitement ce dernier. Je ne connaissais pas ce système et j'ai été bluffé par son efficacité ainsi que par son agréable prise en main ! Quand je pêche au toc, j'aime bien avoir le moulinet près du talon. Cette Power Mesh est alors parfaitement équilibré par mon index sous la poignée en liège ! Cette poignée en liège est fine (seulement 2,4 cm). C'est peu pour une canne de cette longueur (3,90 m). Sa prise en main est très agréable. Le haut de la poignée est en liège reconstitué, plus résistant. Il est ajusté par une bague en aluminium verte métallisée, claire. Le culot est également en liège reconstitué. Sa plus grande résistance me permet de poser la canne au sol sans risque pour celle-ci. L'extrémité est dévissable. Elle doit pouvoir être changée. J'ai aussi pensé à une masselotte d'équilibrage mais son poids est négligeable. … Un fin liseret aluminium vert métallisé est du plus bel effet !

Au toc dans les ruisseaux, je pêche avec un fin mono filament de quatorze centièmes, couleur corail afin qu'il soit bien visible. Je passe maintenant ce fil dans les anneaux. Les deux premiers sont des résistants anneaux tri-pattes. Les suivants sont également sur-élevés mais mono patte. Je note là-encore la volonté de gagner du poids. Ses anneaux sur-élevés éviterons, les jours de pluie, que la ligne adhère à la canne. Chaque ligature est correctement vernie. Trois tours de soie métallisées verte, ré-haussent là encore, élégamment, la tonalité verte de cette Power Mesh.

Je commence mon test dans le no kill du Crembreux à Marquise (62). J'y connais une chute d'eau en aval d'une vanne. Je noue un mètre de quatorze centièmes en nylon transparent et fixe un hameçon tige longue numéro douze. En ce début mai, l'eau est basse et claire malgré la pluie qui tombe doucement. Dix centimètres plus haut, je pince un plomb moyen. Sur la potence du nœud, je fixe une mouche sèche bien visible. Cette dernière me servira d'indicateur de touche et de profondeur. Quand elle est plus souvent prise que l’appât, c'est qu'il est temps de passer à la pêche à la mouche. Je sort ma boite à ver, en saisis un de taille moyenne que j'enfile naturellement le long de l'hameçon. Pour cette opération, la tige longue permet à la fois de mieux tenir l'hameçon et, de l'autre main de tenter de maîtriser le vers qui gesticule une fois qu'il a été piqué. Je poursuit l’effilement du vers, le long du fil, sur quelques millimètres au-dessus de l'hameçon. La palette joue alors le rôle de l'ardillon en empêchant le vers de descendre trop rapidement. J'utilise souvent les vers de terre qui sont des appâts naturels. Je les ramasse sous les grosses pierres. Les salmonidés les connaissent bien et les prennent tout au long de la saison.

En face de moi, une bergeronnette des ruisseaux hoche de la queue. J'aime beaucoup ce petit oiseau panachée de gris et de jaune. Sa couleur lui permet de se fondre dans les galets. Elle aussi cherche les mouches. Elle est tout le temps en mouvement, sautille, tourne, vole. Ce que j'adore cette nature sauvage !

En la regardant, je m'approche doucement afin de me caler discrètement derrière un arbre. De là, je pourrai faire évoluer ma ligne sans laisser ma silhouette trahir ma présence. Je commence juste devant moi, les racines de l'arbre derrière lequel je suis adossé font un bon poste. Rien sur les deux premiers passages. D'un mouvement de bascule, je lance ma ligne plus loin, au pied du courant principal de la chute. Les anneaux sur-élevés, malgré la pluie, jouent parfaitement leur rôle. Le fil ne « colle » pas à la canne. Je laisse couler une seconde avant de reprendre contact. La grande longueur de la canne me permet alors d'accompagner la dérive de l'ensemble. L'appât suit la retourne pour revenir au pied de la chute. Je peux alors voir le nylon fluo se décaler vers mes pieds. C'est a ce moment que je ressent nettement les fameux « toc toc » dans la canne. Je rend la main deux secondes avant de ferrer. Pendu ! Yes, troisième coulée et c'est gagné ! Elle ne se laisse pas faire. Dans cette eau claire, je peux voir que c'est un beau poisson brillant de plus de trente centimètres. Elle me fait plusieurs départs endiablés. Ce doit être une arc en ciel de remise. Les arcs en ciel ont l'avantage, à taille égale des farios, d'être plus combatives. L'action de pointe, couplé à un fin nylon rend l'ensemble parfaitement adapté à ce beau combat. Je contre chacun de ses départs en basculant la canne de droite à gauche afin d'écourter la bataille pour la relâcher ensuite dans de bonnes conditions.

Je suis ravi, j'en profite pour faire de nombreuses photos avant de la laisser repartir.

Au revoir ma belle. Peut-être à une prochaine !

C'est un premier test concluant en ruisseau.

L'anneau accroche-leurre articulé me permet de permet de ranger ma ligne.

Je peux rentrer, heureux !

Posté par kosmalski à 05:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]


25 avril 2017

Une truite de 19 cm sur le Crembreux au niveau du no kill de Marquise (62)

Je viens de me voir offrir une nouvelle canne à mouche. Une Daiwa, Wilderness de neuf pieds (2,74 m) en quatre brins.

Je décide d'en commencer le test sur un parcours que je connais comme ma poche, le no kill du Crembreux à Marquise (Pas de Calais).

Arrivé sur place, je la sort de sa housse en tissus noir. Elle était bien protégée par un tube de transport rigide.

Je sort chaque élément. Le blanc carbone haut module est de couleur noire, vernis brillant. Le nom et les caractéristiques de la canne sont élégamment inscrites sur un fond cuivré.

Les quatre brins à emmanchement inversés, sont protégés par une goutte de vernis empêchant l'entrée des impuretés.

J'y monte un de mes moulinets, le Fulgor numéro un. Le porte moulinet gris anthracite est joliment usiné. Les deux bagues de vissage vers le haut l'ont efficacement serré. Cerise sur le gâteau, la canne est parfaitement équilibré par mon index sous la poignée en liège !

Je passe ensuite mon bas et ligne ainsi que ma soie naturelle de cinq dans les anneaux. Les deux premiers anneaux sont deux solides anneaux SeaGuide SiC. Ils sont ensuite suivit de sept anneaux serpentiformes régulièrement répartis. Ces anneaux sont robustes, correctement fixés et abondamment vernis.

Aujourd'hui, j'ai droit a des éclaircies.

Je commence à fouetter. La soie coulisse parfaitement et me permet de déposer aisément mes deux mouches à quelques mètres. Ce ruisseau est parsemé de plusieurs blocs. Les neuf pieds me permettent de soustraire la soie à l'aspiration du courant qui s'accélère en de fin de poste. Une truite gobe ma mouche sèche devant le bloc mais, malgré un ferrage, je la manque. Ce qu'elle sont rapides dans les ruisseaux ! Je relance plusieurs fois mais elle ne remontera plus. J'en avais oublié que j'étais en test de canne. Cette Wilderness sait se faire oublier.

Plus en amont, le poste est plus dégagé. Je peux donc en deux faux lancers sortir dix mètres de ligne. Là encore, ils partent facilement grâce à l'action de pointe. Un arbre en surplomb m'oblige a faire plusieurs tentatives pour passer dans la bonne veine. Arrêt de la mouche sèche. Je ferre, pendu ! Je peux rapidement ramener une jolie petite fario sauvage.

Je suis ravi, j'en profite pour faire de nombreuses photos avant de la relâcher.

C'est un test concluant en ruisseau. L'anneau accroche-leurre me permet de permet de ranger ma noyée avant de reprendre la voiture pour aller la tester sur la Slack, un petit fleuve côtier de la Cote d'Opale.

Le vent, faible à l’abri de la petite vallée encaissée du petit ruisseau, est plus sensible dans le marrai.

Ici pas d'arbre pour arrêter le vent omniprésent en bord de mer.

Je m'assoie dans l'herbe, au bord de la rivière pour changer mon bas de ligne. Je ne laisse que trois brins. Le quarante centième fixé à la soie, un bon mètre de trente centième et un dernier bon mètre de vingt-cinq centième. Pour la pêche en noyée il faut du solide pour parer aux touches en coup de fusil ! Je laisse dix centimètres sur la potence afin de fixer une deuxième mouche. J'y noue une noyée couleur lie de vin monté sur un hameçon de douze grâce à un nœud Rapala. Ce nœud permet aux mouches d'évoluer librement dans l'eau. En pointe, j'accroche une Black Dose. C'est de mes mouches favorites qui m'a déjà valu de très belles farios.

Cette fois encore, les neuf pieds de cette Wilderness me permettent de lancer facilement mon train de deux mouches noyées sans emmêler malgré ce vent toujours présent. Dans ce marrai, les berges sont hautes. Cette pêche en surplomb, nécessite des lancers beaucoup plus long, à plus de vingt mètres afin se soustraire de la vue des salmonidés. J'utilise donc cette Wilderness pour propulser en simple et double traction mes mouches à travers le vent. Elle s'acquière de cette tache sans sourciller.

Je lance sur le haut du radier. Je commence sur la fin du poste au cas où une truite y serait postée. Rien. J'avance de cinq mètres et lance vers le milieu du poste. Mes mouches s'alignent et commencent à couler. Je tricote la soie avec les mains pour maintenir le contact entre les mouches et ma nouvelle canne. Cela permet une récupération douce et régulière. Toujours rien. J'avance encore de cinq mètres pour lancer sur le plus profond du poste. Toujours rien.

J'en profite pour tester différentes mouches. Elle atteint sa limite quand je lui fixe une numéro quatre sur hameçon double.

Deux cygnes descendent en fouillant le ruisseau. Ce qu'ils sont gracieux dans leurs évolutions, ils avancent alors que nous ne les voyons pas bouger. Même l'eau n'en pas perturbée. Leur blanc plumage immaculé tranche parmi cette verte nature. Les cygnes ne dérangent pas les poissons. J'en ai déjà pris plusieurs juste après leur passage.

Pas de touche aujourd'hui pendant cette heure de pêche. …

 

Je suis ravi, cette Wilderness de neuf pied pour soie de cinq est une très bonne canne. Sa polyvalence me sera utile lors de mes déplacements.

C'est de plus un excellent rapport qualité / prix !

 

Il est dix sept heure, je décide de rentrer, heureux !

Posté par kosmalski à 05:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mars 2017

Quatre truites entre de 14 et 33 cm sur le Crembreux au niveau du no kill de Marquise (62)

Julien m'avait sollicité pour une initiation à la pêche au toc.

Le no kill, nouvellement mis en place à Marquise, serait le terrain de jeu idéal.

Nous nous sommes donné rendez-vous sur parking, non loin du bas du parcours. Je commence par lui expliquer l'origine de cette technique, qui vient simplement du ressenti du « toc-toc » sur la canne, par la truite qui prend l'appât.

Une fois au bord de l'eau nous montons la canne. Une grande canne anglaise de quatre mètres vingt munie de nombreux anneaux. Cet ensemble permet au fin corps de ligne de rester solidaire de la canne notamment lors du passage entre les branches des arbres situés au bord de l'eau. En cas de pluie, tous ses anneaux évitent à la ligne mouillée, de se coller au blank de la canne.

Nous fixons un hameçon numéro dix, renversé qui est parfaitement adapté à la taille des vers de terre amené par Julien.

Je lui explique les différentes possibilités de fixation des plombs. Ici je lui conseille un placement à environ vingt centimètres de l'hameçon. Cela correspond au débattement possible et donc du bon contrôle de la ligne sur ce ruisseau.

Je lui explique aussi le « piquage » du vers, pars le haut puis il suffit de l'enfiler sur la longueur de l'hameçon pour parfaitement masquer celui-ci.

Après ces minutes de préparation, c'est partis pour l'action de pêche. Je lui montre la tenue de la canne et la position des mains. Je lui explique le « travail » de la main gauche qui avale ou au contraire « donne du mou » de façon à ce que l'appât évolue à raz du fond ou au pieds des obstacles visés.

Je lui passe la canne afin qu'il « attaque » le premier poste. Après les premiers balbutiement, il a rapidement une première touche. Il la manque. Il rate aussi la suivante mais tient la troisième. C'est une magnifique truite fario sauvage d'environ dix sept centimètres.

Nous admirons sa robe superbe. Nous faisons de nombreuses photos avant de la relâcher.

Nous avons pris soin de nous mouiller les mains avant de la manipuler pour ne pas altérer son mucus. L'hameçon étant sans ardillon sur le no kill, nous pouvons facilement la décrocher pour la remettre à l'eau.

Julien est plus enchanté que moi de cette première prise si rapide !

Il accroche sur l'arbre en surplomb du poste suivant. Je vais le décrocher.

Rien sur le poste plus en amont qui est pourtant prometteur. Il est cependant encombré de nombreuses branches. La truite doit être sous l'amas de bois mais nous n'y risquons pas l'hameçon.

En lui montrant comment pêcher sous l'arbre du poste au dessus j'y laisse le montage au troisième lancé. …

Je fais le tour pour aller décrocher. Le vers à fait les frais des tentatives de décrochage. Julien maîtrise maintenant parfaitement leur fixation.

Nous continuons de progresser.

Je tend la canne à julien qui pêche maintenant bien. En fin de dérive, je vois alors la mouche orange placée en indicateur remonter le courant en travers. J'en avertis Julien mais il la rate. Je lui explique qu'il faut plus appuyer le ferrage. Il relance. La ligne suit le courant. Nouvel arrêt. Cette fois julien sent la touche mais ferre encore trop timidement et nous pouvons voir un beau flanc brillant se retourner. Je renouvelle mes conseils. Rendre la main à la touche une ou deux secondes et ferrer sèchement. Nouveau passage. Nous sommes fébriles. Va-t-elle prendre à nouveau ? Le fil est bien tendu, elle prend, il attend puis ferre. Pendu ! C'est une belle arc en ciel de plus de trente centimètres. Il lui faut plusieurs minutes pour calmer ses nombreux rush. Il l'épuise avant de pourvoir faire les premières images.

Je fais un peu d'anatomie, notamment sur sa belle ligne aux couleurs de l'arc en ciel. L'hameçon étant au fond de la gorge, nous coupons le fils. Elle repart sans demander son reste.

Julien me laisse la canne. J'en profite pour lui montrer le mouvement de balancier sous la canne. J'en manque une a mon tour dans le petit radier. Elle ne remordra pas.

Je rend la canne à Julien pour le pool suivant. Il est plus profond. Rien sur le radier de fin où je fais pourtant toujours une petite à la mouche lors de la belle saison. Julien fait plusieurs passages sur le milieu du courant. Touche, il attend une seconde puis ferre. Bingo, il ramène une autre belle sauvage de moins de vingt centimètres !

Nous la remettons à l'eau après quelques rapides photos.

En lui montrant comment lancer plus loin et comment maintenir sa canne pour une dérive à longue distance, je fini par accrocher dans l'aulne. Je vais décrocher.

Je lui explique qu'il y en a une belle de plus de trente dans les racines.

C'est alors le moment de luis monter comment passer sa ligne à travers les branches pour tenter à travers la ripisilve touffue. Je réduis la bannière à ras de l'indicateur puis avance doucement en faisant attention à ce que chaque branche n'accroche pas la ligne. Je laisse ensuite descendre le montage dans le courant devant les racines. Je reprend contact. Touche, ferrage. Pendu. C'est bien une belle de plus de trente. Je la laisse se débattre, la tête hors de l'eau. Une fois calmée, je pose alors la canne sur la berge et descend pour aller la décrocher.

C'est une parfaite démonstration.

Julien fais plusieurs images.

Je peux la décrocher pour la laisser repartir.

J'explique à Julien la supériorité des cannes à fils intérieur dans ce cas là.

C'est à lui de tenter le prochain poste encombré. Il peux se confronter à la difficulté du maniement des grandes cannes dans un si petit espace. Pas de touche.

Je tente le poste au dessus mais je n'aurais pas de touche non plus.

Il essaie le suivant qui a a peu près la même configuration mais il accroche. Je vais décrocher et nous tentons le dernier poste. Du haut de la berge en surplomb, nous pouvons voir une belle dévaler. Elle nous aura vu avant que nous puissions la tenter. Je peux ainsi mettre en application l'explication du conne de vision des truites cité plus tôt.

C'est la fin du parcours. Nous retournons à la voiture, heureux de cette initiation réussie de pêche au toc.

Posté par kosmalski à 06:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 février 2017

Trois chevaines de 18 à 34 cm sur la Vézère au niveau de Terrasson Lavilledieu (24)

Je commencé le premier jour par aller pêcher en noyée aval. Je pris la canne, récemment achetée à Jean, de onze pieds. J'ai rapidement une première touche et je peux ramener un petit chevaine de vingt et un centimètres. Je suis ravi. Je fais plusieurs images avant de le remettre à l'eau.

Je lance à nouveau mais j'accroche dans une des branches du marronnier en surplomb.

Je me recule des berges pour aller décrocher.

Je change de poste pour tenter plus en amont pour un poste moins encombré.

Cela va mieux, je peux facilement poser mon train de deux mouches sur ce bras de rivière qui doit mesurer cinq à sept mètres. Rien sur cette dérive.

J'ai monté une noyée classique. Elle est réalisée sur un hameçon à gammare numéro quatorze. Ces hameçons ont le double avantage d'être plus forts de fer, donc plus lourds et courbés. Ils imitent donc à la perfection une larve ronde. Je l'ai confectionné avec une soie grise que j'ai cerclé d'un fin fil de cuivre. J'ai fixé en tête un petit toupet de cul de canard qui est très mobile dans ce courant lent.

J'ai accroché en potence, environ cinquante centimètres plus haut, une mouche sèche. N'en ayant pas vu sur l'eau, je noue une araignée classique claire, que je graisse.

Je peigne le poste en avançant d'un pas à chaque dérive. Nouvelle touche que je manque. Je pose à nouveau ma soie de trois, trois quart vers l'aval. Nouvelle touche et cette fois la résistance est plus marquée. Je peux immortaliser un autre chevaine de trente et un centimètres.

Ça fonctionne bien et je suis content.

Remise à l'eau après la photo.

Je continue ma pêche mais j'accroche sur l'arbre de la fin du pool. Je tente de décrocher mais mon douze centième casse et j'y pers mes deux mouches.

Je m'assoie pour refaire le montage. La mouche sèche n'ayant pas de succès, j'essaie une émergente en oreille de lièvre et aile en chevreuil.

Je monte encore plus en amont et fait une nouvelle dérive. Rien.

Je prend ensuite un troisième chevaine de vingt quatre centimètres.

Je fais une autre série de photo.

Mon « heure » de pêche arrive à sa fin.

Je rentre, ravi de ce premier contact avec la rivière. Je suis enchanté d'avoir réussi en noyée aval, une technique que j'aime bien et qui est très adapté à la pêche à la mouche en début de saison.

Posté par kosmalski à 06:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

06 janvier 2017

Deux brochets de 67 et 46 cm dans les marais de Calais (62)

Après mes cours du matin, un passage chez le garagiste, je retourne dans les marais de Calais.

Cette fois les températures ont remonté. Il fait sept degrés.

Je commence sous le pont où j'ai manqué de nombreuses fois un brochet d'environ soixante centimètres. Je commence en amont à la mouche mais il ne réagit pas.

Je fais le tour et passe au poisson nageur. Rien !

Je change pour un articulé plus gros de onze centimètres. Toujours rien !

Je fixe une cuiller numéro cinq et lance en amont de son poste. Je ramène, fébrile. Tape, ferrage, manqué ! M ! … Cet hiver, celui-là, cela doit faire six fois que je le manque !

C'est donc la cuiller qui fonctionne aujourd'hui.

Je descend plus en aval pour faire le parcours aval.

Nouvelle tape mais lui non plus ne se pique pas. Ils sont décidément tatillons. Cela va être difficile. Il ne montera pas non plus sur d'autres leurres.

Aujourd'hui le vent est faible et ne gêne pas les lancers. Je continue d'envoyer ma cuiller vers l'amont. J'ai un autre arrêt mais je ne peux dire avec certitude si c'est une touche ou un obstacle. La rivière est pourtant propre. J'insiste mais rien.

En rejoignant la voiture, j'ai droit à une éclaircie. Le soleil pointe timidement son nez. La prairie humide est alors éclairée d'une pâle lumière.

J'en profite pour lire mon thermomètre. Il affiche sept degrés. C'est peu mais bien plus que les moins un de la dernière sortie. Les brochets vont peut-être profiter de ce redoux.

Cela me motive. Je gare la voiture, prend mon long lancer léger et le monte en avançant vers le pont. Je descend prudemment afin d'être au même niveau que l'eau. Je lance vers le milieu du pool. Je mouline lentement, concentré sur la future touche. Rien, le petit, relâché lors de la dernière sortie n'est pas là. Je jette plus en amont où Céline avait touché le plus beau. Je récupère, bim ! Belle cartouche ! Je répond pas un ferrage énergique. C'est déjà lourd et il appuie de tout son poids. Vu la la défense, il fait plus de soixante ! Ma grande canne permet de contrer facilement chacun de ses départs. Il suffit qu'il n'aille pas dans les ronces à droite ou a gauche. Il me rassure en préfèrant rester dans le profond du poste. Il s'y fatigue. Le frein crisse à chacun de ses nouveaux départs qui sont de moins en moins puissant. Je réussi à le ramener à les pieds. Victoire !

Je descend dans la rivière pour aller le chercher. Et faire les premières photos.

Je le mesure : soixante sept centimètres. Quel bonheur !

Je suis enchanté.

Ma cuiller numéro cinq allégée à fonctionné à merveille. Elle est parfaitement adapté à cette petite rivière ou le fond à du mal à dépasser le mettre.

Avant de décrocher la cuiller piquée au bord des lèvres, je tente maintenant un selfie.

C'est fait, je peux maintenant lui dire adieu.

Quel bonheur, je descend plus bas sur le parcours.

Je tente le virage où j'ai relâché le gros de soixante dix huit. Rien. Je jette sur le virage plus en amont sous les saules. Touche. Je ferre et peux rapidement sentir que c'est beaucoup plus petit. Il doit mesurer moins de cinquante centimètres. Je met fin rapidement à sa défense nerveuse afin de le relâcher rapidement.

Quarante six centimètres.

Au revoir petit ! Prend garde à toi.

Il avait une cicatrice en pointe sur la tête. Il avait donc déjà évité une attaque d'oiseau.

Je continu de descendre plus vers l'aval.

Rien.

Je surprend le martin pêcheur qui file vers l'amont. Ce que cette « flèche bleu électrique » est rapide !

Je monte vers le virage plus en amont. Rien non plus.

Il est dix sept heure quinze, le froid retombe sur le marais.

J'ai pris deux brochets, je suis comblé.

Je décide de rentrer.

Posté par kosmalski à 06:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Un brochet de 56 cm pour Céline dans les marais de Calais (62)

Cela faisait plusieurs mois que Céline m'avait sollicité pour une partie de pêche.

Je lui ai proposé une sortie au brochet dans les marais de Calais.

Je lui donne rendez-vous au pont. Étant en avance je vais tenter sous un autre pont ou j'en ai déjà raté un plusieurs fois.

Je commence au poisson nageur neuf centimètres. Rien devant. J'avance afin de lancer sous le pont. Rien sur la fin du pont. Je lance loin sous le pont, ramène lentement. Rien à gauche. Je le sais à gauche. Je lance à gauche. Touche au bout de quelques tours de manivelle mais je ferre dans le vide ! Hargh ! Encore raté. Décidément, il est très éduqué celui-là !

Le temps est gris et les températures très basse. Je regarde mon thermomètre : moins un degré ! La pêche va être difficile.

J'ai un message de Céline me prévenant de son arrivée. Je rejoins la voiture pour aller sur le pont plus en amont.

Je gare ma voiture derrière la sienne.

Je commence par lui demander ses souhaits. Elle me dit ne rien savoir et vouloir tout apprendre.

Je commence par une revue de matériel. De la canne à mouche en passant par les lancers, ultra-léger, léger puis lourd. J'ai aussi dans ma voiture ma canne casting.

Nous passons aussi rapidement en revue les boites de leurres. Je lui explique rapidement la différence en justifiant mes choix du jour.

Nous nous dirigeons vers le pont où je connais au moins un brochet pour l'avoir déjà relâché.

Je lui choisis le lancer ultra-léger qui sera plus confortable et parfaitement adapté au petit Rapala articulé. Je lui montre la gestuelle du lancer et lui passe la canne. Elle apprend vite. A la quatrième tentative, son leurre pêche.

Viennent ensuite les explications sur la vitesse de récupération.

Il faut maintenant lancer plus loin pour avoir des chances de toucher un brochet. Ce n'est pas facile car il y a des ronces de part et d'autre de la berge. Plus à droite, plus à gauche. Elle y parvient et c'est la touche au cinquième jet. Je la bombarde de conseil afin d'assurer la prise ! L'anti retour est bien enclenché, le frein bien réglé. Le brochet se débat vigouresement mais il est bien piqué à la comisures des lèvres par le triple médian. Il suffit alors de mouliner pour le faire venir à nos pieds.

C'est fait au bout de quelques minutes.

VICTOIRE !

Je fais plusieurs images en répondant à ses questions sur la morphologie et les couleurs.

Nous prenons le temps de l'admirer. Je fais encore des photos, cette fois avec le leurre coloré ce qui met du contraste dans les images. Je lui explique comment le tenir afin de monter l'arrière plan avec la rivière.

Nous sommes ravis.

Je réponds à toutes ses questions qui fusent.

Je lui explique maintenant comment tenir le carnassier pour faire des photos de tout à la fois, notamment avec la pêcheuse. Je me rend compte que c'est l'une des première fois que je suis avec une pêcheuse au bord de l'eau.

Presque parfaite, le bonnet assure la touche de couleur et le sourire en dis long sur le bonheur du moment !

Je m’aperçois que Gilbert (mon guide de pêche Canadien) avait raison : c'est encore plus fort en émotion de faire réussir les autres !

Viens le temps de la remise à l'eau.

Elle fait preuve d'une douceur en le caressant qui me touche. …

Je la félicite chaleureusement !

Je lui explique que sur les bons postes il y a parfois plusieurs poissons. Il faut donc tenter encore.

Elle ne parviens pas à maîtriser les lancer droits. Je lui lance son leurre. Je lui rend ensuite la canne. Au deuxième essaie elle a nouvelle touche. Je peux alors voir un beau brochet de près de soixante dix centimètres faire volte face et se décrocher. Elle n'a pas ferré et bien sur, le vieux roublard en en profiter pour le faire la male ! Je lui explique notre erreur et lui apprend a ferrer.

Nous tentons d'autres lancers puis d'autres leurres mais il ne remontera pas. Je parviendrais seulement à mettre une cuiller dans les ronces.

Nous partons tenter notre chance plus en aval.

Cette marche nous réchauffe. Je continue à lui expliquer le biotope du marais.

A la faveur d'un rayon de soleil, je prend d'autre photos.

Rien plus bas.

Ici la rivière et plus dégagée et je peux pêcher à la mouche. Je lui montre les rudiments et les différences.

Nous continuons de monter et pêchant les postes que je sais occupés. Rien.

Je lui fais monter une cuiller en lui expliquant les différences.

C'est plus complexe à gérer car la cuiller coule. Le poisson nageur flottant, lui laissait le temps de gérer le rabat du pick-up et la mise en position de la canne pour la récupération. Elle ramène ainsi trop d'herbe mais aime bien sentir les vibrations de la cuiller dans la canne.

Je lui en dit plus sur ce leurre, puis change son Alia numéro deux pour une cinq plus adaptée à la pêche de ses gros carnassiers. Elle vibre beaucoup, ce qui lui plaît d'autant plus. C'est par contre toujours aussi difficile à gérer. Il faut maintenant pêcher canne haute.

Je continue de répondre à ses nombreuses questions et à lui expliquer les différentes techniques de pêche du brochet ainsi que les différents leurres.

La cuiller ne donne rien sur les deux pool suivants. Je la fait changer pour le petit poisson nageur.

Sans lancer, en bougeant moins, j'ai pour ma part de plus en plus froid. Il y a maintenant un rideau de nuage sur le pâle soleil. Il est seize heure vingt, j'ai de plus en plus froid.

Nous avons fait tous les postes que je savais occupé, nous décidons de rentrer.

Nous rejoignons la voiture. Je suis frigorifié mais profondément heureux !

Posté par kosmalski à 05:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]