Me voilà de retour sur la Vézère au Niveau de Terrasson Lavilledieu en Dordogne. Cette rivière chargée d'histoire et de préhistoire a été le berceau de l'homme de Neandertal. Je pense régulièrement à nos ancêtres qui y pêchent depuis des dizaines de milliers d'années.

Lors de mes précédentes vacances, j'ai été bredouille lors de mes quatre sorties d'une heure. J'étais partis chercher les perches à l'ultra-léger et je n'ai pas réussi à les trouver ni à la cuiller, ni aux poissons nageurs. Les quelques essais aux leurres souples n'avaient rien donné.

Je souhaitais cette fois, mettre à profit mes précédentes victoires en finesse à la perche grâce à mon ami Julien.

Je prend donc mon ultra léger, mes boites de leurre et je part sur le petit bras de rivière qui passe juste devant chez moi. Mes lunettes polarisantes me permettent de voir de nombreux chevaines. Je monte un leurre souple de cinq centimètres directement sur la fine tresse de six centièmes. Après plusieurs lancés sous le pont, je peux prendre un beau chevaine de trente deux centimètres.

Enchanté de cette rapide prise, je fais plusieurs photos avant de le remettre à l'eau.

Je lance en aval du pont. J'y ai repéré plusieurs grosses pierres.

Je peux regarder mes animations. C'est très formateur. Touche, ferrage. Bingo ! C'est une petite perche de seize centimètres. Je tente une photo.

J'expédie mon micro-shad au même endroit et peux voir qu'une autre, plus belle le suit. Les animations saccadées les attirent mais elle peine à l'engamer. J'arrête les animations. Je laisse descendre et elle prend. Yes ! Cette fois je peux faire des photos coté ville. C'est du pur street fishing !

 

Rien de plus, je tente plus en amont du pont, sous les branches basses. Rien au premier passage. J'accroche dans les branches au suivant. Petits balanciers pour décrocher. Ces petits leurres équipés d'un hameçon simple se décrochent facilement. Il me faudra plusieurs passages pour avoir une nouvelle touche. Cela se défend plus franchement avant de mollir. C'est un autre chevaine.

Ce que cette pêche fine est marrante !

Nouvelle série d'image avant de lui rendre sa liberté.

Une fois un chevaine pris, les autres sont en alerte et ne mordent plus. Je dois donc avancer.

Je découvre comme cela le petit bras de rivière. Il est fait d'une succession de petits radiers et de postes plus profonds. Pas d'autre perche au pied des souches des immenses marronniers.

La bordure est recouverte des feuilles de cet automne, c'est très glissant. Je me retrouve comme cela une botte à l'eau. Heureusement que ce n'est pas très profond.

Nouvelle touche plus en amont sur un radier. C'est un autre chevaine de trente centimètres qui prend la pause.

Je le relâche avant de poursuivre.

Un martin pêcheur qui était caché dans des bambous, file droit après avoir poussé son gris strident.

Ce bleu électrique est magnifique !

Lors de mes animations sous les bambous, je perds de vue mon shad Berkley. Je ferre, pendu ! Cette fois, c'est plus conséquent. Et je peux mettre au sec un plus beau chevaine de quarante et un centimètres.

Je suis ravi de cette pêche en finesse. Elle est vraiment bien adapté à ce petit cours d'eau.

Je continue de remonter. Je peux alors voir un banc de plusieurs millions de poissons blancs. Je lance espérant que des carnassiers seraient en attente dessous mais je ne réussi qu'à ferrer un pauvre gardon. Dépassant le banc qui s'étire sur plusieurs centaines de mètres, je poursuis plus en amont. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu autant de poissons réunis en banc aussi compact. Impressionnant !

Je touche au autre chevaine de trente trois centimètres. Je tente une image façon nature morte.

Les nuages se dissipent. Le soleil fait quelques timides apparitions.

Le micro-shad de cinq centimètres fonctionne très bien, je suis à huit poissons en quarante cinq minutes. Je décide d'essayer un One Up, également de cinq centimètres, gris.

Il fait mouche sur le poste suivant !

Je profite de ses nouvelles couleurs pour faire une belle photo.

Je prendrai un dixième poisson pendant l'heure que je m'étais accordée.

Lui aussi je le relâche.

Je rentre enchanté !

J'ai réussi à transposer la pêche en finesse sur un cours d'eau inconnu. Cela faisait des années que je cherchais à maîtriser cette technique.

Dans les jours suivants, je parviendrais sur six sorties à ne jamais rentrer bredouille.

C'est une belle revanche sur les vacances précédentes. ...