Saison truite de mer réussie !
Ma saison truite de mer a commencée dès le mois de janvier.
L’estuaire étant proche de chez moi et du collège, je peux aller y pêcher dès que j’ai plus de deux heures de libre. Il y a deux parcours qui se pêchent idéalement en deux et trois heures.
Dès que j’ai au moins trois heures, une courte après midi d’hiver, je pêche celui du haut. Il est très encombré et difficilement accessible mais je ne peux faire le difficile en cette saison où la pêche du brochet touche à sa fin.
Cet après midi de janvier, il faisait froid. Le mercure dans le thermomètre atteignait péniblement les cinq degrés. Le vent de sud-est accentuait lui aussi la sensation de froid. Heureusement, ce parcours est boisé et le vent n’y pénètre pas. Chaudement habillé, je me gare en bas du pont, prend ma longue canne à carnassier du bord et commence la prospection. L’eau est à peine laiteuse. Je fixe un poisson nageur Rapala de sept centimètres. Et lance vers l’amont. Je laisse descendre deux à trois secondes afin de pouvoir pêcher à quelques décimètres du fond. Rien sur les premiers lancers dans la partie « canalisée » avant le pont. Plus en amont, une partie de la berge s’est écroulée, formant un rétrécissement. Je lance vers la berge opposé pour pêcher les amortis puis la partie plus profonde. Rien non plus. J’avance et prospecte au dessus. Touche, juste avant le bloc ! Je ferre, c’est pris ! Un beau poisson se débat. Il est tout argenté. Elle me gratifie de plusieurs cabrioles avant de se laisser amener. C’est un beau finock que je mesurerai à quarante six centimètres. Quel bonheur ces petites truites de mer, elle ont une patate fantastique !
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Je suis ravi, je fais un prélèvement d’écaille pour son suivit scientifique avant de poursuivre la pêche.
Je n’aurais pas d’autre touche. Je rentre enchanté d’avoir été au bon endroit au bon moment.
Je ne réussirai pas a en attraper d’autre avant l’ouverture de la truite. L’ouverture sera pour moi l’occasion de pêcher les parties plus amont de mon petit fleuve. Adorant la pêche à l’ultra léger, je me régale à lancer mes petites cuillères, souvent des Mepps numéro deux, parfois des trois dans les plus postes plus profonds.
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Dès la fin mars, j’aurai le plaisir d’attraper les premiers finock qui dévaleront vers la mer. Ces petites truites, mesurant entre vingt cinq et trente cinq centimètres ont passé un à deux ans en rivière et dévalent vers la mer afin d’avoir plus de chance de grossir puis de revenir, six mois ou un an plus tard. Quand elles remontent de la mer, elles mesurent alors entre cinquante et soixante centimètres. C’est elles que je vais traquer toute la saison.
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Je ne parviendrai pas à en prendre ni en mai, ni en juin.
En rentrant de vacances, je serai bredouille chaque coup du matin pendant la semaine avant la rentrée. J’aurai bien des suivis, des refus et des touches mais je ne parviendrai pas à en sortir une, ni à la mouche, ni aux leurres. Cet été caniculaire, ses basses eaux caleront les poissons. Aidé de mes contacts, il me faudra pêcher plus en amont pour trouver des poissons plus actifs. Là, l’eau y sera moins chaude. C’est une partie du parcours où je vais moins souvent car il est encombré et abrupt. La progression en cuissarde est complexe car les fosses peuvent êtres trop profondes pour mes cuissardes. Il faut alors remonter sur la berge et redescendre pour pêcher efficacement. En cas de touche, il faut les brider le plus possible avec les risques de décroche, pour éviter qu’elles ne rejoignent les racines et les embâcles des arbres de la rive.
J’ai traversé tout le pré pour rejoindre le bas du parcours où je connais les premières fosses. Je commence au poisson nageur. Je le laisse couler trois secondes afin de passer assez haut pour ne pas accrocher. Rien, je relance en laissant descendre cinq secondes. J’entrecoupe ma récupération de pauses qui permettent au leurre de rester au fond et peu énerver les truites. Je ne vois personne suivre le leurre mais un gros nuage de sédiment m’indique qu’une d’entre elle était derrière. Elles sont sont bien là. J’insiste , change pour une cuillère mais ne parviendrai pas à avoir de touche. Je progresse jusqu’au poste suivant. J’ai de l’eau à raz des cuissardes. Un gros aulne surplombe le poste. Ses racines forment le bas du poste. J’y lance plusieurs fois le poisson nageur et ai à nouveau un beau refus de sédiment. J’insiste, change pour une Mepps numéro trois, de plus en plus profond jusqu’à y accrocher, malgré mon hameçon simple. Je crochèterai avec mon décroche leurre jusqu’à remonter un sac poubelle. Il viendra remplir mon sac de déchets. Le poste étant « ruiné », j’avance. Le suivant est un confluant. Je suis la descente du poisson nageur en regardant la tresse plonger. Trois secondes, récupération, pause, récupération, rien. Je relance, cinq secondes, récupération, et cetera, rien non plus. J’avance et lance afin que le poisson nageur descende dans la partie « morte » à la jonction entre les deux cours d’eau. Cinq secondes, récupération, coup de fusil ! Je répond par un ferrage puissant. C’est lourd et bouge peu. C’est donc un poisson de plus de soixante. Pas d’arbre ni de racine sur ce poste tant qu’elle y reste. Je la bride donc. Chandelle, je peux admirer un magnifique poisson d’environ soixante cinq centimètres. Elle me fait de nombreux départs que je contre en lui opposant toute la puissance de ma canne. Il faudra plusieurs minutes de ce manège pour qu’elle commence à fatiguer et que je me risque à prendre une vidéo.
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Elle se couche sur le flanc, je peux penser à l’échouer. J’avance vers le banc de sable ou je peu la faire glisser. Victoire !
Je peux prendre les premières photos.
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C’est un mâle magnifique ! Son bécard est déjà très prononcé. Sa robe teintée de brun indique qu’il est dans la rivière depuis plusieurs semaines.
Je prend d’autres photos. Le poisson nageur est parfaitement piqué dans la commissure des lèvres.
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Tout en le laissant dans l’eau, je fais un prélèvement d’écaille pour son suivit scientifique.
Je suis enchanté. Je prépare mon trépied pour tenter un selfie.
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Quel bonheur !
Adieu mon beau et merci !
J’ai, enfin, réussi à prendre une belle truite de mer. Mon après midi est réussie !
Je tenterai d’autres sorties dans le marrai où j’aurais de magnifiques lumières mais pas de poisson. J’aurais également la joie de voir jouer de jeunes chevreuils. Ils gambadaient, sautaient, cela faisait plaisir à voir !
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Je dédierai les derniers jours avant la fermeture aux parties amonts. Cela me permet de faire l’inventaire des têtes de bassin. Je verrai, manquerai et attraperai de nombreuses truites. J’adore ses pêches ultra-légères pour leur grande technicité !
Chaque poste sera occupé, généralement par un poisson en adéquation avec la taille du poste.
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J’attraperai également quelques arc en ciel. J’en profiterai pour les offrir à ma voisine qui aime en cuisiner une de temps en temps.
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J’aurais aussi bon nombre de refus de truites de mer. Chaque fois que je les verrai ce sera de beaux poissons, souvent de plus de soixante centimètres.
Lors d’une matinée pluvieuse, je décide de pêcher le ruisseau juste sous le collège. N’ayant pas encore prospecté ce parcours cette année, je le découvre que la végétation continue de reprendre ses droits. Les accès sont peu nombreux et je ne peux finalement bien progresser de poste en poste que dans l’eau. Touche dès le premier trou. Une petite fario d’environ vingt cinq centimètres se débat au bout de ma ligne. En touchant une branche elle se décroche. Flûte, celle-ci ne finira pas dans ma bourriche numérique ! Je pêche le reste de la vasque sans avoir d’autre touche. Elle était seule ou alors le raffuts aura caler les copines. J’avance au poste suivant. Une grande branche le surplombe. Le lancer va être complexe. Je vise le plus bas possible mais pas assez loin pour passer. A la deuxième tentative, ma cuillère fini sa course dans ladite branche. Grâce à l’hameçon simple, je décroche facilement. Je tente à nouveau et cette fois, ça passe. Je ramène lentement, touche au niveau du plus profond. C’est une autre fario de vingt à vingt cinq qui se débat et que je peux photographier avant de la relâcher. Salut ma belle !
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Je continue de monter. Un arbre est tombé et empêche même le passage. Je dois le contourner pour continuer la pêche. Je me remet à l’eau sur un poste que je ne peu plus pêcher efficacement. Le suivant est lui aussi couvert d’une branche. Ma cuillère passe et une petite fario la suit jusqu’à mes pied avant de s’enfuir. Au dessus, une grosse souche a formé un trou plus profond dans un virage. Un lancer en cloche, tendu, me permet de poser ma cuillère juste en amont. Je mouline très lentement afin de passer le plus bas possible. Arrivé à la souche, je remonte mon leurre métallique. J’ai alors la surprise de voir monter une énorme truite qui s’en saisit ! Je réussi a garder mon sang froid et ne pas ferrer trop tôt. Je la revois encore fermer la gueule avant que je ne ferre. S’en suit un combat complètement fou entre les branches, la souche immergée et ma fine tresse de six centièmes qui va résister ! Mon fin ultra-léger me permettra de réussi à la coucher plus en aval ou je pourrai prendre les premières images. Quelle montée d’adrénaline ! Quel beau salmonidé ! Quel bonheur ! Je suis enchanté !
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Je la mesure à cinquante cinq centimètres. Pour elle aussi je fais un prélèvement d’écaille. Sa robe est également teintée par les semaines passées dans ce petit affluant. Merci ma belle !
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Je poursuivrai la pêche et prendrai encore une autre fario de moins de trente centimètres ainsi que deux arc en ciel.
Je rejoindrai le collège à onze heure pour aller manger puis commencer le club pêche.
Cette année j’ai réalisé un autre de mes rêves, animer un club pêche au collège. Je participais à un club philatélie dans mon collège d’enfance et mon imagination divaguait devant les timbres du monde entier. J’aurai tellement apprécié d’avoir un club pêche qui m’expliquerai le matériel, les techniques et la biodiversité aquatique que je l’ai organisé. Il se tient tous les mardi après midi, de midi à une heure. Nous l’avions pensé avec notre président d’AAPPMA, après l’après midi passée à initier les enfants des propriétaires riverains. Je suis maintenant dans le collège proche de chez moi avec de bons élèves, de bons collègues, toutes les conditions étaient réunies. J’ai une liste que j’ai limité à vingt élèves. J’ai eu plus de quarante demandes et j’ai du tirer au sort. Se sont donc surtout des cours théoriques mais aucun élève ne savait monter un hameçon. C’est donc ce que nous avons commencé à faire. Nous avons ensuite vu la ligne avec la plombée puis les flotteurs, ou pas, et indicateurs de touche.
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Nous sommes passés aux cannes. Nous allons aussi dehors pour les lancers.
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Nous avons étudié la réglementation et la garderie. J’ai ramené des maquettes de poissons et d’invertébrés aquatiques de la fédération. Nous irons au ruisseau tout proche pour la mise en application de la biodiversité aquatique. Nous devrions étudier les différents appâts, les leurres ainsi que les mouches et leurs montages. Nous organiserons une sortie en fin d’année dans le réservoir le plus proche.
Après la fermeture de la truite fario, je retournerai dans le marais chercher les grands migrateurs. La pêche restera difficile. Je ne prendrais rien les après midi mais continuerais de voir des signes de leur présence et d’avoir des refus. Les petites pluies d’automne feront légèrement fait monter le niveau.
Un matin de la fin septembre, je parts juste avant dès l’aube. Après le quart d’heure de route, cela me permettra d’arriver au levé du soleil. Je me gare près du pont, enfile ma veste et essaies de ne rien oublier avant de remonter le petit fleuve. C’est tout calme, j’adore cette quiétude ! Le niveau n’a pas beaucoup monté, je passe les premiers postes trop peu profonds. Je rejoins les premiers virages prononcés où les dernières crues ont creusées de plus beaux pool. Rien sur le premier virage en S. Il est difficile a pêcher car on peine a effectuer une trajectoire correcte avec les leurres. Je ne peux pêcher le suivant à la mouche car un aulne le surplombe. Je commence au poisson nageur. J’envoie mon Rapala sous les branches de la berge opposée et le laisse descendre pour tenter d’épouser le fond. Rien sur le bas du poste. J’avance pour lancer plus en amont. Descente, récupération, rien. Je lance vers le radier d’arrivé du courant et cette fois, j’anime mon Countdown pendant les pauses pour le faire trembler. Je vois alors une grosse truite de mer venir et prendre mon leurre. Je ferre, c’est pendu ! Elle fonce vers le profond, pliant ma canne. L’ensemble résiste mais elle me fera de nombreux départs avant que je ne puisse l’amener et prendre les premières images. Quelle n’est pas alors ma surprise de voir des points rouges ! Ce n’est pas une truite de mer mais une énorme truite fario ! Ma plus belle de la saison. Je la mesure à cinquante neuf centimètres ! Cinquante neuf centimètres de bonheur ! Quel pied ! Je suis enchanté ! Je ne ne les avais pas trouvé cette année dans l’affluent au printemps. Elles étaient sûrement revenues dans le cours d’eau principal pour disposer de conditions de vie plus favorables.
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Je tente un selfie avant de lui dire adieu.
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Merci ma belle !
Ravi de cette sortie déjà réussie, j’avance au poste suivant. Celui là, je peux le pêcher à la mouche mais rien. Je tente au leurre, de plus en plus profond jusqu’à accrocher sans avoir eu de touche. Je vais décrocher et continue ma prospection. Rien non plus sur le virage suivant, ni à la mouche, ni au poisson nageur, ni à la palette. Je commence également à la mouche, le virage suivant. Le vent perturbe mes lancers mais en forçant je parviens à déposer mes mouches sur le haut du poste, rien. Je passe au poisson nageur que j’envoie en amont. Descente, récupération, pause, rien. Je lance plus à gauche, rien non plus. Plus à droite, toujours rien. Je l’envoie sur le radier d’arrivée puis, comme avec la grosse fario, j’anime de petits coups de scion pendant la pause de descente, dans les parties plus profondes. Tirée, je ferre, bingo, gros départ ! C’est de suite puissant et elle me prend du fil. J’avance pour être à la verticale du milieu du poste. Elle remonte et re-descend sans arrêt en sondant. Il me faudra plusieurs minutes de ce manège avant de m’apercevoir que c’est un très beau poisson. J’attends qu’elle se fatigue avant de me rapprocher de l’eau. Une fois sur le flanc, je tente de la guider vers le radier d’arrivée où je pourrai l’échouer. Victoire !
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Je fais des photos avant de la mesurer à soixante dix centimètres. Je réussi à atteindre cet taille mythique que je n’ai pas réussi l’année dernière, je suis enchanté ! Je fais aussi un prélèvement d’écaille pour son suivit scientifique avant de tenter un selfie puis de lui dire adieu. Un grand merci ma belle pour ce magnifique coup de ligne !
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Christopher avait raison, les animations en tremblement les énervent encore plus et permettent de faire d’autres poissons !
C’est la fin du parcours et il est l’heure de retourner au collège pour le club pêche.
Lors de la sortie suivante, j’aurai le déplaisir de voir la pelleteuse curer le marais. Ils enlèveront une partie de vase et de terre du cours d’eau. Ce que l’odeur de la vase est puissante ! Elle me rappellera l’action d’épuration du marais. Malgré une action moins dévastatrice cette année, je ne peux me satisfaire de la destruction de cette biodiversité.
Je n’aurais plus de touche dans les semaines qui suivront. Avec le curage et les différentes montées de niveau dues aux pluies automnales, elles seront majoritairement montées.
Ses deux plus belles truites clôtureront cette saison grands migrateurs deux mille vingt six en beauté !
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