Nouvelle très belle fario !
Après ma grosse fario prise à l'ouverture, voici plusieurs semaines que je pêche régulièrement dans le marrais. Je continue d'y chercher les beaux poissons. Cela me permet aussi de surveiller les futures montaisons de truite de mer. Dans mon petit fleuve elles montent tardivement. En les attendant je suis allé plusieurs fois pêcher sur la partie amont où, depuis cette année nous pouvons pêcher aux leurres. J'ai pu prendre plusieurs poissons de toutes tailles comme cette belle fario sauvage :
La pêche aux leurres n'est autorisé qu'avec un hameçon simple. J'ai donc exhumé mes vielles cuillers récupérées dont les triples étaient rouillés et je les ai équipé d'hameçons simples.
Frileux après avoir manqué plusieurs beaux poissons l'année dernière dont une grosse fario d'environ cinquante centimètres, je ne pêchais plus aux leurres avec des hameçons simples. Après cet épisode, je me suis aperçu que dans ces milieux très encombrés ils étaient parfaits pour se décrocher des des arbres.
J'ai pu sortir plusieurs farios de re-empoissonnement. Elles sont de belle qualité.
Je retournais régulièrement et sur chaque parcours notamment sur la partie avale où j'ai aussi pêché avec de plus grosses cuillers.
J'ai pris un premier beau brochet.
Cette fois une traditionnelle Lusox dont j'ai fixé une plombée plus légère a été parfaitement adaptée.
Nous sommes ensuite descendu en vacances dans le Sud où je me suis fais plaisir en pêchant les blancs à la mouche. Ces pêches estivales m'ont fait beaucoup de bien. J'ai pu prendre des ablettes, des gardons et de nombreux chevaines. Ils prenaient alternativement la noyée ou la sèche.
Au retour dans « mon marais », les truites de mer n'étaient toujours pas là.
J'ai par contre pu retrouvé les chevreuils. J'en ai cette fois compté jusqu'à six individus. J'ai aussi pu observer de plus en plus d'oiseaux différents et notamment cette année j'ai pu voir plusieurs couples d'oies nicher. C'est la première fois que j'en voie tenter de se reproduire.
J'adore toutes cette belle nature sauvage ! Elle m'apporte une grande sérénité. J'y suis profondément heureux !
Je suis aussi allé sur le nouveau parcours mouche où j'ai pu prendre plusieurs truites dont une très truite belle arc en ciel qui, au vue de ces belles nageoires, c'était installé dans ce poste depuis longtemps.
Elle c'est jetée sur une imitation de larve de libellule que je dandinais à raz du fond ! Quelle agressivité !
Lors de sorties suivantes j'ai eu le bonheur de voir de nombreuses truitelles. Quel plaisir de voir ces bébés en pleine forme onduler dans le courant nourricier. Ces alevins de cinq à sept centimètres étaient sur quelques dizaines de mètres en aval d'un grand nid de truite de mer.
Pendant cette période, j'ai pu prendre plusieurs finock entre vingt et trente centimètres. Ces futures truites de mer qui en sont à leur deuxième ou troisième année de vie en rivière, dévalent vers la mer. A cette période de leur adolescence elles se regroupent en banc de plusieurs individus. Elles sont souvent très agressives. Leur robe est alors de plus en plus argenté, très brillante. Elles sont très fines et élancées. Les points noirs se transforment en croix caractéristiques.
Je suis ravi de les voir à différentes périodes de leur vie de grand migrateur. …
Je suis allé pêcher dans les différents parcours, y compris dans la parte maritime, notamment pendant les périodes de grande marée. A marée haute, les eaux ne peuvent plus s'écouler à cause du très haut niveau de la mer. Le niveau d'eau du marais monte et des postes deviennent alors très favorables.
J'ai pu ainsi prendre un autre beau brochet. Des averses orageuses étaient prévues, on annule la randonnée. Je rejoins mon petit fleuve sur la partie maritime. Au bout de quelques centaines de mètres de prospection, je vois un premier tronc noyé. Je lance de façon à ce que la grosse cuiller longe l'arbre. Rien. Quelques mètres plus haut, le long de ma berge, il y a un autre arbre noyé. Je lance vers l'amont. Une fois que mon leurre arrive à hauteur de l'obstacle, je lève ma longue canne de façon à ce que la cuiller passe par dessus. J'ai alors l'immense bonheur de voir le brochet jaillir de dessous et engamer ma Celta numéro quatre. Quel spectacle les prises à vue !
Il avait une mandibule abîmée. Il a pourtant parfaitement ciblé sa proie !
Lors d'une nouvelle après midi de pêche. Je décide de pêcher l'amont du marais.
Avec l'avancé du printemps, l'herbe pousse de plus en plus. La prospection devient sportive. Il faut lever les genoux afin de ne pas s’emmêler les botes. Je progresse lentement de poste en poste. Je peux voir plusieurs petites farios mesurant de vingt à trente centimètres.
Je n'ai pas oublié la belle vue plus en amont qui m'a fait un gros refus. Rien à la cuiller sur le premier poste.
L'eau est basse et claire. Cela fais plusieurs mois qu'il n'y a pas eu de pluie digne de ce nom. Seulement quelques millimètres qui mouille mais n'arrivent pas jusqu'à la rivière. Je lance et ramène le long poste mais mon leurre part trop à droite. Je stoppe sa course en descendant le doigt sur la joue de la bobine du moulinet. Je ramène avant de relancer plusieurs fois. Rien non plus.
Ma cuiller ne convainc personne sur le profond virage suivant. Je change pour un poisson nageur nouvellement acquis. Sa densité est excellente. Noué sur ma fine tresse de six centièmes, il se lance très bien. Sa petite bavette nécessite de récupérer vite où de pêcher aval. Les berges étant hautes, l'eau claire je ne peux pêcher que vers l'amont afin de ne pas être repéré. Je fais alors plusieurs pauses afin qu'il puisse évoluer près du fond. Ce poisson nageur de cinq centimètres n'a plus à personne.
Je tente le grand virage suivant où j'avais vu l'année dernière une très belle truite qui devait mesurer entre cinquante et soixante centimètres. Lui aussi est profond. Rien nom plus. Je change pour une cuiller afin de faire du bruit. Toujours rien !
Si ces grands postes sont aujourd'hui désert alors je passe directement sur les quatre postes mineurs suivant. Je marche lentement dans les hautes herbes.
J'approche lentement. Je lance vers le milieu du poste afin de peigner le radier de fin. Rien. J'avance de quelques mètres afin d'être plus précis. J'ouvre le pick-up et envoie mon petit Savage Gear vers le haut du poste. Le poste est en cuvette, j'effectue une tirée courte avant de le laisser descendre pendant trois secondes. Nouvelle tirée, pause. J’essaie comme cela de passer quelques centimètres au dessus du fond du poste. Rien non plus sur l'arrivée d'eau.
Quelques dizaines de mètres au dessus il y a le fameux virage où la très belle m'a fait le refus. J'écarte les orties afin de pouvoir lancer. Mon petit leurre tombe doucement au milieu du poste. J'anime, rien. Je marche et tire vers le haut. Rien non plus sur les lancers suivant. Elle n'y est plus ou n'est pas mordeuse.
Il est déjà dix sept heure. Dernière tentative sur le long poste en amont puis je rentre. Les poissons ne sont manifestement pas coopératifs.
Ce poste là mesure deux ou trois dizaines de mètres. Il y a de long faux roseaux à gauche et un saule qui a été élagué à droite. Il est profond d'un peu plus d'un mètre. Cette fois mon imitation tombe du premier coup sur le milieu. Je ramène en faisant des pauses de plus en plus courte au fur et a mesure que la profondeur diminue. J'avance et lance plus amont. Je mouline, arrêt, ferrage, c'est une herbe ! C'est vrai qu'une partie de la berge c'est effondrée cet hiver. J'avance encore et lance vers le haut du pool. Cette fois je fais des arrêts de plus en plus long afin d'épouser la profondeur. Touche ! Je répond par un ferrage. Cela est tout de suite lourd et nerveux. C'est un beau poisson qui me prend de suite du fil en remontant. Le frein est bien réglé car la tresse se vide du moulinet. Je penche ma longue canne afin que la tresse ne s'emmêle pas dans les faux roseaux. Cela fonctionne, elle fait demie tour. J'ai alors la joue de voir un immense flanc de plusieurs dizaines de centimètres. Serait-ce un première truite de mer ? Elle dévale vers moi. Mon 4000 est parfaitement adapté pour avaler rapidement la bannière. Elle fait demi-tour devant moi. Je peux alors très bien voir de beaux poins rouges. C'est une grosse fario de plus de cinquante ! Afin de ne pas prendre de risque, je desserre maintenant le frein d'un quart de tour. Je tente de la faire monter en surface afin de la fatiguer plus vite. J'évite les branches du saule et peux enfin l'amener sur le flanc. Un des deux petits triple est bien piqué dans la mâchoire. Je rejoins le radier afin de faire les premières photos.
Les magnifiques couleurs dorées de ses nageoires brillent au soleil.
Je fais d'autres images en prenant bien soin de la remettre à l'eau entre chaque prise de vue.
Mon poisson nageur fait tout petit dans sa grande gueule !
Ces joues sont également ornées de dorures.
Je la mesure : cinquante trois centimètres. Quel bonheur !
Je ne me lasse pas d'admirer son corps musclé. Sa robe est très colorée, ponctuée de nombreux points. Ses grandes nageoires sont puissantes !
Sa traque aura durée plusieurs semaines mais le résultat en valait la peine.
Le soleil magnifie les images.
Je tente maintenant un selfy. Mon large sourire en dit long sur ma satisfaction devant cette splendide truite fario sauvage !
Adieu ma belle !
Je rentre en repensant à chacune des étapes de cette victoire. …













