une truite de mer de 60 cm à la mouche dans mon petit fleuve favori
Ces derniers jours étant chauds et ensoleillés, je me décide enfin a faire mon premier coup du soir dans mon petit fleuve favori.
J'arrive sur la rivière vers dix-neuf heures trente. Il fait beau et chaud. Pour la première fois, je garde mes sandales et mon short.
Je prend ma canne à mouche, mon lancer. Je range mes diverses boites dans mon sac à dos et je rejoins le plus beau pool. Le vent est faible et les vaches broutent nonchalamment à mon passage.
La rivière est calme, elle est seulement animée du vol des insectes. J'avais oublié ce moment chaleureux des coups du soir.
Je commence à la mouche mais elles n'intéressent personne.
Je peigne également au poisson nageur mais je n'ai pas plus de succès.
Je descend sur le bas du parcours. Un agriculteur fini de faner. Sa botteleuse avale l'herbe et dépose ensuite de grosse balles rondes. Cela sent bon le foin. …
Pas de touche sur les premiers postes.
Je change pour une cuiller mais je n'ai pas plus de succès sur les postes suivants.
A vingt et une heure trente, je suis bredouille. Il ne fait plus aussi chaud. Je retourne à la voiture pour mettre mes bottes et mon pantalon. J'enfile aussi mon pull.

Je suis de retour sur le plus beau pool juste au couché du soleil qui correspond juste à l'heure légale.
Je n'ai pas eu de touche en deux heures de pêche. Il me reste trente minutes ? C'est quitte ou double. Je décide de finir à la mouche.
Je lance mon train de deux mouches vers le milieu du poste. Je tricote doucement afin de laisser aux mouches le temps de descendre en gardant le contact.
Rien sur le premier lancer. J'avance de cinq pas et lance à nouveau. C'est plus profond à cet endroit et je tricote dix secondes avant d'animer légèrement plus vite que le courant. La belle de la bute ne réagit pas.
J'avance encore et cette fois mes mouches tombent sur le haut du poste. Je fais un mending à gauche afin que la soie suive la veine du courant. Arrêt au niveau de l'aulne. Ferrage, pendu ! Yes !

C'est lourd et elle tient le fond. C'est donc une belle !
J'avale la soie lovée à terre grâce à à mon moulinet démultiplié. Elle tire toujours autan, quel pied !
Avant qu'elle ne remonte, je peux voir le flanc d'un poisson d'environ soixante centimètres. Elle me fais alors une série d'aller et retour avant de fatiguer. Je m'approche de la berge pour faire les premières photos.

Je viens de prendre ma première truite de mer en coup du soir. Je laisse échapper mon cri de guerre !
Je peux alors la mesurer : soixante centimètres.
Je la pèse, deux kilo et trois cent grammes.
Je fais ensuite un prélèvement d'écaille pour son suivit scientifique.
J’entends marsouiner sur le haut du poste. Je tourne la tête et peux voir un gros remous. Elles sont bien actives après le couché du soleil. …
Je peux maintenant la laisser repartir.

Au revoir ma belle.
Il est 22h20, c'est la fin des trente minutes après l'heure légale.
C'est une sortie parfaite, premier coup du soir sur mon fleuve favori et je prend une belle truite de mer à la mouche.
Le bonheur est complet.
Je rejoins la voiture en regardant les étoiles qui commencent à apparaître.
Je viens de réaliser un autre de mes rêves. …