St Trica parcours aval
Je me suis garé dans une entrée de champs. Je me suis équipé : polaire, waders, parka et j'ai vissé mon chapeau en dépliant les oreillettes. Je me suis engagé dans le champs puis j'ai rejoins la rivière. Déception : l'eau était limpide. Très peu de fond : 10 à 30 cm et beaucoup d'algues. J'ai déplié ma canne, vérifié les triples de mon 9 cm articulé couleur perche fétiche et j'ai commencé a peigner. Lentement afin qu'il ne descende pas trop dans les herbiers. Quelques mètres plus bas j'ai fait fuir un sifflet de 30 cm qui était près du bord. Même topographie sur plus d'un kilomètre. Il fallait ensuite se faufiler entre la rivière et un barbelet ... Nouvelle galère... J'ai comme cela déranger 8 petit brochets. Une vraie pépinière. C'est très prometteur ... J'ai enfin pu peigner le kilomètre suivant qui était plus profond. Le ciel était encore plus bas et le crachin tombait sur ce paysage de grisaille. Je choisissait de franchir la cloture et de pêcher en surplomb. Les bras le barbelet. Vive les mètres de la canne ! ... Toujours rien malgré de bons postes... Décidément cette partie de parcours ne m'enchantait pas ... Sur le kilomètre suivant fin des clotures. Je sursaute à cause d'un coup de fusil. J'étais non loin d'une hute de chasse... Ayant déjà pris une décharge j'hésite à m'engager sur le champs. J'entends un grelot de chien puis un deuxième coup de fusil qui s'éloigne. Je franchis le watergang et je fait la partie suivante en courbe et transparente bien que plus profonde. A part deux petits apeurés, rien. ... Grand pont et beau poste mais une poule d'eau gâche tout ! ... J'ai vraiment la guine ...
Je franchis le pont et prend le temps de m'arrêter au pied du cours d'eau. Je sort ma bouteille, m'assois et je regarde le paysage : La gare Eutonunnel au bout du paysage, un grand près sur la gauche (sans cloture). À droite des friches puis une entreprise de palette. Fin du parcours probablement sous un pont juste avant la gare de fret. Quelle sale journée. ... Xavier m'avait dit : « l'essentiel et de progresser ». Sur ces trois heures j'avais régressé. Il était 16h00, par ce temps gris le soir venait il me restait encore a rentrer, retraverser toutes ses clotures, ses champs, bredouille. ...
Je ravalle une goute de coka, et puis NON, toute la semaine je pense a cette partie de pêche, maintenant que j'y suis, j'y reste et je m'accroche. Je relance mon poisson nageur. 50 mètres plus en aval : trrllll ... Un petit brochet d'environ 20 cm. J'étais ravi, la relève a la nia que ! ... J'ai bien sûr beaucoup pensé à Xavier et son brocheton qui m'avait bien fait rigolé. Cette fois ci j'étais heureux, je sauvais la bredouille, je reprennais la main.
Je l'ai photographier puis remis à l'eau le plus vite possible.
Plus bas, en face d'une petite écluse au moment où le Rapalla à touché l'eau un brochet s'en ai saisis. J'ai ferré dans la foulé au lieu d'attendre le poids sur la canne et je l'ai raté . ... J'ai pris le temps d'avancer, de relancer et je l'ai repiqué au même endroit : 40 cm. Je pose ma canne laissant le brochet à l'eau et décroche mon sac, sort mon appareil photo, enlève mon chapeau mes lunettes et ... Le brochet était repartis ! ... Celui-là n'aura pas beaucoup stressé. ...
Je commençait a y re-croire. Quelques mètres plus bas nouvelle touche. Plus lourd cette fois. Je ferre plusieurs fois et il commence son ballet de chandelle, il prend du fil, remonte au dessus ce qui me permet de voir qu'il avait engamé mon 9 cm favoris. Je me rapproche de l'eau, prend mon épuisette et le guide doucement vers l'épuisette. Je le met au sec : victoire ! ... 62 cm ...Après avoir penser à augmenter ma maille à 65 sachant que je venais de remettre à l'eau deux brochets plus petits et que les brochets se mangent entre eux, il était en plus bien dodu. Je décidais donc de le garder. J'ai sortis mon pied, posé l'appareil photo et fais une série de cliché.
Le jour déclinait mais j'ai continué à peigner les derniers mètres. Nouvelle touche, il fait volte face et se décroche. ... Je relance, le retouche mais il se décroche à nouveau. ... L'euphorie ? La luminosité déclinante ? Je ne l'ai plus retouché. Je suis encore descendu et j'en ai touché un cinquième ! ... Trois secondes plus trad plus rien malgré un ferrage appuyé. Ha les dents des brochets ! .... J'étais sur un petit nuage quand le téléphone a sonné : Il faisait quasiment nuit et Nadège venait aux nouvelles ! ...
J'ai retraversé chaque champs, franchis les nombreuses clotures heureux ! ....

