Saison d'automne difficile mais réussie !
Pendant les vacances de la Toussaint, nous sommes redescendus en Dordogne.
La pêche fut très difficile sur ma Vézère où je n’ai pas réussi à prendre des Silures. J’ai bien eu des touches mais ils ne se sont pas piqués.
Eric m’a invité sur la Dordogne où il prenait de beaux brochets.
Nous avons embarqué le kayak, les cannes, les leurres et les waders dans le break et avons rejoins la rivière. Le débit était déjà soutenu et il nous a fallut pagayer fort, même près du bord, pour remonter le courant, afin de rejoindre les premiers postes. Nous avons fait une pause et avons commencé à pêcher dans les premières retournes. Il nous était difficile d’immobiliser l’embarcation qui était ballotté par le courant et poussée par le vent contraire. Touche avec ma grosse ondulante mais le brochet ne se pique pas sur le gros hameçon simple. Nous sommes boostés par ce premier poisson ! Eric prend à son tour une touche sur un leurre souple mais pour lui non plu ne se pique pas. Ils sont décidément tatillons. Deuxième touche pour moi dans une autre retourne. Je vois nettement le flanc du poisson mais c’est un troisième échec.
Nous traversons le bras pour tenter les abords de l’île où le courant est ralenti. Il y reste encore de beaux herbiers qui abritaient de très nombreux petits poissons à la belle saison. Cette fois nous parvenons à trouver un équilibre entre le vent qui nous pousse en remontant la rivière et le courant. Touche pour Eric après un lancer vers la berge contre l’île. Ce quatrième poisson ne se pique toujours pas. Ce que c’est dur !
Je continue de peigner méthodiquement la cassure de courant quand je prend une violente cartouche. J’appuie le ferrage et peux sentir que c’est du lourd. Je ferre une deuxième fois et le combat s’engage. Eric à ramené sa ligne et peut contrer les puissants départs à la pagaie. Le beau poisson se balade de part et d’autre de la grande rivière sans que je ne puisse faire grand-chose. Eric place la frêle embarcation optimalement. Je rembobine à la faveur de son approche quand il vient à passer sous les boudins. CRACK ! Il vient de casser ma canne au dessus du premier anneau ! Passée la stupeur de cette trop grand violence, Eric me conseille desserrer le frein afin de limiter la casse. Nous le combattons plus à la rame qu’avec le moignon de ce qu’il reste de canne. Il nous faudra plusieurs minutes pour voir sa longue queue. La pluie continue de tomber et c’est maintenant une averse qui nous assourdit. Il nous faut parler fort pour s’entendre dans le même bateau. Je parvient à le ramener de plus en plus souvent mais il me faudra encore de longues minutes pour le voir en entier. Le gros hameçon simple est bien piqué. Il suffit de patienter afin qu’il se fatigue afin de pouvoir lui saisir la mâchoire.
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Victoire !
Nous ramons jusqu’à la berge pour le mesurer à 1m50.
Nous prenons le temps de faire quelques images :
C’est un long poisson, en pleine forme, je suis enchanté !
Nous tentons aussi un selfie :
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Nous le laissons repartir, heureux !
Nous profitons de cette pause pour nous dégourdir les pieds et aller faire pipi.
Nous re-embarquons pour continuer de peigner cet amortis de courant.
Eric prendra une autre touche mais il ne parviendra pas à la ferrer. Le courant et de plus en plus puissant, charriant même des arbres. La nuit approche, nous avons réussi notre sortie et décidons de nous laisser dériver jusqu’à la voiture.
Sur les autres sorties de quelques heures dans la Vézère, j’aurais bien de rare touche mais je ne prendrai pas d’autre poisson.
Nous remontons dans le Pas de Calais.
Je profite des niveaux d’eau corrects pour pêcher mes petites rivières.
Trois brochets lors de la première sortie. Tous au poisson nageur, peu plongeant, articulé de douze centimètres.
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Je serais bredouille le lendemain dans la partie amont. Elle est maintenant très envasée. Il n’y a plus que quelques centimètres d’hauteur d’eau ce qui ne plaît pas aux carnassiers.
Sans pluie, ses petites rivières de drainage du marais, garderont un niveau bas. J’avais déjà constaté les années précédentes que les brochets restaient apathiques s’ils n’avaient pas plusieurs décimètres d’eau. Je décide de changer pour une autre un peu plus large et plus profonde. Je pourrais y prendre mon plus petit brochet de l’année. J’adore ses bébés qui sont l’avenir de nos cours d’eau. Je le décroche le plus délicatement possible et le relâche rapidement.
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Le week-end suivant je participerai à l’organisation du salon régional de la pêche à la mouche d’Hesdin. C’est toujours un grand moment de partage et l’occasion de grandes discussions avec de nombreux pêcheurs et acteurs de la protection des milieux aquatiques. Cette année, je dirigerais un atelier de montage de mouches pour grands migrateurs.
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De retour dans le marais, j’aurais l’originalité de prendre un très beau carassin. Cela faisait très longtemps que je n’en avait pas pris. Vraisemblablement plusieurs dizaines d’année, pendant les vacances, dans une mare, avec une canne à coup quand les filles étaient petites. Celui-là est beaucoup plus beau et en pleine forme !
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Deuxième prise originale avec une très belle tanche, elle aussi prise par la bouche, sans être persuadé de savoir si elle a pris ce jerkbait ou si je l’ai ferré au niveau de la bouche.
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Je prendrai quand même un petit brochet en fin de session qui viendra compléter un éclectique tableau.
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Cette fois, je ne serais pas mécontent de devoir rentrer plus tôt afin d’assurer un conseil de classe. La chute des températures m’obligeront à enfiler les gants pour ne pas avoir l’onglée mais je commencerais avoir froid malgré mes waders en néoprène dans cette eau se rapprochant du zéro.
La sortie suivante sera la plus productive avec cinq brochets touchés ! Je manquerais le premier qui se décrochera. Je tarderai à le ferrer ne ressentant qu’un poids similaire à une grosse touffe d’algues dérivantes. Il me gratifiera d’une grosse gerbe d’eau en surface !
Je prendrai le suivant, immédiatement au dessus.
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Ce sera le plus beau poisson de la période ! Lui aussi m’offrira un beau combat ainsi qu’une de ses très belles chandelles que j’aime tant !
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Je prendrai d’autres brochets plus modestes sur le même parcours plus en aval.
J’apercevrai je cadavre d’un grand poisson. Après l’avoir ramené près du bord en vue de connaître la cause de sa mort, j’aurai la surprise de voir que c’est une truite de mer d’environ soixante centimètres ! Ce grand migrateur sera remonté dans cette petite rivière espérant y trouver des conditions favorables à sa progéniture et ainsi la recoloniser.
Ce que la nature est résiliente ! J’en ai été touché !
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Entre les cours je suis allé plusieurs fois suivre le frais des truites de mer dans mon petit fleuve. J’ai pu prendre en photo plusieurs nids et observer plusieurs couples s’affairant à recouvrir de galets leurs précieux œufs.
J’emmènerai notre directeur de Fédération de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques avec qui nous pourrons en dénombrer plusieurs.
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L’année 2025 se terminera par le traditionnel challenge familial après les vacances de Noël.
Devant la forte baisse des températures sur la Vézère qui ne nous ont jamais été favorable et le haut niveau de la Dordogne, nous choisirons le Lac de la Valette à Marcillac la Croisille (en Corèze). Nous y faisons le pari de trouver la thermocline où les poissons aurons une température favorable à leur activité.
Nous chargeons la veille les canoës, cannes, boites de leurres ainsi de quoi faire un feu de camps pour le midi.
Réveil à six heures trente le lendemain. Les croissants tout chauds égaillent le petit déjeuner copieux. L’excitation grandit.
Nous nous habillons très chaudement afin d’affronter les températures négatives.
Le levé du soleil rougeoyant au départ est splendide !
Chacun expose sa stratégie en avalant les kilomètres.
La découverte du lac par les frangins qui ne connaissaient pas ce lac de barrage est à a hauteur de nos descriptions.
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Il nous faut décharger tout le matériel et l’amener au bord du lac dont le niveau est bas.
Nous traversons le lac pour aller tenter les brochets sur la berge exposée au soleil espérant que ce dernier fera bouger les poissonnets.
Le sondeur confirme la bathymétrie annoncée et indique les premiers poissons, sur de rares herbiers ainsi que dans l’ancien lit de la rivière.
Nous utilisons des leurres différents afin de tenter de trouver un pattern.
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Rien sur la-dite bordure.
Impossible de faire mordre un poisson repéré au sondeur. Ce doit être des blancs. J’aurais bien deux touches mais sûrement des poissons qui seront entrés en contact avec le leurre ou la ligne.
Nous allumerons un feu de camps pour griller des saucisses. Nous profiterons de ce moment pour nous dégourdir les jambes, nous réchauffer ainsi que de donner nos avis et tenter de chercher des solutions pour l’après midi.
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Ce délicieux fumet nous ravivera les papilles !
L’après midi nous tenterons encore d’autres leurres.
Nous tenterons d’autres configurations.
Nous essayerons des imitations plus grosses ou plus petites et devrons attendre la fin de l’après midi pour qu’Eric sauve la bredouille avec ne belle perche de vingt-huit centimètres qui le récompensera de plusieurs heures de recherche. Il l’a prise sur un éboulis rocheux à l’ombre.
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Je voulais retourner sur la berge où nous avions commencé, aussi à l’ombre où il y avait plusieurs arbres noyés.
Nous la rejoignons après la série d’image du pêcheur comblé !
Je positionne la dérive de façon à longer l’ancien lit de la rivière à porté de lancer de la berge.
Xavier à monté un leurre soupe de type virgule de douze centimètres, blanc. Je fixe pour ma par un shad de treize centimètres, bleuté. Nous lançons contre la berge et récupérons lentement de façon à épouser le profil du fond. Xavier lance près de l’arbre. Je le félicite son pour parfait lancer ! Il accompagne la descente en abaissant la canne au besoin. Cartouche, ferrage, « pendu hurle-t-il » !
Petite défense mais beau poisson, je peux épuisetter un beau sandre !
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Notre petite équipe est enchantée ! Elle peut reprendre l’avantage du challenge avec quinze centimètres d’avance.
J’insiste pour rester sur la zone et continuer à chercher un autre poisson actif. Avec ma pagaie dans une main, en gardant la canne dans la main gauche, je m’applique à garder la dérive entre l’ancien lit de la rivière et la berge de façon à ce que le le kayak soit parallèle à la berge pour que chaque pêcheur soit le plus efficace. Je crois voir ma bannière se décaler à la faveur d’un grattouillis. Dans le doute, je ferre. J’annonce à mon tour : « poisson » ! J’ai du poids au bout de la ligne mais pas de coup de tête. Ce doit être un autre sandre. Il part en travers mais je peux facilement le contrer avec ma tresse de quinze centièmes. Nous pouvons voir monter un très beau sandre. Au bout de quelques minutes Xavier le glisse dans l’épuisette au premier passage. Je laisse éclater mon gris de guère !
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C’est un très beau sandre que je peux mesurer à soixante trois centimètres !
Quel bonheur !
Mon leurre souple est entièrement engamé.
Nous invitons l’autre équipe à peigner le poste pour tenter d’en prendre d’autres. Simon et Eric auront chacun une touche mais les poissons ne se piqueront pas.
Le soleil disparaît derrière la colline. Les températures déjà basses, chutent encore.
Xavier et moi n’auront pas d’autre touche dans les minutes précédent l’arrêt du challenge.
Dix sept heures quinze, la sonnerie annonce l’arrêt de la partie. Je suis enchanté que cette longue recherche en équipe nous ai permit de trouver les poissons !
Nous pagayons fort pour rentrer et nous réchauffer en refaisant le match.
Arrivé sur la berge, il faut maintenant plier et ranger tout le matériel dans la voiture. Avec les doigts mouillés j’attrape l’onglée.
Le couché de soleil est magnifique !
Pendant la petite heure de retour, les conversations fussent ! Chacun y va de ses commentaires pour tenter d’expliquer cette difficile mais fantastique réussite !
Nous sommes comblés !