Deux brochets de 57 et 69 cm dans les marrais du Calaisis (62)
Après ma demie journée de travail, sachant que la fermeture du carnassier est dans quelques jours, je décide de me faire plaisir sur une de mes rivières favorites à la recherche d'un de mes poissons favori.
Je commence sur le dernier pont de la partie aval. Le brochet relâché quelques semaines plus tôt ne bouge pas. L'eau est basse et claire. J'ai monté un Rapala articulé de 9 cm couleur brochet. Qui ne déplacera pas trop d'eau et ne sera donc pas trop agressif au niveau du volume ni au niveau de la couleur.
Rien sous le pont plus en amont. …
Je reprend la voiture pour tenter plus en amont.
Je commence à la jonction avec un wateringue. J'y ai déjà pris un beau de soixante-quinze centimètres il y a quelques années. Je lance vers l'amont, ramène lentement, rien. J'avance, lance à nouveau, toujours rien. Je franchis le wateringue mais avant de changer de poste, je fait un dernier lancer à revers. Je ramène alors plus lentement, le courant appuyant aussi sur la palette. A deux mètres de mois je peux voir un très beau brochet monter et gober le petit poisson nageur. Ferrage. Un violent combat s'engage. Je ne vois plus le poisson nageur. Seul le fluorocarbone sort de sa gueule pavée de centaines de dent. Je suis inquiet et décide d'écourter le combat. Je le bride le plus possible en faisant jouer le frein à son maximum. Je contre systématiquement chacun de ses départs, fais avorter toutes ses chandelles en baissant la canne et l'amène en quelques minutes au bord. Je m'en approche rapidement et pince difficilement les doigts derrière sa grosse tête. Je peux alors faire des photos.
Je suis enchanté ! Les relâcher leurs permettent de grossir et d'offrir de plus belles prises. …
Adieu mon beau. …
Je poursuis et continuant de pêcher les postes les plus marqués. Rien sur le virage plus en amont.
Le vent fort perturbe les lancers. Mon leurre est souvent plaqué contre la berge. Je suis obligé d'en tenir compte mais il peut être soit plus puissant soit pas assez. Cette fois le vent à entraîné la bannière conte le fil barbelé de la berge opposée. Je sort mon décroche-leurre pour tenter de récupérer le leurre. J'y parviens au bout de la énième tentative. Je coupe ensuite le fil et refait mon montage.
Le vent rend les températures froides, Le froid s’immisce par tous les interstices. J'essuie mes mains et enfile mes mitaines avant de reprendre ma traque.
Rien sous les saules plus en amont. En aval de l’abreuvoir, Alexandre en avait touché un qui avait taper sur le leurre sans jamais j'y piquer. … Je lance, ramène lentement, touche ! J'appuie le ferrage et une belle défense commence. Il se défend comme un beau diable. Génial, j'adore ce poisson qui ne lâche jamais rien.
Je peux faire quelques images.
Il ne me laisse pas le temps de prendre d'autres images en mettant un coup de queue dès que je l'ai décroché pour le mesurer. Je n'aurais donc pas non plus de vidéo. Il mesurait cinquante sept centimètres.
Le vent est de plus en plus fort. Il créé maintenant des vagues de plus de dix centimètres. Ces vagues clapotent contre les berges et troublent l'eau qui devient fortement teintée. Je n'ai plus de touche sur le reste du parcours.
Je rejoins la voiture pour tenter plus en aval. L'eau est encore très teinté et je n'ai pas de touche sur les postes où je connais un poisson. Un chasseur viens me voir et me conseille de me tenir éloigné des huttes. La discussion s'engage et il peut voir que je ne suis pas hostile. Nous repartons chacun de notre coté à la recherche de nos rêves. Rien non plus au niveau des saules pleureurs où j'en ai relâché un cette année. L'eau est basse et dans ce cas-là ils ne sont plus mordeurs. …
Une gerbe de couleur me surprend ! Je dérange un faisant sur le dernier parcours amont. Il avait aussi surpris Alexandre la semaine dernière. Il est 16h30, je commence a avoir froid. Je dois commencer à fatiguer. Je décide de passer chez mon détaillant qui porte bien son nom, Au Bonheur du Pêcheur.
Je suis ravis de cette dernière sortie au brochet de la saison. Elle m'a permit de prendre mon plus beau brochet. ...