Mon frère Xavier est venu me rejoindre sur notre lieu de vacances en Dordogne (24).

Levés à six heure, nous avons déjeuné en discutant sur les options possibles.

Je pêche sur la Vézère depuis un mois et j'ai pu comprendre que les perches réagissaient bien au petits poissons nageurs de cinq à sept centimètres. Je le choisissais flottant, intermédiaire ou plongeant en fonction de la profondeur des postes.

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L'ultra-léger est l'ensemble le mieux adapté à cette traque des percidés.

Je lui propose de l'emmener en canoë.

Nous avons embarqué des lancers ultra-légers et légers ainsi que tous les leurres adaptés à cette pêche. L'éclairage public nous permet de mettre à l'eau devant la maison.

Pendant que je pagaie vers le pont vieux, Xavier commence le montage de sa canne.

L'air est frais. Les premiers coup de pagaient me réchauffent.

Le canoë glisse en silence sur l'onde. La ville est endormie. Je place rapidement l'embarcation de façon à ce que la première pile soit à porté de lancer. Xavier s'exclame de repérant de-suite un banc de perche éclairé par les lampadaires ! N'aillant pas fini de monter sa ligne je lui tends ma canne. Il lance sous la première arche et mouline lentement en animant de petits coups de scion. Touche dès le premier lancé, c'est l'euphorie ! … Xavier assure sa prise. C'est une belle perche qui défend chèrement sa peau ! Avant que sa fragile mâchoire ne cède, il l'embarque.

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C'est une belle de vingt six centimètres !

Nous sommes enchantés.

Nous en profitons pour faire une image de ce premier bonheur partagé.

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Je met la perche dans la bourriche flottante pendant que Xavier lance à nouveau.

Une fois le filet immergé, j'oriente le canoë de l'autre coté de la pile du pont. Xavier lance sous l'arche et ramène par a coup.

Je monte son ultra-léger en fixant un brin de trente centimètres de fluorocarbone de vingt centièmes.

Il a rapidement une autre touche. Au ferrage, c'est déjà plus lourd. Ça tient le fond, je peux voir sa petite canne complètement pliée. Je le bombarde de conseils dont il n'a pas besoin car il a aussi une grande connaissance de la pêche. C'est l'adrénaline qui monte aussi chez moi ! Le gros poisson vient sur plusieurs mètres puis ce décroche ! Il n'a même pas pu le décoller du fond. Ce devait être un gros spécimen !

Xavier pousse un juron qui résonne sous l'arche. Dommage !

Nous polémiquons sur les possibilités pendant que je termine de monter sa canne. Je lui demande ses boites de petits leurres pendant qu'il lance à nouveau. Je lui indique un petit arbre noyé par la crue.

Il y prend un hotu d'environ vingt cinq centimètres. Il l'a pris sur le micro streamer monté en potence.

J'ai fini de monté ma ligne et peux lancer mon micro-crank bait de trois centimètres qui fonctionnait si bien l'année dernière. Cette année leurs résultats n'ont pas été aussi bon et je veux confirmer cette désaffection.

Quelques coups de pagaies permettent au canoë de rester stable dans le faible courant.

Le jour s'installe.

Pendu ! Cette fois c'est plus petit et la zébrée rejoint vite le canoë. Elle ne mesure que 23 cm.

Xavier à une autre touche. C'est à nouveau une belle perche de vingt sept centimètres.

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Nouvelle série d'image avant, elle aussi, de la placer dans la bourriche.

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Plus de touche sous cette arche. Je déplace le canoë afin de permettre à Xavier d'arriver sous l'arche suivante.

Tilititit, tilititit, nous entendons le martin pêcheur mais dans le jour naissant, avec sa robe bleue foncée, nous ne le voyons pas.

Pendant que je cherche en pleine eau, Xavier « lèche » les piles du vieux pont romain. Ayant cette fois un partenaire, je cherche à confirmer le bon choix du petit minow de 6 cm, intermédiaire.

Une nouvelle touche ne tarde pas. Après un combat honorable, c'est une cinquième perche de vingt neuf centimètres qui rejoint le bord.

Plus rien sous cette pile. Le canoë glisse vers la suivante.

Quelques voitures commencent à circuler, la ville s'éveille avec le jour.

Xavier insiste mais pas d'autre touche.

Je n'ai pas non plus de touche malgré que je change plusieurs fois de forme et de couleur de poisson nageur. Cela me confirme que c'est bien le le petit poisson nageur de six centimètres intermédiaire qui fonctionne le mieux. Les carnassiers s'attaquent aux alevins de l'année.

Je le guide à raz du quai. Il y a souvent des chevaines à l’affût. Rien le long de la pile ; le canoë affleure lentement le haut mur. Xavier est maintenant dans l'axe du quai. Son poisson nageur tombe à quelques centimètres du mur, sous la pile. Ce beau lancé est récompensé par une touche. Défense nerveuse et rapide, c'est un chevaine de vingt sept centimètres.

Nous lui tirons le portrait avant de le relâcher.

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Pas de perche.

Le soleil perce maintenant l'horizon, la lumière est splendide. Nous en profitons pour faire plusieurs images.

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Xavier me tire le portrait en me « prêtant » une des perches de la bourriche.

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La lumière est splendide !

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J'emmène Xavier Vers un embâcle plus en amont. J'y avait l'année dernière pris un beau brochet de quatre-vingt sept centimètres. J'y ai pris cette année plusieurs perches.

Rien cette fois. Les perches étaient ce matin sous les piles de pont à l'aplomb des lumières.

Comblé de ce coup du matin réussi, nous décidons de rentrer, enchanté de cette réussite et de ce beau moment de partage. ...