Trois farios dont une de 34 cm et une truite de mer de 73
Fred souhaitait découvrir le Crembreux dont je lui avait parlé depuis plusieurs semaines.
Le temps étais gris et bas et le vent moyen de Nord. J'avais pris ma six pieds et Fred une 8'.
Nous avons commencé par le bas du parcours en sèche. J'ai monté un sedge noir en chevreuil et tag orange. Ils fonctionnent bien sur ce ruisseau en cette saison. Nous voyons un premier gobage. Pas un bruyant d'une truitelle mais plus le marsouinage d'une belle. Fred commence avec une fourmis rouge-orange en mousse. Il commence mais son imitation coule dans ses eaux rapides.
Je tente le coup, la belle prend l'imitation au deuxième passage mais je casse au ferrage. Quel nul ! …
Fred a changé sa mouche et la tente sans succès.
Je monte un autre sedge mais casse sur un faux lancer. … Mon douze centième n'est pas adapté, je le change pour du 14.
Je me place dans la veine et lance. Ma soie naturelle est ici bien adaptée et épouse parfaitement les courants en limitant le dragage.
La belle n'est plus là, je monte sur le poste immédiatement en amont. Lancer, la mouche dérive, son toupet de mousse orange se voit bien pendant la dérive. Gobage discret, ferrage, pendu. Yes, c'est une belle fario qui se défend bien au bout de mon petit fouet. …
Je fais une série d'image avant de la relâcher. Au revoir ma belle. …
Nous alternons comme cela les amortis et rapides. Nous prendrons cinq poissons, que de belles farios sauvages. …
Nous arrêtons vers 16h45.
Le temps est propice à la pêche à la truite de mer et malgré la bredouille de ma dernière sortie, j'avais eu un refus, touché une belle et prise une petite lors de la sortie précédente. Elle sont donc là et je décide d'y aller.
Je rejoins le milieu du parcours et je commence à la mouche. Le pool est dégagé, pas d'herbe en surface et mon train de mouche peux évoluer correctement. Malheureusement, le deuxième lancé atterri contre ma berge. Le vent est de travers et rabat la soie. Je décroche et lance en appuyant sur la gauche mais les mouches atterrissent sur la berge de gauche. Je décroche mais le quatrième lancé arrive sur les colza. … Trop complexe pour la mouche. Je replie mon fouet, le range dans mon sac et passe au lancer. Je lance le Chubby mais il n'intéresse personne sur ce poste. Je peigne le poste suivant à la cuiller n° 2. Rien non plus. J'arrive sur le très bon pool où j'ai déjà pris plusieurs truites de mer. Je fixe un Rapala Countdown de 7 cm et lance près de la berge d'en face. Je ramène mais mon moulinet se prend dans les fleurs de colza. Coup de fusil, ferrage mais elle se décroche car je me suis battu avec mes emmellages. … Grosse monté d'adrénaline, j'en suis tout tremblant et déconfit. …
Je relance mais rien sur la fin du poste. Le milieu du poste est très encombré par des déchets verts flottant. Je lance en amont du poste, dès le deuxième lancer, une truite de mer d'un peu plus de 50 suit mais s'enfuit dès qu'elle me voit. … Je lance en me rapprochant de plus en plus des déchets. Dernier lancer, en tentant de poser à raz du nuage de déchet. Je laisse le courant emporter le poisson nageur sous les herbes flottantes, je reprend contact et anime en relevant la canne et BOOM !
Grosse touche ! … Ferrage, pendu à du très lourd ! …
Elle part de-suite vers le haut du pool et m'y fait une belle chandelle. Je peux voir que c'est une magnifique truite de mer de plus 70 cm ! … Elle m'a fait tout cela en prenant du fil sur le moulinet, qui est donc bien réglé. J'avais enlevé les deux dernier mètres du Nonofil donc le fils ne devrait donc pas poser de problème. Elle descend vers le fond du poste en passant devant moi avant de faire une nouvelle chandelle en fin de pool. C'est plusieurs kilos de muscle qui s'abattent en éclaboussant la moitié du poste et repartir en trombe. Elle passera aussi sous les déchets qui seront (heureusement) flottant. Elle n'ira pas se réfugier sous les racines de l'aulne mais remontera le courant pour changer de poste. … Les deux autres grosses m'avaient elles aussi fait ce manège. Je longe la berge pour la suivre et rester au plus près afin de tenter de la contrôler. Au bout de plusieurs minutes, vraisemblablement une dizaine, elle commencera à fatiguer.
Ne pouvant descendre sur cette berge je décide de retourner dans le pool où l'accès à l'eau est plus facile. Je prend le risque qu'elle retourne dans le fond du poste, ce qu'elle fera mais je la contrerai facilement. Je peux alors pousser mon cri de joie. …
Je lui aménage une petite cuvette dans les myosotis qui essaient de coloniser le lit de la rivière pour faire une série d'image. …
Je prend l'antique mètre à ruban. Il accuse 73 cm. Je suis enchanté. C'est une vrai grosse ! …
Je refais une autre série d'image en tentant d'en faire en subaquatique. …
Il me faut la peser, je sort le peson de mon sac, sort un gros sac plastique je j'utilise généralement pour ramasser les déchets. 5,5 kilo ! … C'est la plus grosse que j'ai jamais prise. La plus grande l'année dernière (76 cm) pesait 4,9 Kg ! …
Je refais d'autres photos. …
Je tente ensuite une série d'image du pêcheur et du migrateur. …
C'est correct. …
Avant de la relâcher je me rappelle que j'ai une enveloppe de prélèvement d'écaille à renvoyer à l'ONEMA. …
Je peux enfin lui rendre la liberté. …
Au revoir ma belle. …
Il est 18h30, j'envoie des SMS à plusieurs potes. …
Je suis sur un petit nuage. …






