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Les kosmalski pecheurs

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7 mai 2026

Record personnel de black bass battu !

La pêche ne fut pas facile pendant les mois de mars et d’avril, nous avons eu du soleil mais peu de pluie et trop souvent un vent de Nord Est. Les truites étaient apathiques. Les eaux claires et basses rendaient la pêche difficile. J’ai pu prendre quelques belles truites arcs en ciel qui me font toujours des combats musclés. C’est un régal dans ses petits cours d’eau avec un matériel ultra-léger !

Dès la fin mars, j’ai aussi pu attraper pas mal de petites truites de mer mesurant entre vingt-cinq et trente deux centimètres. Elles sont facilement reconnaissables à leur robe blanche brillante, sans point rouge ou s’effaçant pour les plus petites. Ce seront mes futurs lingots d’argents que je chéris tant. Je les relâche avec beaucoup de précaution !

Fin mars c’est tenue notre assemblée générale annuelle. Elle est le moment du bilan et des prévisions pour cette année 2026. C’est le moment d’une rencontre amicale entre les acteurs de la pêche et de la protection des milieux aquatiques où nous pouvons resserrer les liens entres les nombreux partenaires politiques, associatifs et législatifs.

Cette année, au collège mon emploi du temps est moins pire que l’année dernière. Je parviens à aller pêcher au moins une demie journée par semaine et certaines semaines plus souvent. Un de mes deux collèges est proche de mon petit fleuve et je peux même y aller une heure ou deux après les cours depuis que les soirées se rallongent.

Je continu de pêcher dans le marrais de temps en temps afin de guetter les premières montaisons de mes grands migrateurs. J’ai eu le bonheur de capturer une civelle qui était coincée entre ma cuillère et une branche a laquelle j’avais accroché. C’est la première fois je voyais un bébé anguille transparent.

J’ai aussi pris une autre jeune truite de mer ainsi qu’une très belle carpe qui m’a gratifié un gros combat. Génial ! Une chouette matinée !

Avec l’installation du printemps j’aurais aussi le plaisir de prendre plusieurs belles truites farios.

Début avril, j’aurais même le grand bonheur d’observer les lamproies fluviatiles sur leur nid ! Elles utilisent les mêmes frayères que les truites à quelques mois d’intervalle : un beau radier de petits galets abondamment oxygéné par le courant. Je suis resté plusieurs minutes à en regarder une, déplacer les galets seulement par succussion avec sa bouche en forme de ventouse ! J’ai pu dénombrer plusieurs dizaines de nids sur plusieurs centaines de mètres.

Quelle merveille cette nature !

J’aurais, lors de cette même sortie, la joie de voir le succès de la reproduction des truites farios ! Plusieurs alevins entre quatre et six centimètres s’étaient positionnés entre un petit courant et la bordure. Là encore, j’ai pu en compter des dizaines sur plusieurs centaines de mètres.

Lors de cette exceptionnelle sortie je verrais enfin une très belle anguille d’environ soixante dix centimètres, fouiller les nids de lamproie. Elle fut à peine surprise de ma présence !


 

Pendants les vacances, nous sommes allés voir la famille. J’ai pu faire quelques sorties plus où moins fructueuses.

Eric m’a proposé de rejoindre un de ses amis sur les causses entre la Dordogne et le Quercy. Cela faisait longtemps que j’espérais pêcher ses lac privés qui peuvent receler des trésors !

En quelques dizaines de minutes nous avons rejoint la forêt qui couvre le plateau. Michel nous a rejoint puis conduit sur le premier lac. Quelle ne fût pas notre surprise de découvrir une belle étendue de couleur turquoise ! Nous avons sortis nos float-tube, les avons gonflé, fébriles. Nous avons préparé l’ensemble du matériel. Michel, dont le matériel était quasi prêt, nous a sortis deux blacks bass en deux lancers le long de la berge. Cela promet d’être magique !

Nous prenons aussi a notre tour rapidement d’autres petits black qui aurons du mal à dépasser vingt huit centimètres.

Je retourne a la voiture pour prendre mon lancer léger afin de prospecter avec de plus beaux leurres, plus profond mais rien !

Je retourne me faire plaisir sur les bordures à vue avec de très petits leurres. Nous en prendrons, et relâcherons, une vingtaine avant qu’ils n’aient tous la bouche cousue !

Nous décidons de changer de lac.

Nous ferons le tour du lac avec différentes techniques sans rien faire bouger. Ce deuxième plan d’eau est très encombré. Eric sortira le float-tube sans non plus avoir de touche.

Nous reprenons la voiture pour en tenter un troisième. Cette fois c’est un réseau de plusieurs lacs. Au bout de quelques minutes, Michel sort un premier poisson d’un peu plus de soixante, au leurre souple. Ils sont actifs ! Je continue de prospecter au spinnerbait la bordure et la cassure à quelques mètres du bord. Touche sur la petite île. C’est correct ! Je peux rapidement voir le beau flanc bronzé d’un poisson de plus de cinquante. A la première chandelle j’ai l’immense bonheur de découvrir un black-bass d’au moins cinquante centimètres ! Il me faut assurer ce poisson record ! Dès que je parviens à l’amener, je desserre le frein pour minimiser les risques de casse sur les prochains départs. Je vois alors qu’il est bien piqué. Je peux l’attraper en insérant mon pouce dans sa gueule, et prendre les premières images.

Merci à Eric pour ces belles photos !

Je le mesure à cinquante deux centimètres ! Je viens de battre mon record de black-bass, je suis enchanté !

Après sa remise à l’eau, je continue la prospection des bordures. Rien sur l’extérieur. Eric tente l’intérieur au poisson nageur. Je lui demande si je peux pêcher. Touche au troisième lancer. Je ferre mais ayant oublié de resserrer mon frein, la bobine crisse. Le beau brochet fait une chandelle et se décroche ! Flûte, c’était un beau poisson de plus de quatre vingt centimètres ! Dommage mais je ne peux m’en prendre qu’a moi-même !

Je resserre le frein mais il ne re-mordra pas.

Les poissons sont bien mordeurs. Ayant fait le tour du lac, nous passons sur un troisième. Celui là est entouré de pins. L’eau est teintée par la tourbe environnante. Je continue avec mon leurre à palette qui se fera repérer de loin. Je pars vers la droite tenter la bordure.

Un lancer avant d’approcher la rive afin de leurrer un poisson qui y serait posté puis je tente plus loin, en essayant de longer la cassure qui est à deux ou trois mètres de la berge.

Nouvelle touche à proximité d’herbier. C’est a nouveau un poisson correct que je pourrais mesurer a soixante sept centimètres avant, lui aussi, de le relâcher.

Je suis comblé !

J’ai donc réussi ma sortie !

Ils sont mordeurs, je décide de tester d’autres leurres. Je monte un des gros shad d’Eric, ceux de treize centimètres. Afin de pouvoir le lancer loin vers le milieu du lac pour tenter un éventuel beau poisson, je fixe un plomb de cinq grammes sur mon montage chéburashka. Cet ensemble discret, armé d’un hameçon simple me permet de prospecter partout sans risque d’accrocher.

Michel continue de pêcher avec son shad blanc quand il annonce avoir manqué un poisson. Passant après lui, je peux effectivement apercevoir un très beau remous. Bien qu’il m’invite à le pêcher, je lui laisse tenter d’autres passages. Le beau poisson tape à nouveau. C’est pendu cette fois nous pouvons prendre de belles images des pêcheurs heureux !

Michel et Eric préférant pêcher lentement, je pars vers la gauche du lac.

Touche à l’angle de ce lac de forme carrée. J’attends une seconde pour le laisser engamer l’hameçon et je ferre amplement ! Le très beau remous m’indique que c’est a nouveau un beau poisson. Il se défend bien et me gratifie d’une de ces chandelles que j’aime tant !

Au bout de quelques minutes, je peux photographier mon deuxième brochet. Il est un peu plus beau a soixante treize centimètres.

Je suis ravi, les poissons sont mordeurs, ma sortie est réussie !

Dès qu’Eric aura pris un brochet, la sortie sera parfaite !

Je lui laisse un coté afin de maximiser ses chances.

N’ayant pris que mon lancer ultra-léger et léger, je peux difficilement pêcher avec de plus gros leurres pour tenter de plus gros poissons.

Au bout de quelques minutes, je peux entendre Eric annoncer une prise. Je filme le combat depuis la rive opposée avant de les rejoindre.

La lumière décline, les couleurs sont magnifiques !

Je propose d’aller chercher le casse-croûte. La température baisse également, je ramène aussi le pull de Michel.

Nous pique-niquons assis sur une des mottes d’herbe. Cette pause nous fait beaucoup de bien ! Nous commencions à avoir très faim sans oser interrompre la pêche. Chacun ayant réussi, nous pouvons prendre le temps de nous pauser, et d’échanger sur cette magnifique après midi. Nous remercions aussi Michel pour cette belle découverte de ses joyaux sauvages !

La nuit tombe, nous décidons de rejoindre les voitures avant la nuit noire.

Pendant les quelques dizaines de minutes du trajet, la discussion ne tournera qu’autour de la pêche. Nous rejoignons les filles, comblés ! …

Je ferrais d’autres sorties en kayak, souvent sous un beau soleil mais sans avoir de touche.

Je m’offrirais aussi le plaisir simple de prendre des chevaines au coup. J’adore voir le bouchon tressauter dans ils prennent le vers 

Des vacances réussies !

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12 janvier 2026

Saison d'automne difficile mais réussie !

Pendant les vacances de la Toussaint, nous sommes redescendus en Dordogne.

La pêche fut très difficile sur ma Vézère où je n’ai pas réussi à prendre des Silures. J’ai bien eu des touches mais ils ne se sont pas piqués.

Eric m’a invité sur la Dordogne où il prenait de beaux brochets.

Nous avons embarqué le kayak, les cannes, les leurres et les waders dans le break et avons rejoins la rivière. Le débit était déjà soutenu et il nous a fallut pagayer fort, même près du bord, pour remonter le courant, afin de rejoindre les premiers postes. Nous avons fait une pause et avons commencé à pêcher dans les premières retournes. Il nous était difficile d’immobiliser l’embarcation qui était ballotté par le courant et poussée par le vent contraire. Touche avec ma grosse ondulante mais le brochet ne se pique pas sur le gros hameçon simple. Nous sommes boostés par ce premier poisson ! Eric prend à son tour une touche sur un leurre souple mais pour lui non plu ne se pique pas. Ils sont décidément tatillons. Deuxième touche pour moi dans une autre retourne. Je vois nettement le flanc du poisson mais c’est un troisième échec.

Nous traversons le bras pour tenter les abords de l’île où le courant est ralenti. Il y reste encore de beaux herbiers qui abritaient de très nombreux petits poissons à la belle saison. Cette fois nous parvenons à trouver un équilibre entre le vent qui nous pousse en remontant la rivière et le courant. Touche pour Eric après un lancer vers la berge contre l’île. Ce quatrième poisson ne se pique toujours pas. Ce que c’est dur !

Je continue de peigner méthodiquement la cassure de courant quand je prend une violente cartouche. J’appuie le ferrage et peux sentir que c’est du lourd. Je ferre une deuxième fois et le combat s’engage. Eric à ramené sa ligne et peut contrer les puissants départs à la pagaie. Le beau poisson se balade de part et d’autre de la grande rivière sans que je ne puisse faire grand-chose. Eric place la frêle embarcation optimalement. Je rembobine à la faveur de son approche quand il vient à passer sous les boudins. CRACK ! Il vient de casser ma canne au dessus du premier anneau ! Passée la stupeur de cette trop grand violence, Eric me conseille desserrer le frein afin de limiter la casse. Nous le combattons plus à la rame qu’avec le moignon de ce qu’il reste de canne. Il nous faudra plusieurs minutes pour voir sa longue queue. La pluie continue de tomber et c’est maintenant une averse qui nous assourdit. Il nous faut parler fort pour s’entendre dans le même bateau. Je parvient à le ramener de plus en plus souvent mais il me faudra encore de longues minutes pour le voir en entier. Le gros hameçon simple est bien piqué. Il suffit de patienter afin qu’il se fatigue afin de pouvoir lui saisir la mâchoire.

Victoire !

Nous ramons jusqu’à la berge pour le mesurer à 1m50.

Nous prenons le temps de faire quelques images :

C’est un long poisson, en pleine forme, je suis enchanté !

Nous tentons aussi un selfie :

Nous le laissons repartir, heureux !

Nous profitons de cette pause pour nous dégourdir les pieds et aller faire pipi.

Nous re-embarquons pour continuer de peigner cet amortis de courant.

Eric prendra une autre touche mais il ne parviendra pas à la ferrer. Le courant et de plus en plus puissant, charriant même des arbres. La nuit approche, nous avons réussi notre sortie et décidons de nous laisser dériver jusqu’à la voiture.

 

Sur les autres sorties de quelques heures dans la Vézère, j’aurais bien de rare touche mais je ne prendrai pas d’autre poisson.

 

Nous remontons dans le Pas de Calais.

Je profite des niveaux d’eau corrects pour pêcher mes petites rivières.

Trois brochets lors de la première sortie. Tous au poisson nageur, peu plongeant, articulé de douze centimètres.

Je serais bredouille le lendemain dans la partie amont. Elle est maintenant très envasée. Il n’y a plus que quelques centimètres d’hauteur d’eau ce qui ne plaît pas aux carnassiers.

Sans pluie, ses petites rivières de drainage du marais, garderont un niveau bas. J’avais déjà constaté les années précédentes que les brochets restaient apathiques s’ils n’avaient pas plusieurs décimètres d’eau. Je décide de changer pour une autre un peu plus large et plus profonde. Je pourrais y prendre mon plus petit brochet de l’année. J’adore ses bébés qui sont l’avenir de nos cours d’eau. Je le décroche le plus délicatement possible et le relâche rapidement.

Le week-end suivant je participerai à l’organisation du salon régional de la pêche à la mouche d’Hesdin. C’est toujours un grand moment de partage et l’occasion de grandes discussions avec de nombreux pêcheurs et acteurs de la protection des milieux aquatiques. Cette année, je dirigerais un atelier de montage de mouches pour grands migrateurs.

De retour dans le marais, j’aurais l’originalité de prendre un très beau carassin. Cela faisait très longtemps que je n’en avait pas pris. Vraisemblablement plusieurs dizaines d’année, pendant les vacances, dans une mare, avec une canne à coup quand les filles étaient petites. Celui-là est beaucoup plus beau et en pleine forme !

Deuxième prise originale avec une très belle tanche, elle aussi prise par la bouche, sans être persuadé de savoir si elle a pris ce jerkbait ou si je l’ai ferré au niveau de la bouche.

Je prendrai quand même un petit brochet en fin de session qui viendra compléter un éclectique tableau.

Cette fois, je ne serais pas mécontent de devoir rentrer plus tôt afin d’assurer un conseil de classe. La chute des températures m’obligeront à enfiler les gants pour ne pas avoir l’onglée mais je commencerais avoir froid malgré mes waders en néoprène dans cette eau se rapprochant du zéro.


 

La sortie suivante sera la plus productive avec cinq brochets touchés ! Je manquerais le premier qui se décrochera. Je tarderai à le ferrer ne ressentant qu’un poids similaire à une grosse touffe d’algues dérivantes. Il me gratifiera d’une grosse gerbe d’eau en surface !

Je prendrai le suivant, immédiatement au dessus.

Ce sera le plus beau poisson de la période ! Lui aussi m’offrira un beau combat ainsi qu’une de ses très belles chandelles que j’aime tant !

Je prendrai d’autres brochets plus modestes sur le même parcours plus en aval.

J’apercevrai je cadavre d’un grand poisson. Après l’avoir ramené près du bord en vue de connaître la cause de sa mort, j’aurai la surprise de voir que c’est une truite de mer d’environ soixante centimètres ! Ce grand migrateur sera remonté dans cette petite rivière espérant y trouver des conditions favorables à sa progéniture et ainsi la recoloniser.

Ce que la nature est résiliente ! J’en ai été touché !

Entre les cours je suis allé plusieurs fois suivre le frais des truites de mer dans mon petit fleuve. J’ai pu prendre en photo plusieurs nids et observer plusieurs couples s’affairant à recouvrir de galets leurs précieux œufs.

J’emmènerai notre directeur de Fédération de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques avec qui nous pourrons en dénombrer plusieurs.

 

L’année 2025 se terminera par le traditionnel challenge familial après les vacances de Noël.

Devant la forte baisse des températures sur la Vézère qui ne nous ont jamais été favorable et le haut niveau de la Dordogne, nous choisirons le Lac de la Valette à Marcillac la Croisille (en Corèze). Nous y faisons le pari de trouver la thermocline où les poissons aurons une température favorable à leur activité.

Nous chargeons la veille les canoës, cannes, boites de leurres ainsi de quoi faire un feu de camps pour le midi.

Réveil à six heures trente le lendemain. Les croissants tout chauds égaillent le petit déjeuner copieux. L’excitation grandit.

Nous nous habillons très chaudement afin d’affronter les températures négatives.

Le levé du soleil rougeoyant au départ est splendide !

Chacun expose sa stratégie en avalant les kilomètres.

La découverte du lac par les frangins qui ne connaissaient pas ce lac de barrage est à a hauteur de nos descriptions.

Il nous faut décharger tout le matériel et l’amener au bord du lac dont le niveau est bas.

Nous traversons le lac pour aller tenter les brochets sur la berge exposée au soleil espérant que ce dernier fera bouger les poissonnets.

Le sondeur confirme la bathymétrie annoncée et indique les premiers poissons, sur de rares herbiers ainsi que dans l’ancien lit de la rivière.

Nous utilisons des leurres différents afin de tenter de trouver un pattern.

Rien sur la-dite bordure.

Impossible de faire mordre un poisson repéré au sondeur. Ce doit être des blancs. J’aurais bien deux touches mais sûrement des poissons qui seront entrés en contact avec le leurre ou la ligne.

Nous allumerons un feu de camps pour griller des saucisses. Nous profiterons de ce moment pour nous dégourdir les jambes, nous réchauffer ainsi que de donner nos avis et tenter de chercher des solutions pour l’après midi.

Ce délicieux fumet nous ravivera les papilles !

L’après midi nous tenterons encore d’autres leurres.

Nous tenterons d’autres configurations.

Nous essayerons des imitations plus grosses ou plus petites et devrons attendre la fin de l’après midi pour qu’Eric sauve la bredouille avec ne belle perche de vingt-huit centimètres qui le récompensera de plusieurs heures de recherche. Il l’a prise sur un éboulis rocheux à l’ombre.

Je voulais retourner sur la berge où nous avions commencé, aussi à l’ombre où il y avait plusieurs arbres noyés.

Nous la rejoignons après la série d’image du pêcheur comblé !

Je positionne la dérive de façon à longer l’ancien lit de la rivière à porté de lancer de la berge.

Xavier à monté un leurre soupe de type virgule de douze centimètres, blanc. Je fixe pour ma par un shad de treize centimètres, bleuté. Nous lançons contre la berge et récupérons lentement de façon à épouser le profil du fond. Xavier lance près de l’arbre. Je le félicite son pour parfait lancer ! Il accompagne la descente en abaissant la canne au besoin. Cartouche, ferrage, « pendu hurle-t-il » !

Petite défense mais beau poisson, je peux épuisetter un beau sandre !

Notre petite équipe est enchantée ! Elle peut reprendre l’avantage du challenge avec quinze centimètres d’avance.

J’insiste pour rester sur la zone et continuer à chercher un autre poisson actif. Avec ma pagaie dans une main, en gardant la canne dans la main gauche, je m’applique à garder la dérive entre l’ancien lit de la rivière et la berge de façon à ce que le le kayak soit parallèle à la berge pour que chaque pêcheur soit le plus efficace. Je crois voir ma bannière se décaler à la faveur d’un grattouillis. Dans le doute, je ferre. J’annonce à mon tour : « poisson » ! J’ai du poids au bout de la ligne mais pas de coup de tête. Ce doit être un autre sandre. Il part en travers mais je peux facilement le contrer avec ma tresse de quinze centièmes. Nous pouvons voir monter un très beau sandre. Au bout de quelques minutes Xavier le glisse dans l’épuisette au premier passage. Je laisse éclater mon gris de guère !

C’est un très beau sandre que je peux mesurer à soixante trois centimètres !

Quel bonheur !

Mon leurre souple est entièrement engamé.

Nous invitons l’autre équipe à peigner le poste pour tenter d’en prendre d’autres. Simon et Eric auront chacun une touche mais les poissons ne se piqueront pas.

Le soleil disparaît derrière la colline. Les températures déjà basses, chutent encore.

Xavier et moi n’auront pas d’autre touche dans les minutes précédent l’arrêt du challenge.

Dix sept heures quinze, la sonnerie annonce l’arrêt de la partie. Je suis enchanté que cette longue recherche en équipe nous ai permit de trouver les poissons !

Nous pagayons fort pour rentrer et nous réchauffer en refaisant le match.

Arrivé sur la berge, il faut maintenant plier et ranger tout le matériel dans la voiture. Avec les doigts mouillés j’attrape l’onglée.

Le couché de soleil est magnifique !

Pendant la petite heure de retour, les conversations fussent ! Chacun y va de ses commentaires pour tenter d’expliquer cette difficile mais fantastique réussite !

Nous sommes comblés !

23 novembre 2025

Fin de saison truite inespérée !

Coté pêche, en septembre, j’ai eu la désagréable nouvelle d’apprendre que mes cours d’eau côtiers du Boulonnais étaient fermées à la pêche suite au classement en sécheresse.

Adieu mes pêches à la truite à l’ultra-léger !

Je ne pouvais plus non plus traquer mes belles truites de mer. ...

Il ne me restait plus qu’à aller dans les marrais du Calaisis traquer mes brochets.

Dès notre retour de vacances, c’est ce que j’ai fait lors de ma première journée de libre.

J’ai chargé mon float-tube dans mon break ainsi que les cannes et divers matériels.

J’ai rejoins une des petites rivières. Le niveau était bon et l’eau très claire. Pas de pluie, pas de turbulence !

Je gonfle les boudins, charge les cannes, les boites de leurres ainsi que tout le nécessaire et m’approche de l’eau. Je tente, sans succès, devant de la buse avant d’enfiler mes palmes. Rien non plus sous la route. Pas de touche sous le gros saule au leurre souple envoyé sous les branches basses. Rien de plus le long du premier linéaire au spinner-bait. Après le premier coude, je change pour un beau leurre souple qui ne plaira à personne. Ce ne sera pas une journée faste. …

Afin de tenter les perches, je fixe une cuillère sur mon ultra-léger. Gros arrêt après quelques lancers. Cela part de-suite sans grands coups de tête. C’est une grosse brème, ferrée sur le dos. Je la glisse dans l’épuisette avant de la décrocher.

Le niveau d’eau n’est pas très haut, le vent est faible, l’eau claire, je change pour un poisson nageur articulé de onze centimètres qui pourra onduler lentement juste sous la surface. J’essaie de ratisser chaque mètre. Nouvel arrêt. Ferrage. Cette fois ça explose en surface. C’est un beau brochet qui a pris du bout du bec. Je desserre le frein. Il en profite pour me prendre plusieurs mètres de tresse. La zone est dégagée, je le laisse s’épuiser en douceur sans risquer de lui rompre la lèvre. C’est un très beau carnassier de plus de quatre-vingt. Après quelques minutes, je parviens à l’amener et je peux constater qu’il est en fait bien piqué dans la mâchoire inférieure. J’en profite pour prendre les premières photos.

Je ne le glisse pas dans l’épuisette mais les triples s’y emmêlent. Je tente de le prendre sous l’opercule. Il ne se laisse pas faire et c’est en l’étalant sur ma palme que je réussirais à l’immobiliser assez longtemps pour prendre une image.

Je décroche les triples et tente un selphie avec le poisson. En se débâtant il retournera à l’eau.

Au revoir mon beau et merci pour ce beau coup de ligne !

J’aurai d’autre touche de blancs sans qu’ils ne se piquent mais pas d’autre carnassier.

Je palmerai pour rentrer vers la voiture, enchanté !

 

Les sorties suivantes seront plus complexes. En vue de prévision d’éventuelles inondations, le commité de gestion des eaux du Calaisis lèveront les écluses. Le niveau d’eau dépendra alors des hauteurs de marée abaissant les niveaux pas basse mer. Les carnassiers ne seront alors plus mordeurs par basses eaux. Je ferrerai des blancs. Je tenterai aussi les perches en parvenant à en prendre plusieurs.

J’adore ses jolis poissons colorés !

Lors des sorties suivantes, je changerai de rivière en fonction des hauteurs d’eau.

Les résultats seront plus aléatoires mais je parviendrais à prendre plusieurs poissons.

Il seront de sortie le lendemain avec un premier petit brochet, également au Rapala articulé, récupéré lentement en subsurface.

Plus en amont, je tenterai avec un poisson nageur articulé plus gros qui lui aussi plaira aux carnassiers.

Il me permettra d’en prendre un deuxième, plus beau.

Après la série d’image, je continue de progresser plus en amont.

Nouvelle touche quelques dizaines de mètre au dessus. C’est moins gros et je peux facilement amener un troisième brochet d’un peu plus de cinquante centimètres.

C’est un autre poisson en pleine forme à la belle robe vert-bronze qui rayonne sous un beau rayon de soleil !

Nouvelle série d’image.

Je le regarde repartir sans demander son reste.

Je suis ravi !

Je me lave les mains dans l’eau fraîche et relance.

Nouveaux lancers et nouvelle touche. Nombreux coups de tête. Je peux voir se débattre une très belle perche.

J’adore ce poisson zébré et coloré d’orange !

Je m’applique afin de pouvoir faire de belles photos.

Je prend aussi le temps de la mesurer : trente quatre centimètres ! J’en prend rarement dans ses petites rivières aussi parce que je pêche avec des leurres conséquents. …

Quatre beaux poissons dans la matinée, quel pied !

Je retourne au collège, enchanté !

 

L’après midi, je retournerai en float tube mais je ne parviendrai pas à avoir de touche. L’eau est très basse et fortement teinté par la grande quantité de poissons blancs. Je tente à l’ultra-léger avec une petite cuillère numéro deux. Touche nerveuse, c’est un petit brochet d’environ trente cinq centimètres. Je sort mon téléphone pour le prendre en photo mais je le fais tomber dans l’eau. Dépité, je prend de-suite des repères pour tenter de le retrouver. Je positionne mes palmes à la verticale qui se plantent dans la vase. Je me déshabille malgré la petite pluie. Je tend le bras et fouille. Heureusement, je met la main dessus dans les premières secondes. Ouf, Il fonctionne toujours !

Malheureusement, dans les jours suivants, de l’humidité apparaîtra dans les capteurs optiques.

Les photos suivantes seront « blanchies » par la buée.

Je sortirais quand même et prendrais d’autres grands carnassiers comme ce beau de soixante et onze centimètres, pris au spinnerbait après en avoir mis au sec un premier de cinquante neuf.

Fin septembre nous participerons à l’opération Nettoyons la Nature avec les éco-délégués du collège.

Toujours ravi de pouvoir sortir de leurs salles de classe, les élèves ramasseront deux gros sacs dans le parc en bordure du ruisseau.

Nous profiterons de cette occasion pour échanger sur les déchets, leur valorisation et leurs effets sur l’environnement.

Ce sera une première sortie de groupe qui nous permettra de mieux nous connaître ainsi que de (re)-découvrir notre nature proche.

C’est toujours génial de voir nos jeunes curieux être motivés et dynamiques !

J’en profiterai pour leur faire découvrir la vie subaquatique.

A partir de la mi-octobre, l’alerte sécheresse sera levé.

Je tenterai une première sortie dans l’estuaire.

Bingo, j’aurais trois touches et pourrais immortaliser deux très belles truites de mer de cinquante deux et soixante centimètres.

Elles arborerons leurs magnifiques couleurs automnales !

Je serai enchanté de leur puissance et leur endurance au combat !

Quel bonheur de savoir mes grandes migratrices prêtes à la montaison !

Elles vont maintenant attendre les premières grosses pluies qui vont gonfler le niveau du petit fleuve et leur permettre de remonter sur les frayères.

Je ne résiste pas au plaisir de faire un selfie.

Je serai bredouille lors de ma deuxième sortie par basse mer et basses eaux.

 

L’ultime pêche sera un festival de touches !

J’aurai le bonheur de prendre en photo trois salmonidés de soixante et cinquante cinq ainsi qu’une belle fario de trente cinq centimètres.

Je terminerai cette saison truite 2025 de la plus belle des façons !

 

24 septembre 2025

Une pêche de printemps, réussie !

Coté pêche, je me suis fais plaisir à l’ultra-léger dans mon petit fleuve.

Pendant ce printemps 2025, les eaux étaient basses et claires à causse des rares pluies.

Les petits leurres étaient alors très adaptés.

J’ai pu prendre de belles truites farios avec différents leurres.

J’ai ainsi pu capturer ma première truite au spin-tail. Cela faisait longtemps que je trouvai ce petit leurre parfaitement adapté aux belles fosses irrégulières. Il est facile à déposer et sa petite palette évolue parfaitement dans toutes les conditions et à toutes les vitesses.

Cette belle truite sauvage a craqué.

J’ai pu en prendre d’autres dans d’autres conditions comme cette fario aux magnifiques couleurs !

La plupart du temps c’est la cuiller qui est la plus productive. Je préfère la traditionnelle Aglia de Mepps qui tourne très bien, même à faible vitesse.

Je change le triple par un gros hameçon simple avec lequel je peux pêcher malgré l’abondante ripisylve. Quand j’envoie malencontreusement dans la végétation de bordure, je parviens quatre fois sur cinq à m’en extraire. Je peux alors continuer ma pêche.

Certaines salmonidés sont attirées par la cuiller mais ne prennent pas. Je change alors pour un petit poisson nageur ou un leurre souple qui parvient parfois à les décider. J’ai pu comme cela mettre au sec cette jolie jolie arc en ciel avec une imitation de créature montée sur une très petite tête plombée de 0,2 grammes.

Je prendrai plusieurs dizaines de truite durant le printemps.

En analysant mon carnet de prise de prise je peux constater qu’elles sont de plus en plus belles depuis les quelques années que nous avons mis en place un no-kill pour les farios.

Je répondrai à l’invitation de l’école maternelle de Nadège pour aller présenter les habitants des milieux aquatiques. Les enfant seront très attentifs à mes explications !

Je retournerai régulièrement dans le marrais pour tenter de prendre une grosse truite de mer.

J’en verrai plusieurs. J’aurai plusieurs refus. J’en décrocherai une dans les herbiers, d’environ soixante centimètres, après plusieurs minutes de combat mais je ne parviendrai pas a en prendre pendant ses semaines de traque. …

J’aurai plus de succès plus en amont avec mes belles farios avec des demies journées jusqu’à cinq truites !

 

Cet après-midi là, le temps était ensoleillé. Trop beau pour tenter une truite de mer par eaux basses et claires.

Je gare ma voiture sur l’amont de mon petit fleuve où le vent soufflant de sud-ouest jusqu’à trente cinq kilomètres heure serait fortement atténué par les grands arbres.

Je prend mon ultra-léger et ma boite de leurre équipé d’hameçon simple.

Je descend sur le bas du parcours où j’ai précédemment décroché une arc en ciel. Je lance entre la souche et l’arbre, laisse couler une petite seconde et ramène lentement. Touche ! Je ferre et c’est ma belle argentée qui se défend au bout de ma tresse de sept centièmes. Je l’échoue avant de prendre une photo.

Nouvelle touche sur la fin de la fosse suivante mais elle ne se pique pas sur l’hameçon simple. Elle tapera une deuxième fois sans que je ne puisse la ferrer.

La fosse étant trop profonde pour mes cuissardes, je fais le tour par le pré. Les belles vaches limousines, curieuses, se demandent ce que je peux bien faire là.

Je rejoins prudemment la petite rivière avant de lancer ma cuiller vers l’amont. Nouvelle touche sans se piquer. Elle suit la cuiller jusque dans mes pieds puis se cache sous les racines depuis lesquelles je pêche. La cuillère n’aura pas le temps d’entrer en action. Je change pour un poisson nageur coulant que j’envoie quelques mètres plus haut. Je le laisse descendre une seconde avant de l’animer lentement en prenant bien soin de garder le contact.

Touche ! C’est une autre truite arc en ciel qui se débat comme une diablesse entre les racines. Mon bas de ligne en vingt centièmes en fluorocarbone résiste et je peux a nouveau immortaliser ma deuxième prise.

Je défais le poisson nageur de l’agrafe pour raccrocher l’Aglia. Je l’envoie vers l’amont au pied des racines, mouline lentement afin de la laisser papillonner près du fond. Belle touche suivit d’un puissant départ dans ma direction. Je mouline comme un fou mais elle s’engage vers les racines. Ma ligne s’arrête contre une branche basse fait un angle contraire et je n’ai plus qu’à espérer que ma fine tresse résiste. Je peux alors voir un poisson de plus de quarante centimètres se débattre à mes pieds. Elle s’y fatigue pendant que j’espère lui faire faire demie tour en avançant acrobatiquement sur les racines. Elle multiplie les cabrioles mais je peux terminer le combat.

Mon ensemble a été parfaitement adapté.

C’est une magnifique truite fario sauvage à la robe dorée ponctué de discrets points rouges !

Je l’allonge entre les racines en prenant bien soin de lui laisser une ouïe dans l’eau afin quelle puisse respirer pendant les photographies.

Je peux faire les premières images.

Son gros œil maquillé de cuivre brossé est magnifique !

Je ne me lasse pas du bonheur de capturer ses belles sauvages sur du matériel ultra-léger !

Au-revoir ma belle, fais-nous de nombreux bébés !

Elle retourne dans la mouille sans demander son reste !Il m’a fallut de nombreuses années pour apprécier relâcher ses beaux poissons sans que mon cerveau néandertalien regrette de ne pas l’avoir gardé pour la poêle. Cela m’apporte maintenant encore plus de plaisir !

Je poursuis ma prospection en prenant le temps de passer mes leurres entres les racines du gros frêne. Il est mort de la chalarose du frêne et tombé dans la rivière. Un gros embâcle s’y est formé qui a creusé encore un peu plus les berges. Pas de touche.

Je découvre peu après un nid de poule d’eau. Il est tissé entre les racines d’un aulne glutineux.

Je poursuis ma prospection. Nouvelle touche sur le linéaire suivant mais elle ne se pique pas. Je relance et peux voir suivre une petite truite entre vingt et vingt cinq centimètres. Je ne relance pas pour la laisser tranquille. Avoir vu cette petite sauvage, suffit à mon bonheur.

Rien sur le poste suivant où j’avais déjà pris une truite arc en ciel qui avait du agresser les petites farios.

Touche au dessus. Cette fois, c’est pendu ! La défense est correcte ! C’est un poisson de plus de trente centimètres qui me gratifie de plusieurs cabrioles. Je la bride en baissant la canne en parviens à l’amener.

Je fais plusieurs images avant, elle aussi la relâcher. …

Je prendrai un cinquième petite.

Mon petit fleuve m’aura gratifié d’une magnifique après-midi avec la prise du plus grand nombre et de la plus belles truites de la saison !

 

Je rentrerai comblé !

 

J’en prendrai de nombreuses autres avant de partir en vacances vers le sud.

20 janvier 2025

Challenge réussi !

Coté pêche, la fin de l’année fut difficile.

Nous sommes descendus pour fêter Noël en famille.

Le lendemain, Eric nous avait préparé un challenge sur la Dordogne.

Le temps était gris et froid. Les niveaux d’eau trop haut pour une dérive hivernale en float tube à quatre pêcheurs.

Nous avons préféré un grand bras mort plus calme. Après quelques dizaines de minutes de voiture, nous découvrons l’équivalent d’un grand lac allongé. Un pêcheur pliait ses cannes, bredouille. Nous en avons profité pour échanger sur la complexité de la pêche du moment et pour écouter son bilan annuel contrasté.

Comme nous nous y attendions, la partie s’annonçait difficile.

Impatient d’en découdre, nous gonflons nos embarcations et préparons notre matériel.

Nous commençons par tenter la jonction en découvrant les profondeurs. Je choisis ma grosse casting, espérant prendre un gros silure. L’équipe tente plusieurs leurres différents.

Après la bredouille de la première heure, l’euphorie retombe.

Nous avançons dans le bras en tentant une rive bordée d’herbiers.

Sur les conseils d’Eric, Xavier change de leurre pour un Chaterbait fluorescent. Il lui précise la cassure, oriente l’embarcation et c’est la touche au deuxième lancer !

Nous palmons pour partager ce moment de joie et prendre des photos. C’est gagné pour Xavier et son guide qui ouvrent le bal !

Treize heures approche. Nous débarquons pour allumer un feu de camps et griller des saucisses.

La chaleur du feu nous fait du bien. Nous échangeons sur nos impressions afin de faire un bilan. La pêche est très difficile. Une seule touche en presque trois heures de pêche à quatre pêcheurs !

Cette prise en est d’autant plus appréciée ! Nous faisons honneur aux restes du réveillon.

Cette délicieuse odeur de fumé nous indique que c’est prêt. Quel bonheur de déguster ce plat chaud sur une île déserte !

Il nous tarde d’y retourner, espérant que ce créneau horaire nous sera favorable.

Nous peignons sans succès la lisière de roseau.

Xavier et Eric décident de tenter un autre bras mort contigu.

Je reste pour chercher les sandres avec différents leurres souples.

Nouveau cri de guerre ! Simon est pendu. Sa grosse canne casting est complètement pliée ! C’est un très gros client car il a bien du mal a garder l’équilibre sur son petit float tube. Xavier attrape ce dernier par la poignée pendant qu’Eric pagaie a reculons. Le gros silure en profite pour rejoindre un arbre. Pendant que Simon tente de se remettre de ses émotions, Eric prend la canne. Sentant l’énorme poisson calé, il ouvre le pick-up pour lui laisser de la liberté. Cela fonctionne, le moustachu bouge ! Simon peu reprendre sa canne et terminer le combat, victorieux !

C’est une issue incroyable, nous pouvons faire une sériée de photo.

Simon a eu le courage de continuer a pêcher avec les gros leurres souples réalisés par Eric, offert à Noël et il en a été récompensé !

C’est une double victoire pour notre guide !

Nous pouvons réaliser une photo de l’équipé, enchantée de ce challenge 2024 !

Dix sept heure approche, la nuit tombe, nous sommes tous frigorifiés. Nous rangeons l’ensemble du matériel, poussons le chauffage à fond et rentrons, heureux !

Simon mettra plusieurs heures à redescendre de son nuage. ...

Je retournerais plusieurs fois pêcher la Vézère en kayak. Je tenterai plusieurs leurres, de différentes tailles, couleurs sans jamais avoir de touche.

 

Nous invitons Charlotte et Eric pour le passage du nouvel an.

Je leur propose de venir en début d’après midi pour une partie de pêche. Les filles en profitent pour aller en ville.

Devant les difficultés sur la Vézère, nous tentons différents plans d’eau. Nous cherchons les postes profonds où les poissons pourraient se réfugier par ses températures glaciales.

Rien sur le premier où un visiteur nous fait sentir que nous ne sommes pas les bienvenus.

Nous changeons pour un plus grand que nous espérons plus profond.

Eric enregistre une première tape au leurre souple mais cela ne se pique pas. Je change alors mon chaterbait par les toutes nouvelles fabrications d’Eric. Je lui avait demandé de me couler aussi des bleus qui sont une moins mauvaise couleur lors des froides journées d’hiver. Je monte ses leurres souples de treize centimètres sur une tête plombée de dix grammes qui devrait me permettre de raser le fond.

Bingo ! Touche dans le profond à plusieurs dizaines de mètres !

C’est correct et je peux rapidement ramener un petit brochet.

Merci à Eric pour les images du pêcheur transi de froid mais heureux !

Nous aurons plusieurs autres touches dont un deuxième brochet qui tapera quatre autres fois mais nous ne réussirons pas a sortir d’autre poisson.

Nous passerons une soirée joyeuse !

 

La sortie de pêche du lendemain avec Eric sur la Vézère se soldera par une bredouille.

 

Je serai encore bredouille les sorties suivantes sur la Vézère. Je n’aurais pas réussi trouver un leurre adapté à ses difficiles conditions hivernales.

 

Il nous faut remonter dans le Boulonnais pour la rentrée.

Je fais une gastro-entérite le lendemain en éliminant ainsi toutes les bonnes choses des fêtes de fin d’année !

Ici aussi c’est l’hiver. Dans cet état fébrile, je ne sort pas mon float tube et pêche un canal du bord. Je ne réussirais pas à avoir de touche malgré que j’ai fréquemment changé de leurre et de couleur.

 

Ça va mieux le samedi suivant et je peux retourner avec mon embarcation sur ma rivière favorite.

Il y a encore de la neige de l’avant veille dans les près. La berge est gelée sur quelques dizaines de centimètres. Cela ne va pas être facile ! Je fixe un des leurres souples d’Eric, en treize centimètres marron, de la couleur de l’eau pour espérer tenter un sandre ou un brochet. Rien sur les cinq cents premiers mètres. Je change de couleur pour un vert olive mais n’aurais pas plus de succès. J’ai malheureusement oublié de prendre un autre bleu que j’ai laissé dans le Sud.

Après la jonction, l’eau est plus teintée, je fixe un chartreuse et touche rapidement des gros cyprinidés. Y ayant déjà observé de très beaux sandres dans les bancs, j’insiste. Nouvelle lourde touche. Je ferre. C’est beau mais cela part en travers sans vraiment donner de coup de tête. C’est une très belle brème de plus de cinquante centimètres.

La suite du parcours est moins profonde. Je change pour un poisson nageur articulé de onze centimètres. Cette fois, j’en ai en bleu.

Je peigne le lit central puis chaque bordure. Touche dans le profond mais cela ne se pique pas. Cela devait être un autre poisson blanc.

Je continue ma progression. Petit grattouillis le long de la berge. Je tarde à ferrer. Cette fois j’ai bien les coups de tête. Je ferre une deuxième fois et peux ramener un brochet de presque soixante. Pendant que je peine à prendre mon épuisette, il se décroche. Flûte ! C’est une remise à l’eau plus rapide que prévue. Tant pis pour la photo !

Je commence à avoir froid aux pieds. Je décide de palmer deux fois deux cents mètres pour me réchauffer. C’est efficace ! Je renouvellerais cet exercice une deuxième fois au cours de la sortie.

Le très gros brochet du grand saule ne me donnera pas de nouvelle.

Je n’aurais pas d’autre touche.

Á la disparition du soleil, le froid devient encore plus mordant. Il me faut rentrer ! Je palme rapidement pour me réchauffer, range tout le matériel dans la voiture et pousse le chauffage à fond !


 

Je serais bredouille les sorties suivantes.

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5 décembre 2024

Belles captures de beaux brochets

La pêche des truites de mer étant fermée pour les laisser se reproduire, je suis retourné dans les marais du Calaisis.

Pour cette première après midi de reprise de contact, le ciel est voilé. Je m’équipe et met à l’eau mon float tube. Dès le premier poste sous le gros saule, je prend un premier brochet de soixante trois centimètres. Je suis ravi, cela commence bien ! Ayant précédemment laissé tombé mon téléphone dans les toilettes (on peut rigoler) je ne peux faire d’image. Je le relâche et continue. Je palme pour poursuivre en pêchant les bordures mais également le lit central afin de tenter un des beaux sandres aperçus l’année dernière. Le faible vent d’est masque mes vagues.

J’ai une sensation bizarre plus en amont. Comme si quelque chose avait touché mon leurre. Ou alors, je suis passé sur un poisson blanc. Je relance et ai la même touchette. Ce ne peux pas être un poisson blanc qui serait parti. Je change mon leurre souple pour une cuillère. Cette fois j’ai une belle touche mais il ne se pique pas. Je lance à nouveau mais rien. J’essaies en éventail au cas où il aurait changé de place. Bingo, c’est pendu nettement plus en amont ! Il se débat correctement. C’est un autre beau brochet que je parviens à faire glisser dans l’épuisette. Quel pied, un deuxième brochet maillé en moins d’une heure !

Je le mesure à soixante sept centimètres.

Je continue ma prospection dans un bras perpendiculaire. Cette fois l’eau est nettement plus claire. Malgré le temps gris, je vois beaucoup de gros cyprins. J’en touche plusieurs. Ce bras est moins profond. Je fixe un poisson nageur de onze centimètres. Il évolue parfaitement entre dix et vingt centimètres sous la surface. Plusieurs centaines de mètres plus en amont, alors que je ramène à un bon mètre le long de la bordure, je vois une vague au niveau de mon leurre. Le temps que j’analyse la situation, c’est la touche ! Un autre poisson correct se débat au bout de ma canne. Je le mesure à soixante trois centimètres. Quel bonheur !

Plus de touche jusqu’à la prochaine jonction. J’aurais changé de canne pour un ultra-léger, plus court, équipé d’un leurre articulé de neuf centimètres afin qu’il reste encore plus près de la surface. Il n’intéressera personne sur cette portion du parcours moins profonde et moins large.

Je suis en vu du meilleur poste de cette petite rivière ou je connais un énorme brochet. Je reprend mon lancer léger, équipé d’une tresse de dix-huit centième fluo qui me permettra d’avoir une chance dans un éventuel combat. Rien avec l’articulé avant l’imposant saule. Je change pour un leurre souple que je pourrais faire glisser sous les branches surplombantes. Rien non plus. Il n’est pas de sortie.

Je poursuit encore plus en amont et toucherai un dernier poisson. Un petit brochet de quarante.

Les températures sont clémentes à treize degrés. Malgré que j’ai eu les pieds dans mes waders néoprènes pour palmer toute l’après midi, je n’aurais pas eu aussi froid que je le craignais.

Il est déjà seize heures trente. Les journées s’étant fortement raccourcies, je fais demi-tour et rentre à la voiture où il me faut ranger l’ensemble du matériel.

Sur le trajet du retour, je mettrai le chauffage à fond !

Pendant les longues soirées d’hiver, je monte des mouches pour compléter mes boites. Je continue ainsi à être au bord de l’eau en imaginant le résultat de mes montages.

 

Je ne prendrai qu’un brochet de cinquante centimètres lors de la sortie de la semaine suivante. Le vent aura tourné au nord-est rafraîchissant encore les températures et surtout leur ressenti.

Je suis invité dans la semaine pour siéger à la commission préparatoire du SAGE (Syndicat d’ Aménagement et de Gestion de l’Eau). Nous aurons cette fois pour mission d’établir la liste des pressions autour de l’eau sur le bassin versant de la Slack. Ces études permettrons ensuite de prioriser les travaux à effectuer.

Les taxes perçues de la dernière lois sur l’eau permettront des les réaliser et d’améliorer la qualité de cet or bleu.

Les températures continuant de baisser, je décide d’aller voir si « mes » truites de mer commencent à frayer.

Bingo, je peux en observer une magnifique de plus de soixante dix centimètres qui à commencé à creuser son nid.

Je suis toujours autant ému de voir ses grands migrateurs revenir sur leur rivières natales après avoir parcouru des milliers de kilomètres autour du globe !

Elles méritent bien tout mon respect et l’énergie que je met dans leur protection !

 

Les températures de la sortie suivante seront beaucoup plus basses avec un ressenti à six degrés. Je décide de retourner sur ma petite rivière favorite en float tube mais d’enfiler deux pantalons sous mes waders ainsi qu’une paire de chaussette en laine supplémentaire.

Après avoir préparer tout mon matériel je commence sur le linéaire passant sous la petite route. Rien au leurre souple sur la première centaine de mètres. Je change après le coude pour des palettes avec un spinner bait qui ne plaira non plus à personne. Cela va être plus difficile !

Après la jonction, je prend le bras de droite dont l’eau est claire. Je change à nouveau pour mon Rapala articulé. Cette fois, j’ai le petit vent du nord dans le dos, ce qui moins désagréable. Touche en passant le long de la bordure ! Je ferre, c’est suivit d’un joli départ. Je peux contrer un beau brochet que je mesurerai à soixante neuf centimètres.

J’aurais deux autres touches plus en amont mais le premier ne se piquera pas et le second se décrochera presque de suite.

Je fais demi-tour et palme pour retourner vers la voiture. J’en profite pour faire le tri de ma « bourriche numérique » qui me permettra d’illustrer mes histoires.

Il n’est que seize heure à la jonction. Je décide de tenter le bras de gauche. L’eau y est teintée, je fixe un leurre souple.

Je touche de nombreux poissons blancs. Je tente de ne pas ferrer à la touche.

Cette fois ça part, j’appuie le ferrage ! C’est lourd mais je n’ai pas de coup de tête. J’ai harponné une grosse brème.

Après le coude, c’est moins profond, j’aurais moins de chance de toucher les sandres espérés. Je change pour mon poisson nageur articulé qui descendra moins dans la couche d’eau.

Je continue de toucher d’autres poissons et peux encore ferrer un autre départ. Toujours pas de coup de tête mais c’est plus puissant. C’est une jolie carpe de quarante cinq centimètres en pleine forme !

Elle aussi je la relâche après la photo.

La luminosité faiblit de plus en plus, je décide de rentrer. Je palme énergiquement. Ces heures dans l’eau, avec ces faibles températures et ce petit vent de nord m’ont bien refroidi.

Une fois tout rangé, je solliciterais encore toute la puissance du chauffage de ma voiture.

 

Après les tristes décisions du précédent ministre de supprimer la technologie en sixième au profit du soutient en français et en math, j’enseigne cette année sur deux collèges différents. Je profite alors d’une pause méridienne pour aller contrôler le bon état du panneautage.

Mon emploi du temps de cette année me permet de retourner au bord de l’eau presque toute une deuxième matinée, une semaine sur deux.

Le jour se levant tardivement, Je ne prend pas mon float tube qui demande plus de temps de préparation. Je rejoins une autre petite rivière que je vais pêcher du bord.

Je n’aurais pas de touche sur mes postes préférés où j’ai pourtant relâché des poissons les années précédentes. ...

Le temps est glacial, le vent souffle de nord-ouest, les températures sont hivernales !

Toujours rien à dix heures, il ne me reste plus que vingt minutes avant de rejoindre le collège. Je décide de changer pour tenter un petit wateringue. Rien sous le pont. J’avance par le pré en lançant dans l’axe. Les rafales dévient souvent mon spinnerbait. Je dois arrêter sa course en bloquant la sortie de la ligne avec mon index. Je ramène puis tente à nouveau. Ça part bien, cette fois. Je ramène, lentement en ressentant les vibration de la rotation des palette dans la canne. Touche, je ferre et c’est un beau poisson qui se débat. Le brochet se débat puis je peux l’échouer dans les faux roseaux.

Le leurre leurre est coffré !

Je le mesure à soixante quatre centimètres. Je suis comblé !

Je tente un selfie à la faveur d’un rayon de soleil. Il sera flou mais je n’ai plus le temps d’en faire d’autres. Je dois partir pour assurer mes cours. …

Ma moitié partant avec ses amies pour un salon, une après midi se libère. Le vent à tourné au sud mais souffle toujours en rafales jusqu’à soixante dix kilomètres à l’heure. Rien non plus sur « mes anciens bons postes ». Je décide de tenter ailleurs, sur un parcours où je vais moins souvent où j’ai touché un beau poisson pendant une crue de septembre. L’eau est plus tentée que la veille et le vent plus fort. Je change mon spinnerbait par un modèle plus flashy doté de palettes plus larges que je ressentirais mieux.

Bingo, arrêt en pleine récupération ! C’est là encore un joli brochet qui se débat au bout de ma tresse de quinze centièmes.

Lui aussi aura coffré le leurre me laissant le temps de faire plusieurs images.

Je le mesure à soixante dix centimètres.

Malgré ce temps très nuageux, j’ai droit à quelques éclaircies. J’attends le passage des gros nuages pour tenter plusieurs photos ensoleillées.

Ma sortie est réussie !

Adieu ma belle !

Je me lave les mains après les manipulations et prend bien soin de les sécher avant de renfiler mes mitaines afin que le vent ne me donne pas l’onglée.

Je pêcherais tout le wateringue mais n’aurais pas d’autre touche. Ce beau poisson y règne en maître !

Je le contourne pour tenter la rivière principale mais rien non plus.

La lumière décline, Avec ses deux petits degrés, je commence à avoir froid. Je décide rentrer.

 

La sortie suivante sera infructueuse. J’aurais beau changer de rivière, de parcours et de leurre, rien de toute la journée !

Je rentrerai bredouille !

 

Je serai aussi bredouille la semaine suivante. C’est de plus en plus complexe.

22 septembre 2024

Voici le récit de mon dernier exploit

Début mai, après l’ouverture de la pêche de la truite de mer, je suis allé les tenter. Une très belle fario m’a laissé croire à ma première. ...

Courant juin, en continuant de pêcher aussi les truites farios plus en amont, j’en prend une très belle sur mon ensemble ultra-léger. J’ai été enchanté de sortir une truite de plusieurs kilos sur une tresse de six centièmes !

Elle arborait la magnifique robe argentée des poissons remontés de la mer depuis peu.

Un après midi de la mi-juin, le temps était gris. Une petite pluie tombait doucement. Un léger vent de nord-ouest gardait les températures en-dessous de vingt degrés. Je me gare avant le pont et vais voir « mon » petit fleuve. L’eau est légèrement teintée et le niveau est parfait. Les algues commençant à pousser sur l’aval du parcours, je décide de le remonter. Je prend mon lancer léger et vérifie que ma boite de leurre est bien dans une des poches de mon sac.

Je marche lentement le long de la rive guettant des indices. Le marrai est tranquille. Le balbuzard tournoie plus en amont.

Je ralenti en approchant du premier poste. Un virage a creusé la berge sous un saule. Ses branches apportent de la quiétude à « mes » farouches grands migrateurs. Quelques mètres en aval, la berge c’est effondrée, formant ainsi une micro retenue. J’y ai déjà repéré une truite de mer qui était monté sur ma cuillère sans la prendre lors d’une précédente sortie. Je lance vers le haut du poste en faisant attention à ne pars viser trop à gauche afin de ne pas être accroché dans les branches. Ma cuiller tombe dans le milieu du poste. Je la laisse descendre une seconde avant de mouliner lentement pour la laisser tourner près du fond. Touche ! Je ferre amplement. Je vois alors une belle entre cinquante et soixante se débattre au bout de ma tresse. Après plusieurs rush, j’ai pu voir vu le triple solidement fixé entre les deux mâchoires, je me laisse glisser au bord de l’eau pour l’épuiseter rapidement.

Une truite de mer sur le premier lancer dès le premier poste, quel bonheur !

C’est prometteur !

Il y a une série d’aulne plus haut. Il me faut lancer entre les branches et la surface de l’eau. Rien sur le bas. Je passe un arbre et lance. Ma cuillère se prend dans les branches. Je dois aller décrocher en ruinant mes chances de capture.

Je monte vers l’amont rejoindre le virage suivant. Je change ma cuiller contre un poisson nageur. Il continue de pleuvoir doucement, cette petite pluie brouille la surface de l’eau me cachant de ses farouches salmonidés. Le virage est en forme de S. Je lance dans l’axe, attend une seconde, mouline, rien. J’avance de cinq mètres et envoie plus haut dans le poste. Rien non plus. J’avance encore. Mon grand lancer me permet de contrôler la dépose sur le haut du poste en orientant la canne plus à droite ou plus à gauche au besoin. Je mouline une première fois puis laisse descendre quatre secondes avant de ramener. Touche. Je ferre. C’est là encore un poisson correct qui se débat. Le poste n’est pas encombré.

Je la combat en douceur. Dès sa première venue en surface, je peux constater quelle est bien piquée. Elle se calme au bout de quelques minutes. Je descend vers le bas du poste où l’eau est accessible. Je peux alors l’épuiseter.

YES, Yes !

Quel pied, deuxième grand migrateur de cette après midi qui commence !

C’est génial !

Je la mesure à cinquante cinq centimètres avant de la relâcher. Salut ma belle, merci pour ce grand moment de bonheur !

Enchanté, je remonte vers le virage plus en amont. Lui aussi est surplombé d’un petit aulne. Les vents dominants d’ouest l’on obligé à pousser au dessus du poste. Je ne dois pas y laisser s’accrocher ni mon leurre, ni ma tresse que je retient après l’amerrissage. J’allonge mes lancers pour peigner tout le pool. Touche au plus profond. Mon long lancer léger Hearty Rise Top Gun me permet de contrer chacun de ses départs. Je parviens à l’épuiseter en quelques minutes. C’est une autre belle que je pourrai mesurer à cinquante trois centimètres.

C’est fantastique, déjà trois truites de mer en un peu plus d’une heure de pêche ! C’est mon plus beau score de la saison !

Après quelques images, elle aussi je la relâche avant de m’asseoir sur la berge pour savourer ce grand bonheur !

Reposé, heureux, je progresse de quelques centaines de mètre où l’un des plus grand virage a creusé l’un des plus beau poste du parcours.

J’envoie mon poisson nageur prospecter le radier de sortie. Rien à droite, rien à gauche. J’avance de quelques mètres et lance vers le haut à droite. Rien non plus. Rien au milieu. J’attends de plus en plus longtemps afin que mon Rapala pêche jusqu’au fond. Je lance enfin à gauche où vient buter le courant. Patiente six secondes, mouline. Je sent la bavette toucher le fond, lourde touche ! Je ferre et c’est une autre belle qui se débat ! Je profite de ces instants que nous apprécions tant ! Ces coups de butoirs sont puissants puis finissent par faiblir. Je parviens à l’amener en surface où je constate qu’un des triples et bien piqué dans la commissure des ses lèvres. Je descend du haut de la berge vers l’eau, pour l’amener dans l’épuisette. Elle y glissera au troisième passage. Victoire ! Je la mesure à cinquante six centimètres. Je fais une autre série de photo, en la laissant dans l’eau pour qu’elle puisse repartir dans les meilleures conditions.

Je viens de prendre ma quatrième truite de mer !

J’égale mes précédents records, C’est génial !

Je vie mes rêves, éveillé !

Quel immense bonheur !

En la laissant dans l’eau, je la mesure à cinquante neuf centimètres.

Je fais quelques images avant de la relâcher.

Au revoir ma belle !

Je remonte sur la berge et m’allonge dans le pré les bras et les jambes en croix. Je crie en ramenant mes mains sur mon visage. Je suis fou de joie !

Je laisse ce sentiment me submerger quelques minutes.

 

Il me reste deux heures de pêche, je vais tenter d’en prendre une autre pour battre mon record.

Je reprend ma canne, remet mon sas sur mon dos et remonte plus en amont. Les prochains beaux postes sont beaucoup plus haut. L’herbe est haute, la progression est mal-aisée. Avec ce temps, les foins ne sont pas pré de commencer.

M’y voilà. Je lance mon poisson nageur et quadrille. Une vague d’eau troublée m’indiquera un refus. J’insiste mais en vain. Je change pour une cuillère mais la berge est tellement haute que je peine à pêcher profond. Je change pour une Meps Long Cast sur-plombée mais j’accroche au deuxième passage. Je décroche puis avance jusqu’au poste suivant.

Même résultat avec un refus au poisson nageur sans parvenir à avoir de touche. Leur instinct de préservation est le plus fort. Elles se contentent de chasser l’intrus sans prendre de risque.

J’accroche ma cuillère sur les branches immergées du virage plus en amont.

Le poste suivant est un poste tout en longueur. J’envoie mon Rapala sans le faire couler car j’avais précédemment repéré un petit amas de branches en plein milieu. Lors de mon troisième lancer, tentant de passer le long de la berge de droite, j’enregistre une petite tape qui ne se pique pas. Je suis persuadé que c’est plus qu’une branche mais ne parviens pas à relancer dans aller vers les hautes herbes de bordure. Je change pour une Meps Aglia numéro trois dorée. Plus dense, cette dernière effectuera le passage parfais qui sera sanctionné par une lourde touche. Je ferre amplement. Cela tarde à réagir. C’est un plus gros poisson qui fuse vers l’amont me prenant plusieurs mètres de tresse. Je bascule la canne à l’horizontale pour la contrer le plus possible. J’hésite à remonter pour la suivre mais elle redescend comme une balle vers l’aval. Mon Daiwa Exist avale facilement la ligne afin de ne pas laisser de mou qui pourrait lui permettre de se décrocher. Elle me fait comme ça plusieurs allers retours avant de pilonner ma canne de puissants coups de tête. L’ensemble tient bon et au bout de quelques minutes, elle vient en surface. Elle est bien piquée, je peux respirer et prendre le temps de descendre vers l’eau. Je le ferais plus en aval où je risque moins de glisser dans l’eau trop profonde pour mes cuissardes. Elle rentre enfin dans l’épuisette.

Victoire !

Je viens de prendre cinq truites de mer dans l’après midi, c’est l’apothéose !

Me m’assois sur la berge en la contemplant. Elle reprend sa respiration dans l’épuisette que j’ai laissé dans l’eau. Sa robe argentée est toute claire.

Celle-ci est encore plus grande. Le mètre indique soixante quatre centimètres !

Je décide de faire un selfie. En la laissant dans l’épuisette, je me prépare en posant mon sac sur la berge. J’y installe un petit trépied sur lequel je règle mon retardateur à dix secondes. C’est juste le temps qu’il me faut pour mettre la canne sur mon épaule, prendre la truite et me caler entre la rivière et l’appareil avant le déclencheur. Je la remet dans l’épuisette, me sèche les doigts sur mon polo et vérifie la qualité de l’image.

Je peux alors décrocher la cuillère pour la relâcher.

J’ai battu mes précédents records. C’est fantastique !

Tout auréolé, je remballe mes affaires.

Groggy par tant de bonheur, je rentre lentement.

Il me faudra exulter de joie au milieu du marais pour retrouver mes esprits !

Je vient de capturer mon plus grand nombre de prise de truite de mer dans l’après midi !

 

 

Je cherche un mot plus fort qu’apothéose. ...

30 mai 2024

Première partie de printemps difficile

Les semaines après l’ouverture n’ont pas été faciles. J’ai bien touché quelques truites à chaque sortie mais des poissons modestes sans réussir non plus à en prendre beaucoup. La facilité accusera la météo changeante, fraîche et ventée.

Je commence les vacances par la Sarthe où j’ai cette fois l’opportunité d’aller tremper mes vers aux abords du moulin de La Suze sur Sarthe. Après avoir cassé une première fois, j’ai une première touche. Je rend la main deux secondes avant de ferrer. Cassé ! À la touche ! Ma ligne devait avoir un problème car je n’ai pas le sentiment d’y avoir été trop fort. …

C’est l’occasion d’une pause sur l’un des tronc amené par la dernière crue. Je suis interpelé par une très mauvaise odeur. Je balaie du regard l’imposant embâcle et aperçois le cadavre d’un cerf en décomposition. Lui aussi aura été victime des trop fortes eaux. … Je préfère nouer un dix-huit centièmes pour éviter une deuxième casse. Je fixe un hameçon numéro huit et y enfile un beau vers frétillant. J’expédie le tout près de l’ancienne turbine. Je laisse mon montage quelques dizaines de secondes sur place avant de faire une tirée de cinquante centimètres à un mètre. Rien dans cette retourne. Ça me démange d’y tenter un leurre mais, fermeture du carnassier oblige, je dois me contenter d’appâts naturels. Le drop vers est d’ailleurs très bien adapté car j’accroche très peu souvent !

J’envoie délicatement mon montage, afin de ne pas abîmer le lombric, entre la chute et le moulin. Il y a cette fois plus de courant qui ramène ma ligne plus rapidement. Je la laisse insister près du bord où la puissance de l’eau est affaiblit. Rien, je re-lance un mètre plus au large. Touche au bout de quelques secondes. Je ferre ! C’est de suite lourd. Je vérifie mon frein qui est bien réglé pendant que cela remonte le courant. C’est un très beau poisson qui me prend du fil. Avec ma tresse de six centièmes, je regrette de ne pas avoir choisis mon combo moins léger ! Ce n’est manifestement pas une perche ou alors elle est énorme. Je sens peu de coup de tête. Je pense alors un silure qui me met la misère sur cet ensemble ultra léger. Le combat va être interminable ! Après plusieurs aller-retour dans le courant je parviens à le ramener plus près de moi. Je ne vois toujours rien, il y a beaucoup de fond devant cette imposante cassure. C’est repartit pour un tour. Ma petite canne est complètement pliée. Mon frein crisse mais ma fine tresse de se brise pas. Lors d’un énième retour, j’arrive à l’amener en surface. C’est une grosse brème, saucissonnée et accrochée par le dos ! Je fais quelques images avant de la libérer. Salut ma belle, merci pour ce beau suspense !

Je rentre ravi que cette pêche originale !

Nous descendons ensuite en Dordogne où Eric m’invite dans un petit étang privé. Il y a déjà pris de très beaux black bass et manqué de très gros brochets. Nous prenons chacun un ensemble léger.

Eric commence dans les lentilles devant ses pieds avec une imitation de grenouille. C’est toujours sympa de la regarder évoluer. Nous sommes alors surpris par un énorme gobage ! Eric ferre et c’est un beau brochet d’environ soixante centimètres qui se débat mais se décroche dans une ultime chandelle ! Nos cœurs battent à tout rompre ! Quel premier coup de ligne !

Une très belle perche de plus de trente centimètres suit mon spinner bait mais malgré quelques aller-retours, elle passe son chemin. Deux poissons sur les deux premiers coups de ligne, cela commence trop bien !

Des arbres noyés, de la végétation aquatique, une eau claire, ce petit lac est magnifique !

J’aperçois un beau black bass de plus de quarante centimètres évoluer à quelques mètres mais il ne sera pas intéressé par nos leurres.

Nous continuons le tour quand j’en aperçois un deuxième, aussi beau. Ayant accroché dans un arbre immergé, j’appelle Eric. Lui non plus ne réagira pas.

Devant ses échecs, nous changeons de leurre. Je passe au poisson nageur et Eric au Worm (un vers artificiel) monté en weightless (non plombé).

Mon Rapala de neuf centimètres se lance très bien et je m’applique à le faire évoluer entre les herbiers. Je repère un autre back, plus petit. J’appelle Eric qui lui envoi son imitation. Il s’en approche, nous le voyons descendre mais la distance et le temps gris ne nous permettent pas de distinguer la suite. Je vois Eric ferrer et le ramener d’autorité. Sa bannière, qu’il surveillait, avait bougé.

C’est un magnifique coup de ligne commun que nous immortalisons avant de relâcher l’américain !

Nous poursuivons la prospection.

Je continue de chercher les beaux brochets entre les nénufars. Ma prospection me permet d’en apercevoir un deuxième, sensiblement de la même taille. Eric le tente et réussi également à le prendre.

Nous sommes ravis !

Nous ne verrons plus d’autres poissons.

Un coup de fils nous indique que les filles sont prêtes pour la randonnée.

Nous profitons du beau temps pour cheminer dans cette grandiose vallée de la Dordogne !

De retour à Terrasson, les (trop) nombreuses pluies teinterons la rivière.

Mes courtes tentatives resterons veines.

Nous programmons une sortie sur la Dordogne. Je prend mon lancer léger pour tenter les très belles truites. Le niveau est très haut et cette pêche, trop complexe.

Eric enregistre une première touche mais le silure ne se pique pas. Il connaît bien la rivière et nous guide dans les retournes, d’une berge à l’autre.

A sa deuxième touche, je passe également à la traque du silure avec une canne plus puissante.

La troisième touche sera la bonne. Après plusieurs minutes d’un combat entre le puissant courant et les arbres, il parvient à sortir un beau poisson mesurant entre 120 et 130 cm !

Nous sommes enchantés et cette montée d’adrénaline nous réchauffe sous cette pluie continue !

Mon chaterbait ne plaisant à personne, je passe également au gros spinnerbait. Je galérerais à maintenir mon kayak pour pêcher efficacement. J’accrocherai dans les arbres et les décrochages seront périlleux dans ses courants puissants. Je finirai par casser. …

Je retourne près de la berge, entre les arbres, le temps de refaire mon montage. N’ayant pris qu’un gros leurre de chaque, je fixe à nouveau le gros chaterbait.

Nous poursuivons les dérives. Eric m’avait parlé de power fishing et il avait raison ! Pendant que le rapide courant nous entraîne, il faut anticiper les bons postes, lancer, animer avant d’être aspiré vers l’aval. Cela demande une excellente maîtrise de son embarcation et un très bon sens de l’eau.

Nouvelle touche pour Eric. Sa canne est complètement pliée, c’est un autre beau silure. J’en profite pour tourner des images, différentes de sa fidèle Gopro. Il devra palmer de toute ses forces pour luter contre le courant mais aussi le silure qui veut, soit l’entraîner vers le large, soit retourner dans les branches. Après une quinzaine de minutes de combat il parvient à le hisser sur les boudins pour la photo.

C’est un grand bonheur partagé !

Je le félicite pour cette belle réussite !

Il me demande de filmer la remise à l’eau en tournant des images subaquatiques. Je me prête volontiers à l’exercice en faisant très attention de ne pas lâcher la caméra avec mes mains mouillées par la pluie, entre ces puissants courants !

Enchantés, nous poursuivons la descente. Le chaterbait ne plaît à personne. N’ayant pas de touche, Eric me propose aimablement de me passer son spinnerbait. N’ayant pris qu’un grand assortiment de leurre à truite, j’accepte avec plaisir !

J’aurai une touche quelques minutes après, derrière une île mais il ne se piquera pas.

Cette monté d’adrénaline me fera du bien car je commence a avoir froid. Cela fait maintenant plusieurs heures que nous pêchons sous la pluie et ma vielle veste n’est plus étanche. Je me promet d’en racheter une nouvelle mais j’ai les bras mouillés et ce n’est pas les douze degrés ambiants qui vont me réchauffer. …

Nous poursuivons la descente. Nouvelle touche près de la bordure entre deux saules. Je ferre mais cela ne se pique pas. Je regrette mes spinnerbait, équipés d’un deuxième hameçon. Au retour du leurre, quelle n’est pas ma surprise de constater qu’il m’a chipé la deuxième palette !

Le courant nous emmène, il est dix sept heures, j’ai maintenant vraiment froid, je ne parviens plus à ne plus claquer des dents. Eric aussi a froid. Nous décidons de pêcher une dernière grosse retourne. J’y prendrais une dernière touche mais il ne se piquera pas non plus. Nous nous laissons dériver pour rejoindre la voiture.

Les filles, inquiètes de ne pas avoir de nouvelle nous y attendent. J’ai usée la batterie de mon téléphone pendant les vidéos. Avec ses conditions météos, elles sont venues se rassurer et nous accueillir.

Nous rangeons tout dans le grand break et rentrons, fatigués et transis. Le chauffage des sièges sera un immense bonheur ! Nous profitons de ses quelques minutes pour dé-briffer.

Un grand chocolat chaud auprès du poêle achèvera de nous réchauffer.

 

De retour sur ma Côte d’Opale, je retournerai dans mon petit fleuve attendre les premières montaisons de truite de mer.

Belle touche sur l’un des plus beau poste ! Cela se défend vigoureusement, c’est un très beau poisson ! Au bout de quelques minutes, je peux voir qu’une très belle carpe a pris ma cuillère ! Elle me gratifiera d’un long combat, tout en puissance !

Presque chaque année je prend ainsi, aux leurres, ses grandes dames qui doivent faire le plein de protéine avant la prochaine fraie.

Je fais quelques photos avant de la relâcher. …

Avec cette météo perturbée, c’est la cuillère qui sera la plus efficace dans ses eaux fluctuantes.

Je prendrais aussi plusieurs truites dont quelques belles sauvages.

 

20 mars 2024

Ouverture 2024 difficile !

Entre la fermeture du carnassier et l’ouverture de la truite, je ne peux plus pêcher que dans l’estuaire. Il y a peu de poste dans cette zone. C’est mon parcours le moins facile.

Les niveaux d’eau y seront très fluctuant. Cette période sera marqué par des épisodes de pluie. Les terres étant déjà gorgées d’eau depuis des mois, mon petit fleuve sera souvent en crue. La pêche y sera très difficile.

Je tenterai alors de pêcher en mer sans réussir à avoir de touche.

Je parviendrai aussi à aller pêcher sur les parcs de moules. Cela faisait longtemps que je voulais y retourner mais là encore, la

pêche y sera très difficile. Ils ne sont pêchables que par coefficient de marée supérieur à quatre vingt et uniquement à marée basse. Je ne parviendrais à y aller que deux fois.

J’irais plus souvent dans l’estuaire sans réussir non plus à toucher des poissons.

Dès que les niveaux et la clarté de l’eau le permettront, je pêcherais la partie maritime. Ce petit parcours demande souvent un entretient de la rive mais cette année, Rivages Propres ont taillé le premier mètre de berge afin de couper les embâcles et les arbres morts, tombés dans la rivière.

J’y ai croisé mon ami Pascal qui a eu la même idée que moi. Nous en avons profité pour pêcher ensemble et échanger. Cette fois là il a pris une jolie fario au toc alors que j’ai manqué une belle touche.

Ce parcours a été taillé en profil de chenal il y a de nombreuses années par une grosse pelleteuse. Quelques arbres ont depuis poussé formant de rares postes. Avec les débits actuels, je tente plusieurs leurres. L’ondulante numéro trois évolue correctement mais je la perds trop rapidement pour ne pas avoir pris le temps de l’équiper d’un hameçon simple. La tournante numéro trois ne pêche pas assez profond. Mes cuillers réalisées avec un corps surplombé ne tournent pas bien a faible vitesse à cause d’un étrier de mauvaise qualité. Je monte une grosse numéro cinq. Celle-ci tourne très bien à ras du fond. Arrêt dans un ralentit. Avec ses puissantes crues, le fond ne peut être encombré. Je ferre ! Cela reste au fond. C’est donc soit une très grosse branche, soit un très beau poisson. Des coups de tête puissants me confirmeront la deuxième option. Un lourd combat s’engage. J’ai pris ma longue canne à saumon. Je peux la brider rapidement. Ma résistante tresse de dix huit centièmes me permet de ne pas la laisser dévaler au-delà des arbres encombrant la rive. Je parviens alors a voir une très belle « blanche ». Une branche du triple est bien planté dans sa solide mâchoire. Je l’amène d’autorité pour ne pas la fatiguer plus longtemps.

Je m’approche de la berge pour faire un portrait en gros plan.

Sa robe argentée est étincelante !

Je l’attrape enfin et tente un selfie. …

Quel poisson fantastique !

Je suis enchanté !

Mon ouverture est réussie avant l’heure avec cette énorme truite !

Adieu ma belle !

Après chaque partie de pêche, j’irais contrôler la bonne fixation des panneaux indicateurs tout au long des différents parcours. Je les dévissent afin qu’il ne soit pas « avalé » par la croissance des arbres. Cette année je rajouterai aussi les panneaux indiquant la protection des truites farios.

Pendant les vacances, en Dordogne, la pêche sera très difficile. Je ne parviendrais à prendre que de rares chevaine et gardons au toc dans les retournes. Les niveaux d’eaux seront très hauts avec même des crues rendant les sorties embarquées dangereuses.

Je ne parviendrais pas à prendre de poissons à la balle, au vers. J’accrocherai et casserai souvent.

Eric mettra en application la pêche au drop shot. Je n’avais jamais pris le temps de l’appliquer malgré que j’en ai souvent entendu parlé. Elle me procurera beaucoup d’excellentes sensations tactiles. Je casserai à la balle au bout de vingt minutes de prospection et pêcherai plus de deux heures au drop, sans perdre mon montage. Malheureusement, nous ne parviendrons pas à prendre de poisson dans des eaux très hautes. Cette sortie aura cependant été l’occasion de découvrir ses coins de pêche dont il me parle tant !

De retour à Terrasson, je prendrais des gardons, au toc, au vers.

Je ne réussirais pas à prendre de plus beau poisson, même en tentant avec de plus gros vers en kayak.

De retour dans le Boulonnais, je réussirais rapidement à toucher deux truites lors de mon ouverture à la cuiller. La première arc en ciel se décrochera car j’ai ferré trop tard pour avoir confondu la touche avec un contact sur une branche. Je l’avais pourtant manqué plusieurs fois avant et l’avais vu suivre mon leurre.

Je prendrai la suivante, une belle fario sauvage de vingt six centimètres. Cette fois je n’ai pas d’image car j’avais oublié mon téléphone à la maison.

Je serais bredouille le lundi suivant. Ma cuillère ne réussira pas à faire bouger de poisson. Je galérerais à lancer efficacement entre les branches depuis une berge trop haute malgré ma très longue canne. Les truites, encore peu actives, ne se déplaceront pas pour aller intercepter mes dérives trop courtes.

Le lendemain, ce sera le déluge dans le marais où, là encore, je ne réussirais pas à faire bouger de poisson dans une eau très haute. J’avais oublié mes cuillers sur-plombées et personne ne sera tenté ni par les poissons nageurs, ni pas mes timides tentatives aux leurres souples. Ma Mepps Aglia numéro quatre ne parviendra pas à pêcher assez creux et j’abandonnerais au bout de deux heures trente, mouillé jusqu’au slip. …

Jeudi, j’irais sur un parcours moins encombré mais, malgré que je pouvais lancer correctement, je manquerai les timides touches que j’ai réussi a avoir en deux heures de pêche.

Devant ses (trop) nombreux échecs, je me suis résolu à pêcher au toc vendredi.

Touche dès le premier poste mais elle ne se pique pas !

J’aurais ensuite plusieurs petites touches inferrables. …

Daniel, notre président d’AAPPMA, viendra discuter plusieurs dizaines de minutes. J’en profiterais pour remonter ma ligne, cassée juste avant dans une branche. Nous en profiterons pour faire le point et échanger. Je rate devant lui d’autres petites touches. Il suggère que ce soit des vairons. Il doit avoir raison, j’en aurais de nombreuses autres dans d’autres endroits calmes. Je continue de descendre en peignant chaque poste. Les endroits calmes étant occupés par les vairons, je les passe pour me concentrer sur les courants. Je m’approche doucement afin de ne pas alerter les poissons. Rien sur la retourne en aval. Je continue de me faufiler entre la végétation qui commence à bourgeonner. Le printemps arrive timidement. Je laisse descendre mon vers de terre le long d’une cassure rocheuse. Elle forme une retourne en bordure où je laisse mon montage évoluer. Toc, toc, je ferre et cette fois c’est bien pris par une petite fario. Yes ! Cette belle petite sauvage viens valider l’efficacité de la technique ! Cette fois je n’ai pas oublié mon téléphone. Je la laisse dans l’eau pour faire quelques images.

Je suis ravi !

Ayant compris où elles étaient postées, je retourne à la voiture changer de matériel. Je prend mon long lancer léger pour tenter de confirmer ses observations. Je descend le parcours pour aller pêcher les plus beaux postes en aval. L’approche sans marcher dans l’eau est difficile. Il me faut escalader les hautes berges, en m’agrippant aux arbres. Je lance ma cuiller vers l’amont, attend la descente et mouline lentement. Rien sur le bas du poste. Je m’approche encore de l’eau pour pouvoir avancer et tenter le plus profond. Je perçois des gratouillis vers la fin du poste mais rien ne se pique. Je vois alors une belle truite arc en ciel s’énerver sur ma cuiller sans s’y accrocher. Elle lâche l’affaire en fin de poste et retourne dans les profondeurs. Je relance, même manège. Je fais faire un huit à mon leurre pour la forcer à la prendre. Elle s’y pique du bout des lèvres. Ma position inconfortable en me permettra pas de l'épuiseter avant qu’elle ne se décroche. …

C’est quand même la validation du patern, il est presque dix sept heure, je dois aller laver ma voiture avant le voyage à Bruges, demain avec les enfants.

Je rentre, heureux !

25 janvier 2024

Mon succès de Noël

23 11 07 Guines (1)

Après le difficile épisode des inondations il a fallut plusieurs semaines pour évacuer ses énormes quantités d’eau des polder Calaisiens. Mes petites rivières n’étaient donc soit pas accessibles soit impéchâbles. Je me suis donc rabattu sur les lacs.

Les pêches ont été difficiles. Sur plusieurs sorties, j’ai péniblement pris un brochet de soixante et onze centimètres à la grosse cuillère ondulante. Je n’ai jamais vraiment réussi à trouver ce qui fonctionnait. …

23 11 16 Eurotunel (2)

Pendant le mois de novembre, nous avons formé un nouveau contingent de garde-pêche. Avec le doyen des gardes fédéraux, nous dispensons deux journées aux élèves gardes pendant lesquelles nous passons en revue les nombreux textes législatifs. Nous leur apprenons aussi a réaliser un procès verbal. Nous faisons enfin de nombreux jeux de rôle en les impliquant tour à tour sur différents sénarii.

23 11 25 Formation GPP (6)

En allant tester mes petites rivières, je réussirais à prendre un petit brochet avec une grosse Mepps Aglia numéro cinq. Elle a été parfaitement adaptée à ses eaux fortes et teintées.

23 12 05 Hame (1)

Je retournerai dans les lacs où j’enchaînerais les sessions qui ne me rapporteront qu’un autre petit brochet.

23 12 12 Hame (2)

Cette fois il craquera pour un crankbait de cinq centimètres, ramené lentement près des bordures.

Ce poisson nageur me rapportera plusieurs brochets. Après avoir échoué à la palette, j’ai fixé ce leurre trapu. Sa plus longue bavette lui permet de descendre plus bas dans la couche d’eau. Mes traditionnels Rapala articulés ne plongeaient pas assez par ses temps froids et ses hautes eaux.

J’en prend un premier de soixante et un centimètres sur une jonction de cours d’eau.

23 12 12 Hame (3)

Ravi, je fais un saut de puce en voiture pour rejoindre le bras

plus en aval. Quand la pêche n’est pas facile, je ne pêche que les plus beaux postes comme les intersections et les ponts.

Je laisse descendre le poisson nageur flottant d’autant de mètres que le pont et large puis mouline lentement. Comme le précédent poisson, je ferre sur une petite touche. Cette fois c’est plus gros. C’est un magnifique carnassier qui se défend au bout de ma tresse de dix huit centièmes. Il avait engamé et petit mètre de fluoro de soixante centièmes l’a protégé de la coupe de ses farouches dents !

23 12 12 Hame (5)

Je savoure cette sortie où je réussi à prendre deux brochets ! Cela faisait longtemps !

Je retournerais sur le lac en espérant prendre l’un de ses grands brochets lors des sorties suivantes sans ne parvenir qu’a en prendre un petit.

23 12 14 Eurotunnel

Ma petite rivière favorite est enfin dans de bonnes conditions d’eau.

Je charge mon float tube, rejoint le bord de l’eau et embarque. Le vent souffle jusqu’à quatre-vingt kilomètre à heure. Je dérive dès que je ne palme plus. …

L’eau est encore haute. Le vent puissant forme des vaguelettes de plusieurs centimètres. L’eau étant légèrement teintée, je choisis une cuillère Mepps Lusox numéro trois. Je change son plombage initial de dix grammes contre un sept grammes pour passer juste au dessus des vieux herbiers.

Je lance vers l’amont et ramène lentement, canne haute. Mon leurre métallique perce facilement le vent. Je la sens bien tourner. Je peux prospecter en palmant. Rien sur le premier linéaire. J’arrive en vue d’arbustes surplombant dont les moutons forcent la pousse vers l’eau. Cela fait un beau poste sous lequel maître ésox peut tendre son embuscade. Rien, je palme jusqu’au suivant en peignant le lit central. Je laisse le vent me rabattre contre la berge et lance entre les deux arbustes. Petite touche à quelques mètres de moi. Je pense à un de ses innombrables blancs qui peuplent la rivière mais dans le doute, je relance. Même touchette, au même endroit. Ce peut difficilement être le dos d’un poisson qui aurait fuit. Je lance à nouveau mais pas de touche. Qu’elle n’est pas ma surprise de voir une énorme gueule s’ouvrir au moment ou j’enlève la cuillère de l’eau ! Saisis, je tente de reprendre mes esprits. J’envoie ma Mepps, attend une seconde pour qu’elle soit à la bonne profondeur et mouline. Ses secondes de récupérations sont interminables, touche, je ferre et c’est lourd ! C’est bien un très beau poisson qui se défend au bout de ma tresse de douze centièmes. Le float tube me permet de contrôler le combat et de lui faire éviter les branches mais il me faudra encore plusieurs minutes pour qu’il se calme puis pouvoir l’amener. Je peux alors contempler un très long poisson !

23 12 21 Bouzat (1)

Il a coffré la cuillère !

Je prend le temps de faire une série d’image avant de le décrocher.

23 12 21 Bouzat (3)r

Pendant les manipulations il me blessera la main m’obligeant lâcher prise sans que je n’ai le temps de filmer sa remise à l’eau.

Au revoir mon beau ! Fais nous de beaux bébés !

Je suis enchanté, un magnifique poisson pris au bouts de quelques dizaines de minutes, la session commence bien !

Pas de touche sous les arbustes suivants.

J’arrive à la jonction. Je prends à gauche et continu ma

prospection. Nouvelle touche d’un beau poisson qui résiste ! Génial, c’est un festival ! Pas de coup de tête, j’ai ferré un beau blanc. Je ramène effectivement une belle brème. …

23 12 21 Bouzat (4)

Je prend le temps de tenter les beaux sandres aperçus lors de précédentes sorties mais le vent puissant ne me permet pas de contrôler ma bannière efficacement.

Je fixe à nouveau la cuillère et poursuit. Nouvelle touche devant les branches noyées d’un petit aulne tombé. Je ferre et ça part de suite en travers mais c’est une branche que j’ai cassé au ferrage et qui glisse en résistant. Quelle monté d’adrénaline !

Rien sur la petite série de virage. Ce parcours est moins profond. J’y prend de temps en temps des perches mais elles n’attaquent pas ma grosse Lusox. …

Rien non plus à la jonction avec le wateringue suivant.

J’arrive en vue du gros saule où je connais un énorme brochet. Je lance ma cuiller en peignant consciencieusement sans avoir de touche. L’ogre règne en faisant le ménage !

Rien non plus sous le saule surplombant suivant. Son territoire est large.

Touche devant le suivant où j’ai fait passer ma cuiller. C’est encore puissant ! Je vois au bout de quelques minutes une magnifique carpe Koï de plus de cinquante se débattre ! Elle se décrochera sans que je n’ai pu l’immortaliser d’une photo. …

Je poursuit ma pêche et obtiens une nouvelle touche dans mes palmes. Il se décroche presque de suite. Je me laisse dériver pour m’éloigner et relance sur le poste. Rien. Je lance plus loin et il prend ma cuillère.

23 12 21 Bouzat (7)

C’est un poisson d’une soixantaine de centimètre.

Et de deux, quel pied !

J’arrive au bout du parcours et fais demi-tour. J’ai le vent dans le dos, la progression est rapide. Je tente à nouveau sous le plus grand saule sans avoir de touche. Dans les portions plus larges, je lance un poisson nageur en palmant. J’ai déjà pris des poissons comme ça et ma stratégie va payer à nouveau car c’est un autre brochet maillé qui se pique.

23 12 21 Bouzat (6)

Et de trois, c’est le bonheur !

J’arrive à la jonction. Il me reste trois quarts d’heure avant la nuit. Je tente la partie la plus large et la plus profonde au leurre souple espérant un sandre mais rien.

Je prendrais un dernier brochet de soixante cinq sur la portion du retour où était placé un carpiste à la mise à l’eau. Il faisait presque nuit, je l’ai relâché sans faire d’image.

Quatre brochets dans l’après midi, cela faisait longtemps que cela ne m’était pas arrivé. Je rentre profondément heureux mais fourbu par le vent et les basses températures !

Viendra le temps des fêtes que nous aurons la joie de passer en famille !

23 12 25 Sillé (37)

Pendant ses retrouvailles, nous organisons un challenge entre frangins. Cette année, Eric (le compagnon de Charlotte, notre grande) c’est joint à nous.

La matinée sur la Vègre (72) fut difficile, sans poisson.

23 12 26 sarthe (3)

Après un repas réparateur, au chaud, Xavier nous propose les étangs de Sillé.

Eric ouvrira le bal avec un brochet maillé pris au lancer léger équipé d’un leurre souple.

23 12 26 sarthe (4)

Ce premier poisson regonflera les batteries !

La règle du jeu de ce challenge 2023 était d’amener un combo, différent pour chacun et d’inter-changer chaque heure sur quatre manche d’une heure à quatre pêcheurs. Cela permet de limiter le matériel transporté et de pimenter la rencontre. Chaque pêcheur amène les leurres correspondant à la canne choisie.

Pendant la troisième manche, alors que je cherchais les perches à la mouche, je réfléchissais à la dernière période pendant laquelle il me resterait le lancer léger. Nous avions un vent de face à quinze kilomètre par heure, accompagné d’un crachin glacial. Xavier, Eric et Simon peignaient la bordure de la digue au lancer léger, en casting léger et à l’ultra léger. Pendant que je réfléchissais à ce qui n’avait pas encore été tenté, j’observais la configuration du plan d’eau. Je pouvais apercevoir, à une distance entre trente et cinquante mètres un ancien massif de nénuphar. On semblait y voir une activité de petits poissons. Pour arriver jusque là-bas, il fallait un leurre qui se lance très loin contre le vent. J’aime bien les cuillers ondulantes et j’en ai un jeu dans ma boite. Le gong indiquant le début de la dernière manche retentit. Je passe la canne à mouche et fixe un bon mètre de fluoro de soixante centième. J’accroche sur l’agrafe une grosse S de Mepps numéro trois et l’envoie facilement vers les racines de nénuphar. J’attends deux secondes et mouline lentement. Je la sens parfaitement onduler au bout de la tresse de douze centièmes. Touche que j’apuie d’un ferrage. Ce ne devait pas être un poisson mais les racines. J’accélère et lève la canne à la verticale. Je ne les sens plus. J’abaisse la canne et ralenti pour laisser descendre le leurre en suivant la pente. Je re-lance mais cette fois n’attend qu’une seconde avant de mouliner lentement. Pas d’accroc, c’est la bonne profondeur de récupération. Je me décale de deux mètres et renvoie ma cuillère. Contact et récupération lente. Touche, franche cette fois ! J’appuie le ferrage. C’est lourd et puissant. Il se débat à distance. Tout le monde arrive pour suivre l’issue du combat. Il défend chèrement sa peaux et chacun parie sur sa longueur. Je parviens à l’amener au bord où Simon l’attend avec l’épuisette. Elle sera trop petite et je préfère l’attraper à la main.

23 12 27 sillé (12)

C’est un poisson magnifique que les photographes s’empressent d’immortaliser !Notre challenge est réussi ! Nous avons pris deux fantastiques poissons !

23 12 26 Sillé (2)

Je suis enchanté d’avoir réussi à trouver le pattern !

Je félicite longuement Xavier qui a réussi à nous guider pour que l’on prennent ses exceptionnels carnassiers.

J’aurai une autre touche mais il ne se piquera pas.

Eric aura aussi une touche à la mouche mais il ferrera dans le vide.

Nous rentrons, frigorifiés mais profondément heureux de cette journée de partage, réussie !

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Les kosmalski pecheurs
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