Après un premier essais à la perche concluant en ruisseau je décide d'aller tester cette Iprimi dans la rivière de Hames. J'ai pu, lors de précédentes sorties, y toucher plusieurs brochets et je voudrais bien la tester avec un poisson plus conséquent.

Le temps est gris et bas.

Je décroche mon leurre souple de l'accroche-leurre situé au dessus du talon. Il est placé sous le blank. Je l'aurais préféré dessus, cela permettrait, une fois le leurre fixé, d'avaler la ligne avec le moulinet sans que cette dernière ne s'y emmêle.

Le premier poste après le pont est plus profond. Je lance vers l'aval. La petite chevrotine permet à mon montage d'évoluer plus creux où doivent se trouver les brochets en ce début d'hiver. Je ramène lentement. Le beau touché lors des précédentes sorties n'a pas bougé. Je continue de mouliner lentement. Éclair sur l'arrivée du courant. Un petit gobe mon leurre. J'appuie le ferrage. La canne est complètement pliée. Mon moulinet Iprimi 1000 permet de garder le contact facilement. Ma fine tresse de huit centièmes le tient facilement en respect. La souplesse de la canne gomme toutes les maladresses, le contact reste permanent. Je peux le ramener et faire les premières images.

Je le relâche ensuite.

Quel plaisir de les voir repartir rejoindre leur poste. Merci petit !

Ravi de cette première prise, je vais tenter le parcours en amont du pont.

J'ai une touche mais c'est un brochet encore plus petit qui manque le leurre.

Je reprend la voiture pour rejoindre le parcours quelques kilomètres plus haut.

La famille des foulques sont toujours là. J'aborde le poste lentement afin de les laisser aller se cacher sans qu'ils ne fassent un raffuts du diable qui alerterait tout le monde.

Juste au dessus du pont il y a un beau poste, plus profond. Je commence au poisson nageur. Rien en passant au milieu de la petite rivière. Je lance plus à gauche. Touche, je ferre mais dans le vide. Depuis que j'ai relâché ce poisson de soixante et un centimètre, je le touche quasiment à chaque sortie, sans pouvoir le reprendre. Il m'a congratulé d'un beau remous. Je tente d'autres lancers mais il ne remonte pas. Il connaît la musique. Je lance plus à droite mais rien non plus.

Je change pour une cuiller. Je lance droit. Rien. Je tente à gauche mais le beau ne bouge pas non plus. Je tente à droite. J’accélère pour passer la ronce qui fini sa descente dans le ruisseau. Attaque au moment ou la cuiller passait l'obstacle. Je le manque ou bien c'est lui qui la manque.

Je relance légèrement plus à gauche afin de passer plus au large. Bingo, pendu ! Là encore, mon ultra-léger encaisse facilement ses coups de tête mécontents.

Je descend dans l'eau pour faire une série d'image.

Les couleurs de l'ensemble canne plus moulinet sont en parfaite harmonie.

Lui aussi je le laisse repartir.

Il est seize heure. En cette fin d'après midi du premier jour de l'hiver, la luminosité commence à décliner.

La température qui n'était que de neuf degrés, selon ma voiture, décline encore. Je n'ai pas bien séché mes mains après ma dernière prise. Je suis obligé de m'arrêter pour les réchauffer, en bougeant mes doigts dans les poches de mon épaisse polaire.

Je vais tenter le bas du parcours.

Je n'aurais pas d'autre touche. Le pic d'activité se situait classiquement avant 16h00.

Il est dix-sept heures, la température chute encore à l'arrivé de la nuit. Je décide d'arrêter et de rentrer.

J'ai réussi ma pêche, je suis content.

Mon ultra-léger, Daiwa Iprimi Presso tient des poissons de plus de cinquante centimètres. C'est une deuxième satisfaction.