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Les kosmalski pecheurs
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3 décembre 2016

Un brochet de 57 cm à la cuiller en Hollande

Après notre précédente bredouille en hollande, nous étions décidé à tenter d'autres lieux et d'autres leurres.

Je me lève à quatre heure. Je déjeune, fait un brin de toilette et prend la voiture pour passer prendre Julien.

Nous chargeons son matériel et continuons la route.

Nous avons deux heures trente de route. Cela nous laisse le temps d'échanger sur nos dernières sorties de pêche. C'est toujours aussi difficile mais nous avons droit à un redoux. C'est bon signe.

La route est fluide, nous traversons le nord de la France puis la Belgique.

Première halte après la frontière de la Hollande et première surprise, c'est gelé. …

Nous arrivons à hauteur de Rotterdam avec le levé du jour. Les inquiétudes se confirment, les polders sont tous blancs. Les wateringues sont glacés.

Flûte, cela va être compliqué. …

Nous stationnons la voiture dans une petite ville repérée sur la carte au bord d'un polder.

Le froid nous saisis. Nous sortons nos cannes, préparons nos leurres et nous nous habillons chaudement.

Le polder n'est pas très profond. Nous cherchons plus à l'extérieur de la ville. Nous passons un pré en lançant nos leurres. Je commence au big bait Dexter Jerk en casting. Julien prospecte aux leurres souples.

Rien sous le saule pleureur. Rien à l'intersection entre deux wateringues.

Nous assistons à un magnifique levé de soleil d'hiver. Nous en profitons pour faire une photo.

Nous faisons une boucle dans le pré en tentant les postes marqués comme les intersections, sous les rares arbres mais toujours rien.

Nous arrivons à une intersection très prometteuse. Il y a des arbres en surplomb et un petit pont fait d'une grosse buse métallique. Nous lançons fébrilement mais pas de touche.

C'est très difficile. Un ou plusieurs brochets vivent dans ce poste mais ils ne bougent pas. …

Mon thermomètre indique zéro degré. Je le plonge dans l'eau : quatre degré ! Quand la température de l'eau est inférieure à sept degré, les poisson ne mangent plus. Leur métabolisme ne se fait plus. Ils restent en léthargie.

Il faut donc jouer sur l'agressivité. Je monte un poisson nageur Illex Freddy Cat Walk de 170 mm vert, jaune et rouge.

Lui non plus ne décide personne sur les postes suivants.

Nous faisons le point et échangeons nos points de vue. Notre option campagne n'est pas la bonne.

Après notre précédente bredouille, nos neuf refus et décroches, nous nous étions dit qu'en campagne, vu la densité du réseau hydrographique, les brochets y seraient moins sollicités.

C'était sans compter avec le gel qui paralyse la vie aquatique.

Nous sommes en bordure d'une ferme. Elle est entourée d'un très grand pré drainé par des wateringues. Ces derniers aboutissent dans un petit canal. Chaque intersection est un bon poste. Il y a de plus quelques arbres et des petits ponts qui forment d'excellents repaires à carnassier.

Avant de repartir, nous décidons de les tenter.

Nous marchons pour remonter le pré. Cette progression nous réchauffe.

Je monte un gros spinnerbait pour tenter encore plus bruyant.

Toujours rien après avoir tenté une bonne dizaine de postes chacun.

Nous rejoignons la voiture pour aller essayer le long d'un plus grand canal bordé des grands arbres aperçus en venant.

Nous stationnons près d'un grand pont. Je change de canne afin de passer à une autres série de leurre. Je prend ma grande canne à brochet.

Le canal est gelé mais le dessous du pont est libre de glace. Je commence au poisson nageur. Mauvais choix, je l'éclate contre une des piles du pont. Je savais ça et ne n'ai pas pris la peine de changer. Je m'étais déjà fais la remarque de changer pour un leurre métallique ou souple. Quel nul !

Pas de touche, pour Julien non plus qui essai plusieurs types de leurres souples.

Coté sud, un bras du canal n'est pas pris par les glaces.

Nous décidons d'essayer. Le soleil commence à réchauffer l'atmosphère et le givre commence à fondre.

La lumière est magnifique, je fais une autre image avec les moulins Hollandais.

 

Je change encore de leurre pour une ondulante et peigne sous les arbres, au soleil.

Tape à proximité une branche cassée et tombée dans l'eau ! Flûte, il ne c'est pas piqué. Je relance frénétiquement mais il ne remontera pas. Julien tente à son tour mais il c'est calé. Je prend le temps de nouer un autre leurre mais il ne veut rien savoir.

Nous n'en touchons déjà pas beaucoup et si en plus on les rate ! ….

Cela nous booste quand même et ratissons la zone prometteuse. Trente minutes plus tard, l'euphorie retombe.

Le coin était pourtant très joli.

Nous accrochons plusieurs fois dans les branches. Nous en profitons pour échanger sur les techniques de décrochage.

Je passe au poisson nageur articulé de onze centimètres. Julien monte aussi d'autres leurres mais rien n'y fait.

Il est midi et nous faisons une pause déjeuner. Nous en profitons pour faire le point. Toujours rien dans cette zone semis-habitée. J'ai eu une tape dans une zone mieux exposée. Je continue de penser que la température y est pour quelque chose. On décide de terminer la pêche de ce bras avec d'autres leurres puis de retourner en ville.

Nous reprenons la voiture et rejoignons une petite ville repérée sur la carte. Nous ne sommes pas emballé. La tentation de rejoindre les postes connus lors de notre précédente sortie est la plus forte.

Nous retournons dans la banlieue de Rotterdam.

Les petit canaux ne sont pas gelés. Il est quatorze heure, le pale soleil continue de faire remonter les températures. C'est le meilleur moment de la journée.

Nous savons les prochains postes occupés, il nous faut tout tenter. Rien au leurre souple qui avait valu les refus lors de notre précédente sortie pour Julien. Rien au Biwaa pour moi.

Nous changeons de leurre. Julien monte une cuiller Mepps n° 5 qui lui a rapporté beaucoup de brochets.

Je monte une ondulante qui me réussi plutôt bien en ce moment. Rien sur le poste où j'avais raté le petit brochet. Remous sous un gros saule pleureur pour Julien. Il relance et au quatrième lancé, c'est la touche ! Le combat est compliqué dans un si petit espace. Son frein est bien réglé, le poisson est bien piqué et il réussi à l'attraper.

Un grand bonheur nous envahi, enfin un premier brochet hollandais ensemble !

Nous faisons une grande série de photo.

Nous le mesurons : soixante huit centimètres. C'est un beau poisson. Un poisson moyen pour la Hollande. Je suis très déçu que Julien ne parvienne pas à son record personnel de soixante dix centimètre.

Nous remettons à l'eau. La remise à l'eau des brochets est obligatoire en Hollande. Cela en explique pourquoi il y en a autan !

Nous sommes enchantés !

Devant cette victoire, je passe aussi à la cuiller tournante.

Pas d'autre touche ni refus sur le reste du parcours.

Il est quinze heure trente, il nous reste encore une heure trente. Nous consultons Google Maps pour trouver un autre terrain de chasse.

Dès que nous sommes à l'ombre, la température chute. Celle de l'eau baisse moins vite, il nous faut profiter de ces derniers moments pour mettre a profit nos précédentes expériences.

Nous lançons frénétiquement nos cuillers. L'eau recommence à geler à l'ombre.

Le parcours suivant est accessible des deux côtés. Julien part à droite, je prend à gauche. Un coup le long de la berge en avançant, un coup en travers plus au large. Il nous faut battre du terrain pour trouver des brochets actifs.

Ma berge n'est ensuite plus facilement pêchable. Il y a de nombreux arbustes. Je lance de façon à ce que ma cuiller puisse longer la palplanche. Mes lunettes polarisantes me permettent de la suivre du regard dans ses eaux couleurs thé. Une fois à mes pieds, j'arrête de mouliner quand la bannière atteint la longueur de la canne et je fini le coup en reculant la canne. J'ai alors le bonheur de voir un brochet jaillir du fond et prendre ma cuiller. J'ai la lucidité de ne pas ferrer pour lui arracher la cuiller de la gueule ma t'attendre le poids sur la canne pour appuyer le ferrage.

J'avance alors le long de la berge pour sortir de la végétation et conserver le contact. Il en profite pour gagner le large. Je le laisse faire car les combats à courte distance sont plus risqués. Un angle fermé entre le poisson et la canne sont plus traumatique pour le fil. Il vaut mieux qu'il soit ouvert car on peux encore baisser la canne en cas de départ violent.

Julien court pour me rejoindre.

Il se fatigue et je peux m’asseoir sur la berge afin d'être à sa hauteur et l’attraper.

Victoire ! Je laisse échapper mon cri de guerre.

Nous faisons une série de photo de ce succès commun.

Je le mesure : cinquante sept centimétres. Il est nettement plus petit que celui de julien mais plutôt gros et enragé. Il ouvre la bouche tout le temps et se débat sans arrêt. Nous devons faire une grande série d'image pour en avoir une correcte.

Sa robe est très foncée comparée aux brochets de mon marrai.

Vient ensuite le temps de sa remise à l'eau. Au revoir petit !

Le bonheur est complet ; nous avons pris un poisson chacun. Il nous reste trente minutes avant l'arrivée de la nuit.

La pression retombe. Autre tape pour moi mais il ne se pique pas. Je relance, il me fait encore un beau remous mais ne touche pas le leurre. Ils connaissent la musique et c'est encore un beau refus. J'ai beau changer de leurre mais il ne remonte plus.

Touche aussi pour Julien. Sa canne est bien pliée. Je cours à mon tour pour le rejoindre sur l'autre berge. Arrivé à sa hauteur, il m'annonce que c'est une belle brème qui est ferrée. Flûte, il a cru à un très beau brochet ! Elle se décrochera plusieurs minutes après.

Il est maintenant dix-sept heure. La nuit tombe vite et le froid se fait maintenant sentir.

Il est temps de rejoindre la voiture.

Nous rangeons les cannes et les sacs. Nous enlevons une partie de nos chauds vêtements de pêche afin d'être plus à l'aise et rentrons.

Nous avalons les trois heures de route, ravis de cette petite victoire en discutant.

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