Les kosmalski pecheurs

29 avril 2018

Une belle fario dans le Coly

J'ai commencé mes vacances en Dordogne par quelques séances de pêche de petits blancs sur la Vézère toute proche.

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J'aime bien cette pêche à la mouche où j'ai même eu le plaisir de faire un doublé sèche-noyée.

Je suis ensuite allé pêcher le Coly en amont de Condat sur Vézère.

Lors de ma première sortie de quarante cinq minutes j'ai évalué cette résurgence. Ce gros ruisseau de dix à quinze mètres de large coule dans une vallée calcaire. La profondeur peut atteindre plusieurs mètres. L'eau, translucide, est d'une magnifique couleur émeraude. Avec ses beaux jours du printemps, je peux apercevoir plusieurs poissons dont des vairons, des bancs de gardons et des chevaines. Je commence au lancer léger avec la ferme intention de toucher les belles truites aperçues lors des balades de l'été dernier.

Rien au poisson nageur coulant de sept centimètres. Il nage pourtant à la bonne profondeur mais il n'attire personne.

Je passe à la cuiller. Derrière un émerillon à agrafe, je fixe une Mepps numéro trois dorée.

Rien dans les pool. Je repère en fin de radier une belle fario d'environ trente cinq centimètres. Malgré la ripisilve abondante, je parviens à envoyer mon leurre plusieurs mètres au dessus de son poste. La cuiller passe trop loin et la belle ne bouge pas. La tentative suivante est la bonne, mon leurre tournant passe à quelque centimètres mais elle s'enfuie. L'agressivité n'a pas payée. Flûte ! L'eau est claire, le temps est beau. M'aurait-elle repéré ? J'étais pourtant placé trois quart en aval.

Je prend le temps de peigner le profond poste dans lequel elle est allé se réfugier. Seul le lipless parvient à pêcher efficacement les cinq ou six mètres de profondeur mais il ne trompe personne. Le coin est magnifique, j'en profite pour faire une photo.

L'entrée du poste est plus turbulente ? Je change mon lipless pour une cuiller. Afin d'être plus discret je fixe une Mepps mais à palette noire.

Je lance trois quart amont et ramène en tentant de suivre sa course . Sa palette noire ne me facilite pas la tache. J'avais de plus enroulé une tresse verte au lieu d'une colorée dans le but de pêcher plutôt les perches en kayak.

Touche, elle se décroche malgré mon ferrage ! Je vois une belle truite d'environ quarante centimètres se replacer dans la première cassure du grand pool. Re-flûte, elles voient très bien, elles sont très bien éduquées, c'est difficile !

Ma session de pêche touche à sa fin. Même si je suis déçu d'avoir manqué un beau poisson, toucher une belle truite, c'est pas mal pour une découverte !

 

Le deuxième jour, je bénéficie cette fois de deux heures. Je vais pouvoir prospecter plus en amont et trouver je l'espère ce qui fera craquer ces belles farios.

Fort de mon premier demi-succès, je commence à la cuiller noire. Rien sur le pool ou j'ai manqué la belle lors de la dernière sortie. Cela s’annonce donc difficile.

Je tente plus en amont mais je suis bloqué par une propriété. Je rejoins la route pour en faire le tour. Le poste suivant est encore plus profond et mon Aglia numéro trois n'est pas adaptée. Il me faudrait des cuillers type Lusox, équipées d'une tête plombée. Je tente à nouveau au poisson nageur coulant. Je ratisse le poste en le laissant descendre jusqu 'à l'accrochage mais cela ne plaît à personne. Je peux voir plusieurs chevaines en queue de pool. L'idée de la mouche noyée aval me tente mais je n'ai pas le temps en deux heures de retourner à la voiture, changer de canne, refaire un montage et revenir.

J'avance sur le poste suivant. Il est tellement encombré par les arbustes rivulaires que je peine à lancer mon Rapala. Nouvelle propriété, j'en fais à nouveau le tour. La lumière sur la rivière est alors magnifique. Je prend le temps de faire une photo.

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La fosse suivante est très large et très profonde. Je change mon Countdown sept centimètres par un neuf centimètres. Je tente l'agression territoriale qui pourrait faire bouger une très belle. Rien, malgré que je la ratisse en tentant diverses profondeurs.

Ne réussissant pas sur les beaux postes, je tente les radiers. Je change à nouveau pour une cuillère. Énième accroc mais cette fois, ma noire y reste. Je décide de rester à la cuiller et fixe une dorée à points rouges. Rien sur les premières tentatives. Je pêche plus particulièrement ceux de la berge opposée, me disant qu'ils doivent être moins pêchés. Ils sont éloignés de dix à quinze mètres. Ma nouvelle Prorex est précise. Rien sur les radiers intermédiaires. Je lance sur la fin du trou plus en amont. J'attends une seconde afin de laisser le temps à la cuiller de couler puis ramène lentement en montant de plus en plus la canne afin de coller au profil du fond.

Tape avant l'arbre mais elle ne se pique pas. Je peux alors la voir suivre le leurre jusqu'à mes pieds. C'est une belle truite de trente cinq à quarante centimètres. Malgré mes différents changement de rythme elle n'attaquera pas. Pendant qu'elle retourne lentement jusqu'à son poste je change de couleur. Elle suit encore mais ne prend toujours pas. Elle ne touchera pas non plus aux poissons nageurs qu'elle « collera » également sur un bon mètre avant de se caler définitivement. Flûte ! Encore manquée.

S'en suit une longue fosse karstique dans laquelle je pourrais apercevoir de nombreux petits chevaines. Ils ne s'intéresseront pas à ma cuiller. Une longue rangée de nénuphar forment un très beau poste à brochet. Ma petite cuiller ne plaira à personne. Il faudrait que je revienne avec une canne et des leurres plus conséquents.

Je reconnais alors un chemin que nous avons plusieurs fait avec ma femme. Il surplombait la petite rivière. J'en connais l'accès. Le parcours est bien plus long et je ne me souvient pas y avoir vu d'habitation.

Mon temps de pêche arrive à sa fin. J'ai progressé sur la connaissance de ce beau cours d'eau mais je sais tout au plus ce qui ne fonctionne pas. …

 

Le troisième après midi est pluvieux. La randonnée est annulé, j'ai alors plusieurs heures devant moi. Je prend ma voiture et file vers ce Coly qui me résiste. Les essuies glace balaient le pare-brise. Je laisse la voiture le long de la petite route, enfile mes waders et me couvre de ma veste de pluie. Je prend cette fois mon fouet et mes boites de mouches. Le fils « colle » sur le blank mouillé. Le courant est soutenu, le poste profond, je noue trois mouches de couleurs et de formes différentes dont une plombée en pointe. Rien malgré mon quadrillage en règle.

Je remonte à la voiture et reprend mon lancer léger et mes boites de leurre. Je prend cette fois deux autres boites de cuillers et de poissons nageurs plus petits. Il me faut trouver ce qui fonctionne !

Plus haut, j'élimine rapidement les cuillers numéros trois qui ne tentent toujours personne. Le suivant est magnifique, c'est une chute d'eau sur toute la largeur du cours d'eau. La profondeur doit être d'environ quatre-vingt centimètres. Mon poisson nageur coulant peigne parfaitement mais lui aussi est éliminé. Les petites cuillers ont du mal a pêcher dans ses conditions de profondeur et de courant. Je prend alors ma troisième boite et choisis un Rapala countdown de cinq centimètres couleur truite. Je peux alors voir que ma nouvelle Prorex XR est aussi à l'aise avec ses leurres légers. J'adore sa sensibilité obtenue grâce à l'enroulement des nappes de carbone horizontale et verticale. Elles me permettent de ressentir les vibrations du poisson nageur. Je lance trois quart vers l'amont afin de couper le haut de la chute. Tape avant la cassure. Là encore c'est une belle truite de plus de quarante centimètre qui ne se pique pas, j'enrage ! Je relance, ramène en animant et peu voir la belle monter, pousser le petit poisson de plastique sans se faire prendre. Avec ses eaux limpides, elles sont méfiantes et prudentes. Elle montera trois fois de plus, sans que je puisse la piquer ! Elle gagne à la loyale !

Je constate donc que les beaux poissons, installés sur les postes faciles sont tentés par des plus petits leurres sont donc éduqués. Il me faut changer de stratégie. Je tente la série de courants plus en amont. Ma tresse verte ne me permet pas de pêcher juste. Il faut à tout pris que je change. Le suivit de mon leurre est une information indispensable. Grâce à l'angle avec la surface de l'eau, je peux savoir à quelle profondeur je pêche et donc épouser parfaitement le fond.

Rien sur cette série de petits courants.

Je continu de monter. Un très gros arbre de plus de vingt mètres est tombé. Il forme un pont de singe glissant. Un embâcle s'y est formé. Cela en fait un très beau poste. J'ai alors la joie de voir un beau gobage quelques mètres au-dessus. Je suis tenté de retourner à la voiture chercher ma canne à mouche mais je me rappelle que j'étais venue pour baptiser ma nouvelle canne. Le coup est complexe, le courant arrive directement dans l'arbre. Je décide d'utiliser ce pont naturel afin d'être dans l'axe du courant. Le tronc moussus est rendu glissant par la pluie. Je progresse lentement afin de ne pas faire de vibration que la truite pourrait ressentir. Me voilà bien placé. J'expédie mon petit leurre vers la berge opposée de façon à ce qu'il vienne couper la veine d'eau juste en amont du gobage. Je n'attend qu'une seconde de façon à pêcher juste sous la surface où la truite à mouché puis ramène à peine plus vite que le courant. Les mouvements du poisson nageurs sont arrêté par une violente touche. J'appuie le ferrage en levant la canne. Elle remonte de suite le courant. Le frein de mon nouveau moulinet Prorex chante. Je profite de se moment pour remonter le tronc de l'arbre afin de pourvoir la contrer quand elle voudra y retourner. C'est ce qu'elle fait quelques instants plus tard. Je m'y oppose en force. L'action de la canne est alors parfaite : ferme dans un gant de velours. Après les deux premiers rush tout en puissance, cette belle sauvage qui doit avoisiner les quarante centimètres commence à fatiguer. Je peux alors rejoindre le bord de l'eau pour prendre les premiers souvenirs.

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J'adore le contraste entre la grande technicité de la canne et cette magnifique fario sauvage !

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La poignée ergonomique du porte moulinet Fuji TVS couplé à la tresse m'a permis de ressentir les informations vibratiles jusque dans la main.

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La poignée mousse EVA de haute densité est d'une parfaite tenue.

Les couleurs sont joliment assorties un artiste pourrait en peindre une nature morte.

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Je ne résiste pas a faire un selfie avec ma belle sauvage depuis l'arbre. J'en ai tant bavé pour la prendre, que j'enlève mon pull et ma veste de pluie afin d'ajouter de la couleur à l'image malgré les quelques grosses gouttes. Ces dernières forment des bulles sonores sur le ruisseau.

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Je prend un dernière photo de l'ensemble. Outre ses couleurs assorties qui sont du plus bel effet, j'ai beaucoup apprécié la douceur de ce tout nouveau moulinet Prorex LT 3000 CHX. Sa mécanique puissante est protégée en permanence par l'huile Mag Sealed dans un bâti en aluminium. Il n'a pas bronché face a ses nombreuse heures sous la pluie ni à sa mise à l'eau pour les photos.

C'est le moment de dire adieu à cette belle tigresse tachetée.

Je prend le temps de m’asseoir et de savourer cette victoire. Je viens de baptiser mon nouvel ensemble dans des conditions difficiles. Je suis comblé.

Je prend mon sac détrempé pour boire.

Avec cette pause, je prend conscience que je commence a avoir froid.

Après ses quelques heures sous la pluie, je commence également a être mouillé.

Comblé, je décide de rentrer.

Les ballais des essuies glace reprend leur danse à deux temps.

Ma femme à gardé le poêle allumé. La bouilloire y fume. Elle m'en sert un thé brûlant.

Je peux alors rapidement me réchauffer à cette douce chaleur.

Je savoure cette après midi parfaite !

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18 avril 2018

Un beau brochet dans le marais

J'enfile mes waders, prend mon grand lancer léger et ma boite de leurre.

Je commence par les quelques pool avant de rejoindre le petit affluant. Mon poisson nageur intermédiaire de sept centimètres évolue parfaitement entre deux eaux mais n'intéresse personne.

Je traverse le wateringue. Il n'y a que vingt à trente centimètres d'eau mais à cause de la vase, j'ai de l'eau jusque en haut des cuisses.

Le beau temps des derniers jours à fait perdre plusieurs centimètres au ruisseau. Rien sur le premier virage.

Je continue de monter, rien non plus sur le pool suivant.

Je n'ai pas revu les cigognes aperçues la semaine dernière. Un couple d'oie d’Égypte cancane sur la bute d'une hutte. Les oiseaux migrateurs sont de plus en plus présents dans cet espace sauvage. J'ai pu voir la semaine dernière, avec deux des cigognes, trois grues cendrées !

Aujourd'hui elles étaient quatre dans les prés fraîchement semés.

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Rien non plus sur le virage suivant.

Près d'une autre hutte, une vanne commande la sortie d'eau. Dans ce pool, c'est plus profond. Mon poisson nageur ne plaît à personne.

Il y a un beau virage plus en amont. Je lance vers le milieu du poste. Je ramène lentement. La sensibilité de ma Daiwa me permet de sentir le poisson nageur qui se déhanche. Rien. J'avance pour lancer plus loin. Rien non plus. Je m'avance encore sur le bas de poste pour lancer sur l'arrivée du poste. Je ramène doucement, petite touche. Je ferre mais je penne à sentir quelque chose. A mon niveau, je vois une grosse truite de mer d'environ soixante centimètres qui est descendu avec le leurre. Je mouline comme un fou pour reprendre contact. Elle monte alors en surface et je peux voir de magnifiques points rouges. C'est une monstrueuse fario ! Elle ouvre la gueule en la secouant et j'ai le désespoir de voir le l'hameçon simple se détacher. Je suis stupéfait !

Piteux, je relance. Je mouline, elle remonte ! Je ferre et je vois encore ressortir mon Daiwa. Je suis dépité, mon test avec hameçon simple est négatif. L'hameçon glisse sur les os de la grande gueule.

Je la vois repartir vers le profond du poste. Évidement elle ne touchera plus à aucun autre leurre que je lui présenterai. Je suis tout tremblant ! Quelle monté d'adrénaline ces gros poissons à vue !

Enchanté d'avoir pu toucher un si beau poisson, je continue ma pêche. Le virage en amont est difficile à pêcher car je le coupe dans le mauvais sens. Je suis obligé de faire des lancer courts et précis. Nouvelle touche dans le plus profond du poste. Je ramène un plus petit poisson d'un peu plus de trente centimètres qui, lui aussi, se décroche.

Cela signe l'arrête du test avec les hameçons simples. Trois touches, trois décroches !

Je change pour un autre poisson nageur avec hameçon triple mais n'aurais pas d'autre touche sur les deux derniers postes plus en amont.

Je revenant, je ne peux m’empêcher de tenter à nouveau la belle. Je ne la reverrais pas.

J'ai encore du temps, je retourne à la voiture pour changer de canne et prendre mon ensemble pour grands carnassiers.

Je traverse le marais pour rejoindre la partie avale du parcours. La marée est haute, le coefficient est important, le niveau d'eau sera donc haut. Mes précédentes expériences m'ont apprises que les brochets sont d'autan plus actifs qu'ils ont plus d'eau sur la tête.

Je fixe un Rapala articulé de onze centimètres sur un fluorocarbone de soixante dix centièmes.

Rien sur toute la partie basse. Les poissons relâchés n'ont pas bougé.

Me voilà presque à hauteur de la voiture.

Rien non plus dans le pool en aval de la sortie du wateringue.

La marée doit descendre car le courant est maintenant visible. De gros paquets d'algue s'animent. Je décide de pêcher ce parcours où l'eau est trop peu profonde habituellement.

Mon grand poisson nageur évolue juste sous la surface. Sa couleur orange fluorescente me permet de le voir de loin. Je ramène en basculant mon grand lancer de trois mètres trente de droite à gauche. Je vois alors un grand Vé, semblable à celui d'une torpille, suivre le leurre. Je continue de moulinet lentement. Je peux maintenant apercevoir, grâce à mes lunettes polarisantes, une masse sombre, rattraper le leurre puis l'aspirer. J'attends une demie seconde avant de ferrer. Bingo, le brochet explose en surface en signe de protestation ! J'adore ses sauts spectaculaires ! Le combat commence, il me prend de suite du fil ! Le moulinet chante, j'adore cette mélodie ! Ma tresse de douze centièmes résiste ! Il rebrousse chemin au bout de quelques mètres. Mon Daiwa Balistic en taille 4000 avale rapidement la ligne et me permet de garder le contact. Il passe devant moi et je peux alors voir qu'il a engamé le grand leurre. Il est donc bien piqué. Mon frein est bien réglé, je peux donc le brider rapidement. Il arrive en surface.

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Il me faudra encore patienter quelques minutes avant qu'il ne se calme et que je puisse faire les images suivantes.

Le voici posé dans les faux roseaux.

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Je ne résiste pas de faire d'autres photos, notamment de mon nouveau moulinet, un Daiwa Balistic 4000 CHX qui c'est révélé parfaitement adapté. Je lui apprécie sa plus particulièrement sa douceur de récupération.

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Je prépare mon matériel pour tenter un selfi : laisser le grand poisson dans l'eau après avoir ouvert le pick-up. Poser le sac sur la berge, en sortir une boite qui me servira de support pour le téléphone. Programmer ce dernier en réglant le retardateur sur dix secondes qui me permettra de récupérer Esox en plaçant mes doigts dans le haut de ses ouïes, de l'autre main, placer la canne entre la berge et mon épaule, présenter ma belle prise en masquant mes doigts de façon a voir le plus possible la belle robe bronze et sourire pour affirmer mon grand bonheur !

C'est réussi pour celle-ci !

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Après avoir remis ma prise dans le lit de roseau, je vérifie la qualité de l'image et n'hésite pas à en prendre plusieurs.

La séance est finie, Adieu mon beau !

Je rentre enchanté d'avoir réussi à m'adapter ! …

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08 avril 2018

Première truite de mer, mâle, de 63 cm­

Je décide cette fois d'aller pêcher la partie avale du marais.

Avant de se jeter dans la mer du nord, deux très hautes dunes étranglent ce petit fleuve côtier de la cote d'Opale en formant un marais.

Je commence au pied du pipe-line. Cet ouvrage de conduction d'eau, permet de traverser ce petit cours d'eau large de quelques mètres.

L'eau est légèrement teintée. Je laisse le Rapala de sept centimètres, coulant, gris qui m'a valu une petite truite de mer lors de ma dernière sortie.

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Rien dans le premier poste.

Je traverse en jouant les équilibristes. Ce point de vue me permet de constater que le parcours est libre. Les truites de mer sont des poissons farouches si quelqu'un est passé précédemment, mes chances seront quasi nulles.

Le temps est gris et bas, je peigne le virage suivant en « S ». Je suis confiant, j'y ai déjà pris un brochet avec deux cuillers. Il m'avait fait une première tape, avait coupé ma ligne au deuxième passage et j'avais fini par le prendre en rajoutant un bas de ligne en acier. Celui là était très motivé !

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Rien cette fois.

Je traverse le wateringue grâce à mes waders. Le temps étant prévu pluvieux, il me permettent de rester au sec et au chaud.

Je continue de lancer en avançant doucement. Je m'efforce de peigner chaque veine d'eau. Pas de touche à la sortie du rué suivant. J'y avais pourtant déjà pris plusieurs fois une fario. Ce n'est pas forcement un mauvais signe. Les truites de mer sont des poissons imposants qui ne supportent pas la concurrence. Elles pourchassent sans ménagement les poissons plus petits. C'est un réflexe génétique pour protéger leurs futurs alevins que ces petites goulues pourraient dévorer. Sachant qu'elles ne mangent pas en eaux douce, c'est grâce à ce petit défaut que nous pouvons les prendre à la ligne. Elles sont peux être tout simplement apathique. Il y a aussi des jours sans. …

J'insiste auprès des saules immergés. J'ai toujours espéré y perdre un beau brochet mais je n'y ai jamais eu de touche. …

Le marais est ensuite tout plat. Mon poisson nageur passe rapidement sur les linéaires où un finock pourrait s'attarder. Rien.

J'insiste sur les quelques méandres en laissant le soin à mon countdown de bien descendre dans les amortis de chaque virage. L’exercice à cette distance n'est pas facile. Ma grande Daiwa de trois mètres trente me permet d'orienter à droite ou à gauche en fonction de la courbure. Rien non plus sur ce pool là.

Sur le suivant j'ai pu prendre, l'année dernière, en début de saison une très belle de soixante sept centimètres.

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Je lance mais le vent place ma dérive trop à droite. Je ramène canne haute afin de ne pas toucher le fond en ramenant. Je relance plus à gauche. Cette fois mon poisson nageur est correctement dans la veine centrale. Je lui laisse quatre secondes pour descendre vers le fond en moulinant très lentement, juste ce qu'il faut pour que le bas de ligne ne s'emmêle pas dans les triples. J'avale alors la bannière plus rapidement pour imprimer à mon leurre une accélération sur un mètre environ. Nouvelle pause de deux secondes en moulinant très lentement. Petite tape, suivit d'un mou dans la ligne. Je me suis déjà fait avoir avec une touche similaire il y a deux ans. Croyant avoir manqué un brochet qui aurait coupé la ligne, j'avais récupéré bêtement jusqu'à apercevoir à mes pieds une belle fario se débarrasser de ma cuiller. Cette fois, je ferre amplement. BINGO ! J'ai droit à de gros coups de tête rageur. C'est un beau poisson ! Il part en remontant la rivière. Mon moulinet Daiwa chante, j'adore cette petite musique ! Mon frein est donc bien réglée. Un tel départ n'est pas l’œuvre d'un brochet, c'est donc une truite de mer. Je penche de-suite ma Grande Twilight de façon à la de-stabiliser. Cela fonctionne, elle revient vers moi. Elle garde cependant le fond, c'est donc un poisson de plus de soixante centimètres. A ma hauteur, je penche la canne dans l'autre sens pour tenter de la faire rester devant moi mais elle se moque bien de ma parade et continue. La douce musique du frein de mon Exceler chante encore. Elle me prend facilement dix à vingt mètres de tresse. Cette dernière résiste avant qu'elle ne fatigue et que je la ramène à nouveau devant moi. Sachant qu'elle a fait un demi-tour à gauche et un à droite, Si elle ne c'est pas décrochée, c'est qu'elle est bien piquée. J'ai droit a plusieurs aller- retour avant que je ne puisse la voir.

C'est une magnifique ravalée, toute brillante.

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Nous donnons ce nom aux truites de mer qui sont venues pondre cet hiver puis redescendent vers la mer.

Elle ne se laisse pas attraper si facilement. Elle repart plusieurs fois avant que je puisse l'approcher au bord.

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C'est un magnifique mâle au bécard prononcé.

Je prend le temps de faire de nombreuses images.

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Sa caudale puissante est taillée pour la remontée des fleuves.

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Ce beau migrateur est presque aussi long que la poignée ergonomique de ma Daiwa. Il mesure soixante trois centimètres. Il m'a donc offert soixante trois centimètres de bonheur !

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Sa tête est massive ! Une des branche du triple est encrée dans sa puissante mâchoire. Ma Twilght est baptisé par un magnifique migrateur !

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Mon nouveau moulinet, Un Daiwa Exceler 4000 LT s'est révélé un parfait allier pour venir à bout de ce lingot d'argent !

Je fais un prélèvement d'une trentaine d'écailles sur la queue. Elles seront envoyées à l'ONEMA pour y être analyser. Je recevrais en retour son âge, le nombre de remontées dans son fleuve natal, le nombre de frais. ...

Je tente maintenant un selfie.

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Je la pèse avant de la relâcher : deux kilo et trois cent grammes. Quand elles remontent de mer, beaucoup plus tard dans la saison, les poissons de cette taille pèsent plus de trois kilos. Elle perdent donc un tiers de leur poids pendant le frais.

Vient le temps de sa remise à l'eau.

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Désolé pour cette photo manqué mais elle est repartie avant que j'ai le temps d'en faire une autre de meilleure qualité.

Je peigne le reste du parcours mais la concentration n'est plus la même. Je suis sur le petit nuage de ce fantastique poisson.

Je croise un ornithologue. Il m'apprendra que le couple de rapace que j'observe régulièrement depuis plusieurs année au dessus du marais est un balbuzard des roseaux.

Balbuzard

Nous discutons pendant la demie heure qui me reste avant de retourner au collège pour un conseil de classe. J'ai bien du mal à m'y concentrer.

Ne ne cesse de penser à splendide grand migrateur. ...

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10 mars 2018

Ouverture réussie !­

Aujourd'hui c'est l'ouverture !

Tous les pêcheurs de truite attendent ce moment depuis six mois !

Les sorties des années précédentes m'ont montré que le levé du jour n'était pas l'horaire le plus propice.

Je décide donc de commencer par garder. Je contacte le deuxième garde pêche afin de nous mettre d'accord sur les parcours surveillés. Il va commencer par le bas du parcours. Je vais donc aller sur le haut qui est de plus, le plus proche de chez moi.

Je part à sept heure moins le quart afin d'être au bord de l'eau juste avant l'heure légale. Je pourrais ainsi surveiller ce point du règlement. La température est fraîche. Après cinq minutes de voiture je passe de premier pont de la Slack. Je ralenti, pas de voiture en bordure du chemin. Je roule lentement afin de tenter d'apercevoir un éventuel pêcheur qui serait venu à pied. Avec ce temps gris et bas, il fait très sombre et j'ai bien du mal à déceler le bord de la rivière. Je file vers l'amont. Là, il y a une voiture. Je m'engage dans la ferme afin d'aller y faire demi tour. Il a fini de s'équiper. Je me gare près de lui. Il en profite pour gagner la rivière. J'enfile ma veste, vérifie que j'ai bien ma carte et mon calepin. Il pêche le premier poste. J'ai le temps de voir qu'il pêche au flotteur, un tronçon de traditionnel bouchon de bouteille sous lequel il a pincé deux plombs de gros diamètre. Un hameçon maintien un beau vers de terre. Je me présente et engage la conversation. Joël est un fidèle de ce parcours. Je vérifie sa carte et note le contrôle dans mon carnet. Je lui souhaite une bonne journée et rejoins mon véhicule. Un autre pêcheur stationne son quatre-quatre. Je patiente afin de vérifier aussi sa carte de pêche. Immatriculé dans la Haute Marne (52), je commence par discuter. Monsieur à une maison secondaire dans la région. Je lui demande gentiment sa carte de pêche afin d'éviter de le suivre et attendre qu'il ne pêche. Il se plie volontiers à l'exercice et en profite pour me poser des questions sur la rivière. Lui aussi est en règle. Je lui conseille le haut du parcours en lui expliquant qu'un autre pêcheur peigne le bas. Il me remercie.

Je gagne les parcours situés plus bas. Il y a six voitures. Cette fois les contrôles s’enchaînent mais les prises sont encore peux nombreuses.

Juste après un sixième contrôle, je peux assister en direct à la prise d'une truite arc en ciel. Sa robe est presque parfaite, ses nageoires sont toutes là. Je félicite le pêcheur et poursuit ma tournée.

Cela me donne de plus en plus envie de pêcher. …

Sur le parcours plus en aval, je contrôle encore huit personnes. Là encore seulement deux poissons pris. La pêche serait-elle difficile ?

Nous nous tenons informés des contrôles respectifs et le même constat apparaît : les prises sont très peux nombreuses.

Me voilà dans le marais. Il n'y a qu'une voiture. C'est un habitué des lieux. Je sort mes jumelles et balaie l'étendue de la vaste zone. Il descend vers le bas du parcours. Un point blanc éveille mon attention. C'est une aigrette qui pêche. … Deux autres silhouettes sombres sont sur le ruisseau adjacent qui serpente à gauche. A cette distance, je ne les reconnais pas. Ils pêchent lentement, probablement aux appâts. Personne sur la partie du haut ?

L'envie de pêcher se fait trop grande. Il est neuf heure, je sors mon nouveau lancer préparé pour l'occasion. Je ne prend que la boite de leurres légers. Il fais froid depuis plusieurs jours, le débit est soutenu, il va falloir aller les chercher en profondeur.

Je fixe une cuiller numéro trois dorée. Rien sous le pont.

Je remonte le petit fleuve en peignant chaque poste afin de déterminer leurs postes. Rien sur les cinq cent premiers mètres. Ce nouveau lancer de sept pieds (2,10 mètres) n'est pas assez long pour conduire efficacement les dérives. Je décide de retourner à la voiture pour prendre mon grand lancer. J'en profite pour observer les trois pêcheurs. Mon ami a bien remonté pendant que les deux autres sont, au contraire, descendu. Je vais à sa rencontre afin de le contrôler et d'échanger nos informations. Son constat est sans appel, rien ! Je lui fais part de mes informations qui vont dans le même sens. Il décide d'aller plus en amont. Je continue pour ma part là où j'avais arrêté. Il n'a rien pris non plus à la cuiller, je change pour un poisson nageur coulant. Les truites n'étant pas sur les linéaires, je ne me concentre que sur les postes marqués. Le Rapala évolue bien mais n'intéresse personnes sur les trois postes suivants. L'eau étant légèrement tintée, je change pour un Zip Bait, également coulant mais plus flashy.

Je m'applique à bien laisser descendre le leurre avant de le récupérer. Cinq secondes en moyenne pour les belles fosses. Je ramène alors par saccades d'environ un mètre. Je fais ensuite une pause pour afin de tenter une belle ainsi que pour laisser redescendre le leurre puis anime à nouveau. Dès que je touche, souvent des herbes, je relève alors la canne pour peigner la fin du pool.

Dans le grand virage suivant, ma tresse fluo part à gauche après un énième accroc sur le fond en fin de poste. Cette fois c'est un beau poisson qui remonte avec la ligne. Il regagne la surface. Je peux alors voir un flanc de trente à quarante centimètres avant qu'elle ne se décroche ! Me. … La seule touche de la matinée et je la rate ! Quel nul !

Il est onze heures. J'ai promis de rentrer pour le repas avec un dessert. Les deux pêcheurs sont bien remontés, je vais redescendre à la voiture, y ranger mon matériel et aller vérifier leur carte de pêche.

Je file ensuite vers la boulangerie et rentre à la maison.

Ma fille a préparé un poulet frites. Je suis ravi de me poser. Leurs questions fusent. J'en profite pour faire le point. J'envoie également quelques messages au deuxième garde, qui confirme la pêche très difficile.

Une fois repus, je retourne auprès de la rivière. Personne sur les deux premiers ponts. Entre midi et deux heures, il y a moins souvent de monde. Personne dans le marais. Il commence à pleuvoir. J'enfile mes waders afin que l'eau puisse y ruisseler sans remplir mes bottes. Mouillé avec seulement huit degrés, je ne pourrais pas tenir très longtemps. Je dois me protéger.

Je décide de monter encore plus en amont. Rien sur les premières fosses.

Je décide de m'engager dans un tributaire. En début de saison, de beaux reproducteurs y traînent parfois. Mon poisson nageur coulant touche trop souvent. La profondeur est moins importante. Je change pour un poisson nageur intermédiaire de sept centimètres. Cette fois il évolue près du fond, dans la veine centrale. Rien sur les postes suivants.

A flanc de colline, dans un des pré, je peux voir le groupe de chevreuil. J'en compte huit. Ce que la nature est belle. …

J'arrive sur un autre beau poste. Je lance amont. Ma grande canne me permet de corriger mon lancer en la basculant à gauche pour contrer le petit vent d'ouest. Mon corps de ligne se prend quand même dans les faux roseaux de la rive. Je ferre à vide afin de l'en décrocher. Cela fonctionne. Me voilà en contact direct avec le leurre. Je bascule la canne à droite afin de contraindre le poisson nageur à passer plus à droite de la grosse motte de terre arrachée à la rive par la dernière crue. Arrêt brutal. Je ferre, pendu ! YES ! C'est un très beau poisson qui tient le fond. Ma longue DAIWA Twilight me permet de contrer chacun de ses coups de tête. Serait-ce une truite de mer en dévalaison ? Non, en levant la canne pour la déloger, je réussi à voir une robe brune. C'est une très belle fario de plus de cinquante centimètres. Elle file devant moi. Mon moulinet DAIWA, Exceler 4000 LT avale facilement la ligne. C'est ensuite le frein qui est mis à l'épreuve. Il s’acquitte de la tache par une petite musique que j'adore ! Elle me fait plusieurs aller retour dans le poste avant que je ne puisse la ramener à mes pieds. Je peux alors tenter les premières images.

Dans ses tentatives de décrochage, la ligne c'est entourée autour de sa tête massive. Je m'approche de la berge pour faire d'autres photos mais je glisse. Le poste est profond. J'ai de l'eau jusqu'à la taille. Vive les waders !

Je tente d'autres points de vue.

Sa robe est superbe. Sa tête est magnifiquement colorée de bleu, typique de notre souche atlantique sauvage.

Le poisson nageur Savage Gear intermédiaire de sept centimètres a été parfaitement adapté.

Je fais d'autres images, notamment de sa large caudale. Elle a été abîmée par le frai frai de cet hiver.

Sa nageoire adipeuse, ponctuée de rouge est aussi raillée.

Je tente maintenant un selfie.

Quelle belle truite fario !

Je suis enchanté.

Adieu ma belle. …

Il est seize heure, ma pêche est réussie !

J'arrête la pêche pour aller garder sur les parcours que je n'ai pas fais ce matin.

 

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21 décembre 2017

Deux brochets de quarante sept et cinquante et un centimètres dans les marais du Calaisis (62)

Après un premier essais à la perche concluant en ruisseau je décide d'aller tester cette Iprimi dans la rivière de Hames. J'ai pu, lors de précédentes sorties, y toucher plusieurs brochets et je voudrais bien la tester avec un poisson plus conséquent.

Le temps est gris et bas.

Je décroche mon leurre souple de l'accroche-leurre situé au dessus du talon. Il est placé sous le blank. Je l'aurais préféré dessus, cela permettrait, une fois le leurre fixé, d'avaler la ligne avec le moulinet sans que cette dernière ne s'y emmêle.

Le premier poste après le pont est plus profond. Je lance vers l'aval. La petite chevrotine permet à mon montage d'évoluer plus creux où doivent se trouver les brochets en ce début d'hiver. Je ramène lentement. Le beau touché lors des précédentes sorties n'a pas bougé. Je continue de mouliner lentement. Éclair sur l'arrivée du courant. Un petit gobe mon leurre. J'appuie le ferrage. La canne est complètement pliée. Mon moulinet Iprimi 1000 permet de garder le contact facilement. Ma fine tresse de huit centièmes le tient facilement en respect. La souplesse de la canne gomme toutes les maladresses, le contact reste permanent. Je peux le ramener et faire les premières images.

Je le relâche ensuite.

Quel plaisir de les voir repartir rejoindre leur poste. Merci petit !

Ravi de cette première prise, je vais tenter le parcours en amont du pont.

J'ai une touche mais c'est un brochet encore plus petit qui manque le leurre.

Je reprend la voiture pour rejoindre le parcours quelques kilomètres plus haut.

La famille des foulques sont toujours là. J'aborde le poste lentement afin de les laisser aller se cacher sans qu'ils ne fassent un raffuts du diable qui alerterait tout le monde.

Juste au dessus du pont il y a un beau poste, plus profond. Je commence au poisson nageur. Rien en passant au milieu de la petite rivière. Je lance plus à gauche. Touche, je ferre mais dans le vide. Depuis que j'ai relâché ce poisson de soixante et un centimètre, je le touche quasiment à chaque sortie, sans pouvoir le reprendre. Il m'a congratulé d'un beau remous. Je tente d'autres lancers mais il ne remonte pas. Il connaît la musique. Je lance plus à droite mais rien non plus.

Je change pour une cuiller. Je lance droit. Rien. Je tente à gauche mais le beau ne bouge pas non plus. Je tente à droite. J’accélère pour passer la ronce qui fini sa descente dans le ruisseau. Attaque au moment ou la cuiller passait l'obstacle. Je le manque ou bien c'est lui qui la manque.

Je relance légèrement plus à gauche afin de passer plus au large. Bingo, pendu ! Là encore, mon ultra-léger encaisse facilement ses coups de tête mécontents.

Je descend dans l'eau pour faire une série d'image.

Les couleurs de l'ensemble canne plus moulinet sont en parfaite harmonie.

Lui aussi je le laisse repartir.

Il est seize heure. En cette fin d'après midi du premier jour de l'hiver, la luminosité commence à décliner.

La température qui n'était que de neuf degrés, selon ma voiture, décline encore. Je n'ai pas bien séché mes mains après ma dernière prise. Je suis obligé de m'arrêter pour les réchauffer, en bougeant mes doigts dans les poches de mon épaisse polaire.

Je vais tenter le bas du parcours.

Je n'aurais pas d'autre touche. Le pic d'activité se situait classiquement avant 16h00.

Il est dix-sept heures, la température chute encore à l'arrivé de la nuit. Je décide d'arrêter et de rentrer.

J'ai réussi ma pêche, je suis content.

Mon ultra-léger, Daiwa Iprimi Presso tient des poissons de plus de cinquante centimètres. C'est une deuxième satisfaction.

 

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11 novembre 2017

Une perche de vingt quatre centimètres dans les marais du Calaisis (62)

En ce jour d'automne, le temps est gris et les nuages sont bas.

Je lance une petite cuiller numéro deux. La première impression de souplesse lors du lancer est confirmée pendant la récupération. La canne d'action parabolique affiche une courbe régulière.

Rien prêt des nénuphars. Je lance en linéaire en avançant pour tenter un éventuel brochet qui serait posté dans le milieu du lit. La courbure se prononce. Une herbe est accroché à ma cuiller.

Je longe la hutte aménagée par des chasseurs à proximité de la petite rivière. Les cygnes glissent gracieusement sur le petit lac. Ils sont très curieux et aiment venir me voir. Le mâle est devant et a gonflé ses ailes en signe d'agression.

Rien non plus sous le petit pont.

Accroc ou touche dans le virage au dessus. Une perche suit ma cuiller. Je tente d'effectuer un huit avec ma Mepps. Elle la suit en hérissant les épines de sa nageoire dorsale mais ne prend pas.

Je m'assoie pour tenter autre chose. Je fixe un leurre souple de six centimètres. Elle est toujours là. Je lance deux mètres plus loin, ramène. Touche ! YES ! Elle résiste. C'est une belle de plus de vingt centimètres. Je descend une botte dans l'eau afin de l'attraper. Premier poisson avec cet ultra léger. J'ai réussi à m'adapter, je suis enchanté !

Je fais une série de photo.

Les couleurs des liserés et des bagues en aluminium anodisés sont en parfaite harmonie avec les nageoires oranges vives de cette belle perche.

Le leurre souple Daiwa Duck Fin Shad, couleur Uv Chartreuse lui a plu au premier passage. Sa large caudale en forme de patte de canard qui vibre généreusement a su faire la différence.

Je tente un selfie.

Adieu ma belle. …

Les intersections sont toujours de très bons postes. Mon ultra léger Daiwa Presso Iprimi est baptisée !

Je continue avec ce leurre souple sans avoir d'autre touche.

Je change pour un ensemble carnassier plus lourd qui me permettra de tenter de plus beaux poissons. Mon grand sac à dos me permet d'emporter plusieurs cannes. Je prend souvent une canne à mouche car c'est une autre de mes techniques préférées. Cette petite rivière étant très encombré, j'ai préféré une grande canne Daiwa de trois mètres trente pour une puissance de 15-50 gr. Elle va me permettre de contrôler des leurres de dix à quinze centimètres qui sont parfaitement adaptés à cette petite rivière très encombrée.

Je lance vers l'amont, les brochets ayant souvent le nez vers le courant, ils voient et perçoivent ainsi mieux le leurre. Ils peuvent alors mieux cibler leur attaque ce qui minimise les ratés. Mon Rapala articulé onze centimètres évolue parfaitement à quelques centimètres sous la surface. Je ramène ainsi lentement. Rien sur la première centaine de mètre.

Nous avions pris, lors d'une précédente sortie avec mon ami Julien, un brochet de cinquante sept centimètres contre une grosse laiche. Il y a de temps en temps une de ses grosses touffes d'herbe le long de la berge. Elles forment de bons postes sur ses rives linéaires serpentant dans le marais. Je lance au-delà et ramène de façon à ce que mon poisson nageur l'affleure. C'est là que ma grande canne est parfaite. Je peux contrôler parfaitement l'angle. Touche ! Ferrage, manqué ! Flûte, il connaît la musique et n'a fait que taper le leurre. Il remporte cette manche. Je tente d'autres lancers puis d'autres leurres mais il restera calé.

Je poursuis ma prospection plus en amont.

J'arrive à un endroit plus large. Ce coin est magnifique. Il est en plus surplombé d'un grand saule. Il perd régulièrement des branches, ce qui en fait un poste à brochet idéal. Je n'y ai jamais rien pris. Il doit forcément être occupé par un très gros poisson.

Je tente un lancer longue distance. Mon Gunki de treize centimètres fuse. Il passe parfaitement au-delà du saule et amerri vingt-cinq mètres plus loin contre la berge d'en face. Je bascule alors ma grande canne de façon à ce que mon articulé, très peu plongeant passe sous le saule. Je vois alors un grand Vé, semblable à une torpille dans les films, venir de la berge sous le saule et suivre mon Ikota. Il ne prend pas. Il suit toujours. Le voilà à moins de dix mètres. Il me faut tenter quelque chose avant qu'il ne puisse me voir. Je ralentis. Il ralentit. J'accélère. Énorme gerbe d'eau suivit d'un poids monstrueux sur la ligne. J’appuie le ferrage et le combat commence ! Ma grande canne est complètement pliée. La tenue du poisson est parfaite. J'ai bien réglé mon frein et il me prend alors une vingtaine de mètres d'une facilité déconcertante. Il me fait ensuite une splendide chandelle. J'adore ses manifestations de mécontentement. Elles sont aussi magnifiques que risqué. Je peux malheureusement voir que les triples ne sont piqués qu'au bord des lèvres. Je ne dois pas prolonger le combat, ni casser cette peau. Je bascule tantôt à droite tantôt à gauche pour le déstabiliser au plus vite et je réussi à le ramener vers la berge. Je glisse un pied dans l'eau. C'est plus profond et l'eau glacée envahit ma botte. Qu'importe, il est magnifique ! Seul un hameçon est pris sur la lèvre et sa brutale défense en a fait une boutonnière. L'instant est critique ! Je tente de glisser mes doigts entres ses opercules mais il refuse de les ouvrir. Il se débat et repart. Je coupe court à son nouveau tour pour l'amener à nouveau. Le triple tient encore. Nouvelle tentative, j'y parviens cette fois et peux le hisser sur la berge.

VICTOIRE !

Il doit bien être supérieur à quatre vingt dix centimètres !

Vite, mon téléphone pour immortaliser l'instant ! Je lâche la main droite pour la glisser dans ma poche. Je tremble et mes mains mouillées ne parviennent pas à sélectionner l'application appareil photo. Je le pose, les essuie sommairement puis recommence. Le grand poisson se débat, violemment, retombe sur la berge puis dans l'eau. Il rejoint immédiatement le large.

J'ai préféré sauver le téléphone.

Mon cœur bat à tout rompre.

Je m'assois pour laisser échapper un long cri de guerre ! ...

Je m'allonge dans l'herbe pour retrouver mes esprits. Que d'émotions ! ...

Je me rend compte alors que la luminosité a baissée. Il est dix sept heure. Il va bientôt faire nuit.

Avant de rentrer, je tente la dernière intersection au-delà du saule.

Je lance mon Gunki. Contact, Rien ! Le gros brochet a ouvert l'émerillon. Avec l'émotion, je n'ai pas vérifié le montage. Dommage, j'aimais bien ce cadeau que m'avait fait mon frère Simon.

Je fixe le Rapala initial. Je relance, puis ramène lentement. Touche à la pointe de l'intersection. C'est nerveux mais très petit. J'attrape rapidement un petit brochet.

Lui est bien piqué et je peux faire une image avant de le laisser repartir.

Fait bien attention à toi bébé, un monstre rode dans le coin !

Je rentre, profondément heureux d'avoir pris ce fantastique carnassier. Je suis aussi ravi d'avoir réussi à deviner son poste. Je suis par contre très déçu de ne pas avoir réussi à le mettre dans ma « bourriche numérique ». ...

Au passage de la hutte, je dérange le martin pêcheur. Il file droit vers les bambous où je l'ai plusieurs fois vu y aller se cacher.

Je laisse cette belle nature sauvage s'envelopper de son voile nocturne et je rejoins la voiture.

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29 octobre 2017

Deux perches de trente et un et vingt six centimètres sur le lac de la Valette en Corrèze (23)

Bruno m'a invité à pêcher le carnassier en float tube sur ses terres dans cette Corrèze sauvage.

Nous avons rendez-vous sur le lac de la Valette à Marcillac la Croisille. Le nom à lui seul laisse rêveur !

Je pars après sept heures. La voiture clignote en n'indiquant que trois degrés. La température vient de chuter de sept degrés depuis hier. L'automne, les poissons n'apprécient pas beaucoup les baisses rapides de températures.

Aujourd'hui le temps est gris. C'est un atout pour pêcher le sandre qui est lucifuge. Ses yeux lui permettent de voir dans la pénombre ainsi que dans l'obscurité. Il devrait donc être plus actif, ayant un atout supplémentaire par rapport sur ses proies.

J'arrive comme prévu à huit heure trente, Bruno est déjà là.

En descendant de la voiture, je suis saisi par le froid. L'étreinte des retrouvailles est chaleureuse.

Nous échangeons rapidement sur les options du jour. Devant ma confiance, il m'emmène sur une mise à l'eau d'un des bras du barrage. L'eau est claire.

Nous sortons notre matériel en échangeant sur les scenarii.

N'étant jamais venu sur ce vaste plan d'eau, je prend de nombreuses boites de leurre. Je prend trois cannes. Un ultra léger, un lancer léger et une canne casting médium. Elles me permettrons de faire face à toutes les situations. Nous enfilons nos waders. Je range tout cela dans le float tube et je le porte difficilement au bord de l'eau.

Bruno m'indique avoir pris des perches sur cette anse minérale. Les bateaux partent depuis la longue mise à l'eau de béton m'explique-t-il mais les pêcheurs filent en négligeant cet arrondi de cote.

Je pend donc le temps de passer mon leurre souple de sept centimètres monté sur une tête plombée de dix grammes le long des pilotis de bois marquant la piste. Rien. Rien non plus le long de la bordure. Je m'assoie sur le siège du float et enfile mes palmes. Je peux alors m'éloigner et continuer de pêcher la vingtaine de mètre de la bordure. J'attends Bruno qui fini de se préparer et de se mettre à l'eau.

C'est parti pour une journée de pêche.

Bruno tente au lancer léger avec un petit leurre souple de cinq centimètres.

Je peux suivre la topologie du fond à l'aide de mon sondeur. C'est une pente douce, qui se prolonge depuis la forêt.

Rien pendant la première demie heure. Rien non plus pour Bruno.

Je sent que mon leurre touche quelque chose. Cette Daiwa STEEZ AGS est très résonante. Lors de la récupération, je sent la tension provoqué par son action. Quand mon leurre touche quelque chose, sa nage est perturbée. Ma tresse me renvoie cette précieuse information. Depuis le début, je lance vers le large à vingt ou trente mètres. Dès que le leurre à touché l'eau, je laisse le pick up ouvert de façon à ce que mon leurre coule verticalement. Quand les spires ne se dévident plus, c'est que j'ai touché le fond. Avant la récupération, j'effectue un ferrage qui permet de décoller mon shad. En récupérant plus ou moins lentement, je peux faire décrire à mon leurre une courbe qui s'approche de la courbe du fond. Si j'ai touché c'est donc qu'il y a un obstacle ou une déclivité du fond. Dans tous les cas, c'est une bonne chose pour les carnassiers qui les utilisent pour ce cacher. Je relance au même endroit. Je laisse le pick up ouvert. Une fois que la tresse s'arrête de filer, je récupère. Cette fois un peu plus rapidement de façon à passer au juste au dessus de ce bon coin. Touche ! J'appuie le ferrage. Ça résiste, c'est nerveux, pas de lourd coup de tête, ce doit être une belle perche. Je ramène sans la brusquer pour éviter de déchirer sa mâchoire fragile. Elle tient le fond, elle dépasse donc plus de trente centimètres. J'avertis Bruno. Les deux mètres de ma canne contrent aisément ses départs. Il me suffit de l'orienter à droite ou à gauche en fonction de son humeur. Elle arrive maintenant en surface. C'est bien une belle perche de plus de trente centimètres. Je suis enchanté. Je passe mon pouce dans sa bouche avant de la brandir victorieusement !

 

17 10 29 Valette (2)

 

Pendant que Bruno me rejoins, je la mesure. Trente et un centimètres. C'est une belle perche, je fais d'autres images.

Je demande à Bruno de me faire des photos d'ensemble.

 

17 10 29 Valette (7)

 

Merci à toi Bruno pour cette image parfaite !

Une fois ces images réalisées, je peigne à nouveau le poste. Le sondeur m'indique une déclivité importante avant une longue plage. Elle était posté contre cette arrête.

Pas d'autre touche. Comme souvent pour les beaux sujets, elle était seule.

Je rejoins la plage pour faire d'autres photos, notamment avec le moulinet Daiwa MX 2004, nouvellement acquis. Je suis enchanté par sa rotation fluide et douce que procure les roulements Mag Sealed. Étant précédemment un fidèle de Shimano, je ne connaissait pas cette technologie. Après m'être renseigné, j'ai pu apprendre que cette haute technologie, issue de l’aérospatiale, consiste à emprisonner de l'huile aimanté dans les roulements. Elle assure ainsi une protection à très long terme de la mécanique interne. Cela améliore la rotation de l'ensemble. J'en suis enchanté. Je les ai mis plusieurs fois à l'eau pour faire des photos et ils ont ensuite tourné normalement.

 

17 10 29 Valette (3)

 

J'en fais une autre avec le leurre souple qui a permis la prise, un Daiwa Dukfin shad de sept

centimètres couleur Kibinago.

 

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Je tente une en paysage avec la mise à l'eau. On devine le float de Bruno.

 

17 10 29 Valette (4)

 

Nous essayons ensuite un selfie du binôme.

 

17 10 29 Valette (8)

 

Nous continuons de prospecter la longue plage. Des carpes y trahissent leur présence en sautant bruyamment. Elles utilisent ses sauts hors de l'eau pour se débarrasser de leurs parasites.

Pas de touche. Bruno tente plusieurs leurres. J'insiste près d'un ponton où Bruno à pu en faire plusieurs belles cet été. Rien.

Des corbeaux coassent au dessus de nos têtes.

Je commence à avoir froid, je n'ai pas pris ma veste pensant que la température progresserait mais ce n'est pas le cas. Le lac est calme, il n'y a ni vent fort, ni courant qui m'oblige à palmer et je ne parviens pas à me réchauffer. Il est onze heure trente, nous décidons de retourner à la voiture pour que je puisse récupérer ma veste puis d'aller manger en espérant que tout cela me réchauffe.

C'est le cas. Nous traversons pour aller tenter plusieurs arbres noyés repérés sur la berge d'en face.

Pendant la traversée, je fais un sandwich avec le patté de volaille fait par mon beau père. L'odeur qu'il dégage excite les papilles de Bruno qui la sent depuis son flot tube ! Bruno quand à lui, a amené deux baguettes. Malheureusement, le sac dans lequel il les avait mise dans le float tube n'est pas étanche. Chaque baguette est amputé de moité. Je jette l'autre moitié dans le lac. Les carpes que nous avons vu sauter ce matin s'en régalerons. Quelques minutes plus tard, ce n'est pas les carpes qui viendrons manger le pain mais les corbeaux ! Ce qu'ils sont opportunistes !

Sur l'autre quart de baguette j'étale du fromage frais acheté sur le marché quelques jours plus tôt. J'ai aussi apporté un Banyuls de treize ans d'âge ! Ces produits du terroir, dégustés au beau milieu d'un lac sont un autre grand moment de bonheur !

Bruno me prend en flagrant délit ! …

17 10 29 Valette (9)

Pendant que Bruno mange à son tour sur la berge, je tente la berge que nous avons atteins. Elle est plus escarpée. N'ayant plus eu de touche au leurre souple, je tente une cuiller, plus bruyante et plus agressive.

Je lance d'abord le long de la berge où je passe avec ma canne casting et un gros poisson nageur.

Je change de canne pour tenter ensuite plus au large. Même méthode. Ma STEEZ me permet de ressentir la rotation de la cuiller. C'est un vrai régal. J'avance doucement en peignant une fois contre la berge au gros poisson nageur, puis cette même longueur, vers le large à la cuiller.

Je cherche la bonne vitesse de récupération. Si je ramène trop lentement, la rotation de la cuiller s'arrête quand elle touche les pierres du fond. Si je vais trop vite, je passerai plus haut dans la colonne d'eau.

Touche ! J'appuie le ferrage ! Pendu ! C'est également nerveux mais tire moins. Ce doit être une perche plus petite. Elle tient quand même le fond. Je la ramène sans violence mais sans laisser de mou dans la ligne. Elle se débat en arrivant en surface. Je reste vigilant car c'est un moment délicat. La bannière est courte ce qui annihile son élasticité. La ligne forme souvent un angle droit et c'est alors le frein qui doit contrer un éventuel départ. Cette zébrée, qui doit faire un peu plus de vingt cinq centimètres, n'est pas assez puissante pour me dévider la tresse de mon moulinet. Je l'attrape dès qu'elle s'approche du float tube. YES, deuxième poisson ! ...

 

17 10 29 Valette (11)

 

Je fais des images de la belle.

Je la met dans le vivier flottant afin qu'elle n'apeure pas ses éventuelles congénères. Cela me permettra de faire d'éventuelles images avec les prises de Bruno.

Je peigne à nouveau le poste pour en déloger une autre. Rien. Rien non plus, plus à droite ou à gauche. Toujours rien dans l'arbre noyé tout proche.

Je rejoins Bruno qui pêche du bord en m'attendant.

Je lui montre ma deuxième prise en lui détaillant sa capture.

A la demande de Bruno, nous passons un peu de temps au lancer avec mon ensemble Bait casting. Je lui explique comment tenir la canne en englobant le moulinet pour une meilleure tenue. La chose la plus importante pour moi est de laisser le pouce sur la bobine pour contrôler la sortie de la ligne afin que la bobine ne s'emballe pas. Bruno me demande aussi comment régler le frein centrifuge. Il suffit de tendre la canne vers le ciel avec le leurre au niveau du scion. Desserrer ensuite le frein jusqu’à temps que le leurre descende.

Nous faisons ensuite un point technique. La pêche est difficile. Nous convenons de pêcher la bordure où sont couchés plusieurs arbres noyés. Ce sont des postes évidents.

Je continue de tenter les brochets avec ma canne casting mais je ne réussirais pas à faire bouger de gros brochet.

Bruno a mis en service son tout nouveau sondeur. Un Beeper. La définition est bien supérieure à mon ancien Fishin Buddy. Après un peu de temps consacré à sa découverte et à ses réglages, il est euphorique à la vue de tous les poissons qui apparaissent à proximité des arbres noyés. Nous savons depuis longtemps que que les poissons stationnent près des obstacles mais c'est vrai que c'est une motivation supplémentaire. Ces poissons sont peut-être des blancs mais les carnassiers sont souvent à leur proximité immédiate.

Je monte un chatterbait pour tenter l'aplomb des branches. Rien non plus.

Bruno change pour un lipless qui nage à merveille parmi ses bois immergés.

Touche pour Bruno. Je vois son lancer courbé. Il mouline énergiquement avant que son scion ne se redresse. Raté ! Dommage. ...

Ayant sorti mon appareil, je prend le temps de faire une image.

 

17 10 29 Valette (1)

 

Il est 16h30. Avec le changement d'horaire, il va faire nuit à 17h45. Nous décidons d'arrêter dans un quart d'heure afin de prendre le temps de rentrer et de ranger avant la nuit.

Nous n'aurons pas d'autre touche.

Je range mes leurres ainsi que mes cannes pendant la traversée.

Arrivé aux voitures, nous remontons notre matériel.

Je remercie Bruno pour la découverte de ce beau lac sauvage.

Le crachin tombe, je pousse le chauffage de la voiture et rentre, fourbu mais heureux de ce magnifique moment de partage.

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27 septembre 2017

Une truite de mer de soixante quatre centimètres sur mon fleuve favori dans le marrai

19 septembre 2017 : une truite de mer de soixante quatre centimètres sur la Slack dans le marrai de Beuvrequen (62)

Lors de ma dernière sortie, j'ai pu manquer une truite de mer d'environ soixante centimètres. Elle était posté à proximité d'une motte de terre qui c'était écroulé de la berge quelques semaines plus tôt. Pensant avoir touché le bloc, j'ai ferré en retard. J'ai eu le temps de la voir monter avant qu'elle ne se décroche.

Plus en amont, j'ai aussi eu trois refus de la même truite de mer sur mon poisson nageur. Elle l'a suivi trois fois sans jamais le prendre. J'ai eu beau changer de leurre, rien à faire. C'était un poisson de couleur gris bleu donc fraîchement remonté.

Ces contacts avec ces grands migrateurs sont frustrant mais ils permettent d'échantillonner le parcours afin d'être plus efficace lors de sorties futures.

Aujourd'hui, le temps est gris. C'est de bon augure pour ce poisson qui n'aime pas la lumière. Je prend mon fouet, mon lancer et mon sac dans lequel j'ai toutes mes boîtes ainsi que le matériel nécessaire. Je descend mon petit fleuve favori. Les pluies de ses derniers jours laissent encore une couleur légèrement piquée. Çà aussi c'est bon pour la pêche des truites de mer. Cela contribue à les masquer de leur entourage.

Je rejoins le plus beau pool. Je pose mon lancer et commence à la mouche. Ce poste est bien dégagé. Ma soie de huit peut percer le faible vent (pour notre bord de mer) soufflant à trente kilomètres par heure. Mes deux mouches se posent sur le radier de fin du pool. Je tricote en les laissant s'immerger puis anime plus rapidement. J'avance ensuite de quelques pas avant de tenter de nouveau plus en amont. Je peigne comme cela pendant plusieurs minutes. Rien à la mouche. C'est un très beau poste. Je le sais occupé pour avoir vu précédemment marsouiner. Je pose ma canne à mouche pour tenter au leurre. Rien non plus.

Je reprend mon matériel et descend vers le bas du parcours.

Le dernier virage est aussi excellent. Il fait également partis des plus profonds. Il est de plus orienté dans le sens du vent. Rien à la mouche, rien non plus au leurre.

C'est sur celui immédiatement en amont que j'ai manqué la belle la semaine dernière. Je décide de le tenter d'abord à la mouche. Une truite de mer y était présente. Préférant la mouche, je commence avec mon fouet. Je sors dix à quinze mètres de soie et en trois ou quatre faux lancers, j'envoie le tout sur le milieu du poste. Le vent est cette fois de travers, mon train de deux mouches se retrouve contre la berge de gauche. J'anime de suite pour ne pas laisser trop couler mes imitations. Je relance avec un lancer horizontal, terminé d'une double traction en retenant le posé final de façon à ce que ma soie perce le vent pour se poser plus à droite. Parfait, me voilà dans la veine principale. Je tricote une dizaine de fois avant d'animer plus franchement avec des petites tirées d'une vingtaine de centimètres. Je fais ensuite une pause d'une ou deux secondes avant de reprendre mes animations. Arrêt de la soie. Cette fois, je ferre amplement. Pendu ! Yes ! Je lève la canne pour assurer la tension en récupérant la soie grâce à mon moulinet automatique. Elle me donne de violents coups de tête. C'est donc un poisson de plus de soixante centimètres. A cette taille ils ont peut de prédateur et sont sûr de leur coup. Mon bas de ligne en trente centième résiste. Elle remonte vers le haut du poste en faisant crisser le frein. Ce que j'aime ce chant ! Les dix pieds de ma Tactical me permettent de la déséquilibrer afin quelle reste dans le pool. Ce premier départ confirme le bon réglage du frein. Elle m'en fera plusieurs autres avant de descendre du pool. Je la suis canne haute afin d'éviter les hautes herbes. Vive les grande cannes ! Je ne fais rien pour l'en empêcher car je ne pouvais pas l'échouer a cause des berges hautes. Je m'aperçois qu'elle a pris la mouche en potence. Je baisse alors le réglage du frein. La potence est très courte et donc moins élastique. Elle sonde maintenant plusieurs fois avant de « blanchir ». Je profite de ce moment où elle passe sur les flancs pour descendre au bord de l'eau. Je peux alors l'échouer sur les myosotis. VICTOIRE !

Je fais les premières photos.

Sa robe brillante ponctuée de gros points noirs commence à brunir. Cela indique qu'elle est dans la rivière depuis plusieurs semaines.

Mon mètre indique soixante quatre centimètres. C'est soixante quatre centimètres de bonheur !

Cette fois elle a craqué pour une Magog Smelt monté en potence. C'est la première fois que je prend un grand migrateur sur cette mouche montée sur un hameçon simple de huit.

Je ne me lasse pas d'admirer cette beauté de la nature. Quelques chardons viennent égayer mes images.

Un bec commence à ce former sur la pointe de la mâchoire inférieure. C'est une caractéristique des mâles.

Je place ma boîte à mouche dans le cadre pour tenter une nature morte.

Je tente maintenant un selfie.

J'en réussi une après plusieurs tentatives ! C'est long car je la replace dans l'eau après chaque photo afin de pouvoir la relâcher dans les meilleures conditions.

Je fais un prélèvement d'écaille pour assurer le suivit scientifique. Je pourrais ainsi savoir son age et ses allers/retours depuis la rivière vers la mer.

Vient maintenant le temps de sa remise à l'eau.

Au revoir mon grand, fais moi de beaux bébés. …

Tellement heureux de la prise de cette belle truite de mer à la mouche que je décide de ne plus pêcher les autres postes qu'à la mouche.

Le balbuzard pêcheur continue ses tours dans le marrai.

J'ai le plaisir de le voir régulièrement. Un couple c'est installé depuis plusieurs années dans cet espace sauvage.

Je n'aurais pas d'autres touches.

Je rentre profondément comblé par cette fantastique prise à la mouche !

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02 août 2017

Un brochet de quatre vingt quatre centimètres sur la Vézère en amont du pont vieux de Terrasson (24)

Nouvelle belle journée qui s'annonce.

Je remet mon float tube à l'eau avec l'ensemble de mon matériel.

J'ai pris de très belles perches lors des dernières sorties, dont une autre hier de quarante centimètres au crankbait sur le long radier en amont du pont vieux.

Toujours pas de nouvelle des silures, ni des sandres. Pas non plus de brochets bien que j'ai pu repérer de beaux postes prometteurs.

Une fois installé, j'enfile mes palmes. Je peux alors aller rejoindre la rivière principale en finissant mon installation et en montant mes cannes.

Cette fois je fixe une petite cuiller numéro deux sur mon ultra-léger.

Sur le lancer léger, j'accroche un leurre souple. Je pourrais ainsi tenter différents postes avec différents leurres de différentes tailles.

Me voilà en vue du pont vieux. Rien cette fois dans la grande branche noyée en aval de la première arche. La grosse perche n'y est plus ou ne veut pas mordre. …

Pas de chevaine non plus sous l'arche ou alors ils n'aiment pas ma cuiller.

Je lance en amont de l’embâcle de la première arche. Je ramène canne haute pour faire un premier passage sans risque d'accrocher. Rien. Je fait un deuxième passage, canne basse, prêt à ferrer. Rien non plus. Je tente un troisième lancer, plus près de la pile de pont, à raz des branches. Arrêt, ferrage, accroché ! Flûte. Je donne des petits coups de canne à gauche pour tenter de décrocher. Ça résiste. Je tente en basculant à droite, Trlrlrlrlr ! J'ai une touche ! Je me rapproche en palmant vivement en tentant de conserver la tension dans la ligne. Je peux alors voir une perche soleil se débattre quelques centimètre sous la surface. Elle a gobée mon « bonbon », le petit streamer en potence. Je décroche la cuiller de la branche et fais des images de ce magnifique poisson !

J'adore cette diversité.

Je me souviens avoir déjà pris une perche de cette façon là.

Sachant qu'il est interdit de la relâcher, je la met dans ma bourriche. Je la mettrais dans mon bidon d'eau de pluie. Elle y mangera toutes les larves de moustiques. …

Je remonte le radier en lançant ma cuiller sur le couloir, le long des maisons.

Rien à la petite cuiller mais j'ai le sentiment qu 'elle ne pêche pas assez profond.

Je change pour un crankbait. Il est plus stable dès que c'est plus profond. J'aime bien ressentir ces vibrations dans la canne.

Des nuages se forment et masquent le beau soleil.

Touche sous le petit saule ! C'est nerveux et tire de suite. Ce doit être un chevaine de taille raisonnable. Je le bride et au bout de quelques secondes je peux lui tirer le portrait.

Je le mesure : quarante trois centimètres, c'est cool ! Lui, je le remet à l'eau. …

Je continue de palmer pour remonter. Je suis dans la veine principale. Il me faut palmer sans arrêt. C'est du sport ! Je lance vers la berge et ramène doucement afin que le poisson nageur évolue entre deux eaux.

Le nuage est passé et le soleil baigne à nouveau la rivière qui retrouve ses couleurs éclatantes. ...

Nouvelle touche ! J'appuie le ferrage mais cela vient vite. Je continue de sentir les vibrations du poisson nageur. Ce poisson là a aussi a du prendre le bonbon.

Je fais aussi une photo avant de le remettre à l'eau.

Me voici en vue de l'arbre tombé. Plusieurs branches y sont accrochées. Cela forme un beau poste qui avance de plusieurs mètres vers le large. Je suis posté à deux longueurs de canne de la pointe. Je lance vers la berge de façon à passer près des branches. Arrêt, ferrage, accroché ! Me… Je tente de décrocher mais ça résiste. Ne voulant pas gâcher le poste en allant décrocher, je pose ma canne sur le râtelier et prend l'autre. Je décroche le leurre souple de l'accroche leurre et lance vers l'embâcle. Je ramène canne haute pour, cette fois, ne pas accrocher. Nouvel arrêt, ferrage ! Après une demie seconde d'attente, ça démarre violemment ! Cette fois, ce n'est pas une branche ! Je penche ma canne vers le large afin de l'encourager a venir vers moi, vers le large. Cela fonctionne. Pas de vibration, c'est lourd et il remonte le courant. Serait-ce le silure espéré ? Je palme pour rester dans l'axe, il déséquilibre le float-tube. Je ressent de lourds coups de tête. Serait-ce un brochet ? Je continue de palmer pour être dans la veine principale, loin des branches. J'ai de la chance, il n'a pas cherché à y retourner. Le combat se poursuit à bonne distance. Cela fait maintenant plus de deux minutes que je le tiens et je n'ai toujours pas la moindre idée de mon adversaire. Il fait une accélération et viens crever la surface. C'est un très beau brochet qui dépasse les soixante dix centimètres. Un instant tenté de desserrer le frein, je me ravise afin de pouvoir éventuellement l'empécher de rejoindre les branches. Je mouline vivement chaque fois qu'il me le permet afin de garder le contact. Ma tresse de huit centièmes et tendue comme une corde de guitare et fend l'onde chaque fois qu'il repart. C'est le jeu du chat et de la souris. Le frein crisse à chaque nouveau départ. Cela fait maintenant plusieurs minutes que nous lutons, il est toujours aussi puissant. Il doit donc mesurer plus de quatre vingt centimètres. Pendant cette lutte, le courant nous fait dériver vers les maisons. Je m’aperçois que carpiste est au balcon. Il regarde le combat depuis le début. Nous avions déjà échangé quelques mots lors des sorties précédentes. Je lui avait même rendu un gros plomb carpe, remonté par un de mes leurres. Un fil de gros dimètre était pris dans un des triples. Habitué des grosses défenses et des lieux, il m'indique un arbre noyé plus en aval. Je tente donc de rester à son niveau. Ses tentatives se font maintenant moins puissantes, je parviens à le voir une deuxième fois lors d'un passage près du boudin. Il fait effectivement plus de quatre vingt. Le combat se passe maintenant à courte distance. La tresse n'étant pas très élastique, je lève la canne afin que son nerf puisse encaisser les futurs coups de tête. C'est le moment de desserrer le frein pour ne pas casser. Sa caudale est large, elle frappe la surface en éclaboussant. Je le laisse faire plusieurs tours jusqu’à temps qu'il s'allonge sur la surface. Il tente de passer sous le float tube. Je le déséquilibre en basculant la canne vers le coté opposé. Il refait un tour avant de remonter, épuisé. Je passe ma main sous sa tête et tente d'introduire mon index et mon majeur dans chacune de ses ouïes. Il se dégage. Je lui fait refaire un tour. J'y parviens à la deuxième tentative.

Victoire ! …

Je le laisse dans l'eau pour faire une première image.

Ce que je suis content ! Je tente de le mesurer mais il se débat encore violemment. Ne souhaitant pas le blesser pour le relâcher en bonne forme, je demande au carpiste s'il accepte que j'accoste chez lui pour me prendre en photo et le manipuler. Il ne se fait pas prier et descend immédiatement.

Je lui demande de prendre mon mètre ruban dans ma poche du haut pendant que je continue de le maintenir dans l'eau. Il le mesure à quatre vingt quatre centimètres ! Je suis enchanté.

Un autre nuage couvre le ciel. Je décide de le placer dans la bourriche pour pouvoir faire des photos une fois que le soleil aura réapparu.

Je remercie chaleureusement le carpiste.

Je me laisse dériver dans le courant pour rentrer.

Le martin pêcheur n'est pas sur sa branche de pêche.

N'ayant pas eu de touche dans le « couloir » au pied des maisons, je tente de l'autre coté, vers la plage.

Je repense sans cesse à ce magnifique poisson.

Touche nerveuse ! La tête dans mes rêves, je la manque. Ce devait être une petite perche. …

Je continue de me laisser descendre en lançant ma petite cuiller. Arrêt. Ferrage, accroché, je n'y suis plus, je contrôle mal ma dérive, j'accroche aux branches que je ne regarde pas, je rêve à ce grand carnassier. …

Je vais décrocher puis rentre sans pêcher.

Je décroche mes leurres, les range dans leur boîte, plie puis range mes cannes.

L'horizon se dégage, je vais pouvoir faire des photos.

Je laisse la bourriche dans le Brasset et vais ranger le float tube, et les cannes.

Je demande à ma fille si elle accepterai de faire les clichés. Elle a un gros appareil, reflex numérique.

Elle accepte avec plaisir. Nous rejoignons la rivière, le soleil est bien là.

Je prend bien soin de bien passer mes doigts pour ne pas me faire mordre.

Portrait de nous deux.

Le grand poisson, le matériel, le cadre, le sourire, celle ci est splendide ! Merci à ma photographe !

Elle me demande de changer de côté afin d'augmenter le contraste. Le fond y est plus foncé, le grand carnassier et le pêcheur ressortent mieux.

Vient maintenant le temps de lui rendre la liberté. Au-revoir mon grand, revient me faire un autre grand plaisir une autre fois.

Je récupère le matériel et je rentre, profondément heureux !

 

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24 juillet 2017

Plusieurs perches dont une de quarante cinq et quarante huit centimètres sur la Vézère en amont du pont vieux de Terrasson (24)

Je prend mon float-tube, mes waders, mes deux deux cannes rangés dans la remise et je retourne à la rivière toute proche.

Une fois le portail franchi avec tout ce bazar, je n'ai qu'à traverser la route puis le parking pour accéder à la rivière.

Je pose le matériel au bord de l'eau et enfile mes waders. Il fait beau et chaud. Afin que ce soit plus agréable, je me plonge dans l'eau jusqu'aux aisselles pour faire baisser la température. Je m'assoie contre le dossier puis enfile les palmes. Je peux maintenant monter mon lancer ultra-léger. Le fond est peu important, je place un leurre souple de six centimètres. Un Dawia Duck Fin Shad, couleur « burning perch ». J'aime bien ces petits leurres souples, ils s'animent dès leur contact avec l'eau. Cette couleur est passe-partout et bénéficie d'un bon contraste en toutes circonstances. Pendant que je continue de palmer le long du Brasset pour rejoindre la rivière principale, je monte aussi un lancer léger. J'y monte spinner-bait. Je pourrais tenter les brochet dans les embâcles.

Une fois tout cela prêt, je lance le long de la végétation rivulaire. Je réfléchi à la stratégie que je vais cette fois développer. Lors des dernières sorties, j'ai pu capturer plusieurs perches correctes de vingt, vingt-cinq centimètres mais sans parvenir à trouver de bancs. J'ai aussi pris quelques chevaines de toutes tailles jusqu'à quarante trois centimètres. Je n'ai par contre pas encore eu ni sandre, ni silure ni brochet.

Pendant que je palme, j'ai une touche au troisième lancé. C'est nerveux, je peux rapidement ramener une perche de vingt-trois centimètres.

Ma bredouille est vaincue, je fais quelques images.

17 07 16 terrasson (5)

Je quitte ce bras de rivière. Le pont vieux est en vue. Ici la rivière est plus profonde. Elle approche un mettre soixante sous l'arche médiane. Je décide de monter un leurre plus conséquent pour tenter un éventuel sandre. Je sort ma boite de leurre logée dans une des larges poches. J'ai fait plusieurs montages « maison » avec une tête plombée et un triple voleur. Dans la boite j'ai un sachet de chevrotines de différents grammages. Je peux alors l'ajuster au bord de l'eau en fonction du courant et de la profondeur. Je laisse celle de sept grammes utilisée lors de la dernière sortie.

En sortie du bras, l'eau est moins profonde. Je récupère rapidement par petites saccades afin d'éviter de toucher les éventuelles branches du fond. Touche au troisième passage. Là encore, c'est petit et nerveux. Nouvelle perche de vingt-deux centimètres. Elle a gouluement engloutie mon leurre souple de neuf centimètres. J'avais mis un autre Daiwa Duck Fin Shad couleur wakasagi. L'eau était plus claire, ce coloris « plus naturel » lui a plus.

Je fais d'autres images. …

Je remonte vers le pont vieux ou j'ai repéré un arbre noyé. Je fais plusieurs passages au spinner-bait. Rien …

Bizarrement, le temps ce couvre. C'était prévu par Météo-France mais vu le beau temps du départ, je n'y croyait pas trop. …

Je change pour un leurre souple Daiwa Prorex Mermaid shad DF de 12,5 cm. Je peux insister à l'aplomb des branches.

C'est le moment d'appliquer la technique que Xavier m'a transmise : la pêche en verticale. Je laisse descendre en ouvrant le pick-up. Une fois le contact avec le fond pris, je remonte sèchement jusqu'à un mètre puis laisse redescendre tout doucement. Je recommence le manège en faisant le tour de la longue branche. Touche le long du tronc. Ferrage ! C'est lourd et les coups de tête ne sont pas nerveux. Aurais-je touché un petit silure ? Cela reste au fond et résiste. En combattant, je palme pour m'éloigner de la branche. Non, au bout de quelques secondes ça vient. Je peux voir un beau flanc. Serait-ce enfin un sandre. Le poisson replonge. A la deuxième remontée, je peux voir les zébrures. C'est une grosse perche. Je suis enchanté. Elle résiste encore. Je la joue plus calme pour assurer la capture. Elle vient près du boudin. La tresse de dix centièmes qui m'a permis un combat en direct ne peux pas amortir un dernier départ. Je desserre le frein pour éviter la casse. J'attends qu'elle ne bouge plus pour passer mon pouce dans sa bouche.

Victoire ! Mon mètre confirme sa belle taille : quarante cinq centimètres. …

Enchanté ! Je fais une série de photo.

17 07 19 terrasson (5)

J'adore le réalisme de ce leurre. Il a aussi bien plus à cette magnifique perche.

Je prend le temps de faire une autre série d'image avec le pont vieux en arrière plan.

Je tente ensuite au pied des piles du pont. Rien avec ce grand shad. Ni même au pied de la première pile où ce sont pourtant amoncelés quelques branches noyées.

Je change de canne pour prendre mon ultra-léger sur lequel est monté un leurre souple plus petit. C'est un autre Daiwa Duck Fin Shad, cette fois en taille six centimètres. Un couleur gougeon (gudgeon) est monté sur une tête plombée de trois grammes cinq. Je tente devant les branches, rien. Je palme pour rester dans la veine principale de l'arche pour descendre afin de faire un lancer qui « léchera » les branches. Touche en arrière de la pile ! J’appuie le ferrage. C'est nerveux. Je bascule la canne afin de le forcer à s'écarter des branches. Cela viens facilement au bout de quelques secondes. C'est un chevaine de vingt sept centimètres. Je fais quelques images avant de le décrocher et le remettre à l'eau.

Pendant que je fais des images, le soleil commence à revenir. J'en profite pour en faire d'autre avec le pont et le moulin en arrière plan.

Je monte ensuite sur le long radier de galet sans rien y toucher.

Le sondeur, fixé sur le boudin du float tube, m'indique un couloir plus profond au pied du moulin. Cette partie semble remonter le long des maisons. Je me place à l'extérieur du « couloir » de façon à lancer vers les maisons et « peigner » ainsi cette zone. Je palme pour remonter. Je garde un œil sur le sondeur afin de rester sur cette portion prometteuse. Rien.

Après mon passage, un barbeau saute. Avec un peu d'habitude, ils sont facile à reconnaître, on entend leur caudale battre l'air avant qu'ils ne retombent avec fracas dans l'eau. J'ai lu plusieurs fois qu'ils faisaient cela pour se débarrasser des leurs parasites.

Sur la rive gauche que je remonte, il y a un bel arbre noyé. Je vois à mon approche de nombreux petits gobages. Un banc de petits poissons blancs intercepte les larves de chironomes. Je lance vers la berge pour longer l'arbre. Rien à proximité de la surface. Arès un deuxième passage plus en profondeur, je touche une branche. Mon leurre ne s'accroche pas. J'avance pour pêcher l'autre coté. Rien non plus sur le premier passage. J'accroche cette fois sur le deuxième passage. Je palme pour aller décrocher. Le float tube est un allié précieux pour les décrochages, il suffit de venir à l'aplomb du leurre pour le libérer dans la grande majorité des cas.

Ploc ! Je tourne la tête vers l'autre vive et j'ai le bonheur de voir un martin pêcheur remonter sur une branche avec un poissonnet. Il le frappe violemment contre la branche pour l'assommer. J'ai tout le loisir de le voir le retourner avant de l'avaler. Je l'avais déjà vu passer telle la légendaire flèche bleue mais c'est la première fois que j'assiste à une pêche en direct. Je suis enchanté de cette belle nature sauvage.

Rien sous le gros saule. Cela fait pourtant un magnifique poste.

Me voici près du pont de l'Europe. Ces deux grandes piles formes deux beaux postes. Je lance à proximité mais mon leurre se coince presque de-suite. Il doit y avoir des branches en travers. Avant d'aller décrocher je prend mon ultra-léger mais j'accroche au deuxième passage. Flûte, je prend des repères pour mes prochaines sorties.

Un labrador joue sur l'autre rive. Son maître lui lance une balle avant qu'il ne saute gaiement dans l'eau pour aller la récupérer. Celle-là aussi ce sera pour une autre fois. ...

Cela fait déjà plusieurs heures que je pêche. Le soleil s'abaisse sur l'horizon. La luminosité décline. Le coup du soir va commencer. C'est souvent un excellent moment.

Je continue de remonter en palmant. La berge est de moins en moins profonde. Je peux voir un fond fait de gros galets. Je lance mon leurre vers la berge avant de ramener. Ce lipless n'est pas adapté. Je change pour reprendre mon ultra-léger. Je prend le temps de changer de leurre. Je garde un leurre souple de six centimètres mais pour améliorer le contraste, je choisis une couleur « burning perch ».

Chasse derrière moi ! Je me tourne et peux voir un petit vif de six à dix centimètres gicler. Je récupère rapidement et lance. Frénétique, je suis prêt à ferrer. Rien, je lance plus en amont. Le fond devant être d'environ un mètre, je ramène canne haute en faisant un a-coup de temps en temps. Touche en coup de fusil ! J'appuie le ferrage. Le moulinet crisse de-suite ! La tresse de six centièmes résiste. Mon petit lancer est complètement plié ! C'est lourd et je sent des gros coups de tête. Est-ce le sandre tant espéré ? Je ne parviens pas pour l'instant à le ramener et dois encore concéder du fil. Ce que j'aime la musique du frein ! Je palme pour rester face à lui en moulinant chaque fois qu'il concède du terrain. Je peux alors voir un beau flanc plutôt clair et large de plus de quarante centimètres. Ce n'est donc pas un brochet. Étant plus proche, je décide de desserrer le frein. Il en profite bien-sûr pour faire un nouveau départ. Je le contre en abaissant la canne du coté opposé. Quelques tentatives plus tard je peux alors voir de larges zébrures. C'est une autre grosse perche ! Je suis ravi mais tente de rester concentré sur le combat qui n'est pas fini. Sure de ses atouts, elle fait encore plusieurs démarrages mais ils sont de moins en moins puissants. Je peux alors l'allonger le long et l'attraper. YES ! …

Le Dawia Duck Fin Shad a encore frappé !

La toise du float tube accuse quarante huit centimètres ! Quel bonheur !

Je fais les premières images de cette grosse bossue.

J'adore leurs nageoires rouges vifs.

Je tente ensuite un selfie.

Poser la canne, tenir le poisson, être dans l'axe de la rivière et avoir la ligne d'horizon, horizontale, qui a dit que la pêche n'était pas du sport ?

Me voilà excité comme un gamin. …

Je tente encore d'autres photos mais avec toutes ses péripéties, elle retombe à l'eau. …

Désolé ma grosse pour cette remise à l'eau un peu brutale. …

Je redescend la rivière la tête dans mes rêves de grosses perches. Je verrais d'autres chasses mais ne parviendrais pas à prendre d'autre poisson.

La nuit arrive il me faut rentrer.

Quelle pêche, ce que je suis heureux !

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